Abécédaire · Le #PIC et l’UPR : une comparaison loyale

Le #PIC et l’UPR : une comparaison loyale « Qui est le meilleur, le #PIC ou l’UPR ? » La question nous arrive chaque jour depuis que nous assumons la sortie des traités européens. Elle est légitime. Elle est aussi mal posée : ni l’un ni l’autre n’a encore rien gagné, et le seul juge qui compte, le peuple, ne s’est pas prononcé. Nous lui préférons 3 questions plus utiles : qu’est-ce qui nous rapproche, qu’est-ce qui nous distingue, et que pouvons-nous faire ensemble ?

Une précaution, avant tout. Le programme présidentiel de l’UPR pour 2027 n’est pas encore publié ; son site l’annonce « prochainement ». Nous comparons donc avec celui de 2022, le « programme de libération nationale », et avec les pages de fond de l’UPR. Ses positions ont pu évoluer, et cette entrée sera revue dès la parution du nouveau programme. Nous comparons des mécanismes, jamais des personnes ; et là où nos sources se taisent, nous écrivons « nous n’avons pas trouvé », jamais « ils n’ont pas ».

Ce qui nous rapproche est considérable, et nous le disons sans gêne. Depuis sa fondation, le 25 mars 2007, l’UPR pose la question européenne que presque tous esquivaient, avec 19 ans de constance. Elle veut, comme nous, sortir de l’Union européenne et de l’euro par la voie légale de l’article 50 ; créer le référendum d’initiative citoyenne ; soumettre au référendum toute révision de la Constitution ; interdire les transferts de souveraineté qui ne soient pas « strictement limités dans leur objet et dans leur temps » ; remplacer le Conseil constitutionnel ; combattre la concentration des médias, les conflits d’intérêts et le recours abusif aux cabinets de conseil. Son candidat s’engageait même, en 2022, à remettre son mandat en jeu si, à mi-parcours, 14 de ses 27 engagements n’étaient pas tenus : une manière de répondre de sa parole que nous respectons, parce qu’elle rejoint notre engagement devant notaire.

Là où nous allons plus loin, c’est d’abord dans les institutions. L’UPR revendique elle aussi la souveraineté du peuple ; nous n’en tirons pas les mêmes conséquences. Son programme de 2022 rétablit le septennat. Notre Constitution supprime le chef unique et confie l’exécutif à un Conseil des Sept, collégial et révocable, dont la présidence, honorifique, tourne chaque année. Dans son programme de 2022, le RIC tient en une ligne ; chez nous, c’est une mécanique complète, avec une Agora citoyenne de 7 777 citoyens tirés au sort, des Formulateurs qui vérifient la loyauté des questions, 4 votations par an et 8 matières soumises d’office au référendum obligatoire. Et la sortie elle-même : votée par le peuple, datée, verrouillée, l’épargne garantie dans la Constitution.

Là où nous pensons être plus efficaces, c’est la stratégie, et nous le disons avec prudence. Porté seul, le combat de la sortie a jusqu’ici plafonné autour de 1 % des suffrages. Nous posons donc 2 questions le même jour, la Constitution et la sortie, pour que chacun puisse adopter l’une sans craindre l’autre ; et la sortie votée est protégée par un cliquet : ce que le peuple a voté, lui seul le défait.

Là où l’UPR est plus claire, ou plus convaincante, nous le reconnaissons avec la même franchise, parce que c’est ce qui rend une comparaison crédible. Son message tient en une ligne : « Triple libération : Union européenne, Euro, OTAN ». Son programme chiffre ses mesures sociales, là où nous préférons poser des questions au peuple. Il tranche la sortie de l’OTAN, que nous soumettons au vote. Il propose d’inscrire dans la Constitution l’incessibilité du siège permanent de la France au Conseil de sécurité, une idée que nous étudions. Chacun de ces points est pour nous un chantier, pas une gêne.

Reste la main tendue. Nous ne demandons à personne de se dissoudre en nous, et nous ne nous dissolvons en personne : nous convergeons, mais nous ne fusionnons pas sur commande. Nous proposons à l’UPR et à ses militants de coopérer sur des objets précis, le référendum d’initiative citoyenne d’abord, les parrainages ensuite. Nous souhaitons qu’elle existe, longtemps : la résistance finira par se coaliser, et elle aura besoin de tous ceux qui tiennent. Notre devise le dit mieux que nous : « Nous n’avons pas de concurrents, nous n’avons que des alliés » (Le darwinisme des idées).

Qui est le meilleur ? Le peuple le dira. D’ici là, nous avons mieux à faire que de nous disputer : lui rendre la décision, et si possible ensemble.

Pour répondre à ceux qui vous l’objectent, voyez l’Autodéfense : « Convergez ! Pourquoi ne rejoignez-vous pas les autres mouvements ? », « Le vrai sujet de cette présidentielle, c’est le Frexit », « Le RIC, d’autres partis le proposent déjà : pourquoi vous ? », « Vous allez diviser le vote et faire élire le pire », « Le #PIC s’allie avec n’importe qui ».

En 30 secondes

On vous dit : « L’UPR défend le Frexit et le RIC depuis bientôt 20 ans : la rejoindre serait plus rationnel. » Répondez :

1.Nous partageons l’essentiel de ses combats, et nous le disons sans gêne : la sortie de l’Union par l’article 50, le RIC, le référendum pour toute révision de la Constitution.

2.Notre différence est de méthode : la sortie votée par le peuple, datée et verrouillée dans une Constitution écrite d’avance, l’épargne garantie, et un pouvoir collégial plutôt qu’un septennat.

3.Nous ne fusionnons pas sur commande, mais nous proposons de coopérer sur des objets précis : le RIC, les parrainages. Plus il y aura de mouvements qui tiennent, plus vite la résistance se coalisera.

Pour aller plus loin

Comment nous comparons

Comparer 2 mouvements est un exercice où l’on triche facilement : on prend le meilleur de soi et le pire de l’autre. Nous nous imposons donc des règles, et nous les publions.

Les sources, d’abord. Du côté de l’UPR : son programme présidentiel de 2022, ses pages « Nos fondamentaux » et « Le Frexit », sa charte fondatrice, et 2 déclarations de campagne de 2017 rapportées par Public Sénat et Sud Radio. Du nôtre : la Constitution d’urgence et le reste du site, tels qu’ils sont en ligne au jour de cette entrée.

Les mécanismes, ensuite, jamais les personnes. Pas un mot ici sur les hommes, la vie interne des partis ou leurs querelles : ce qui se compare, c’est ce qui serait appliqué à la France.

Le silence des sources, enfin, n’est pas une preuve. « Nous n’avons pas trouvé » veut dire ce que cela dit, et rien de plus. Et le mérite passe avant la différence.

Cette entrée relève de la franchise radicale que nous pratiquons : nous sommes prodigues en critiques loyales, et nous attendons qu’on nous rende la pareille. Si un militant de l’UPR trouve ici une erreur, qu’il nous la signale en commentaire : nous corrigerons, et nous le dirons.

Ce qui nous rapproche

La sortie. Le programme de 2022 annonce, « en premier lieu », de « dénoncer juridiquement les traités européens, de sortir de l’UE et de l’euro ». Nous aussi, et par la même voie légale, l’article 50 ; jusqu’au jour de la sortie, la France en exécute les obligations de bonne foi, sauf en matière migratoire (Titre XVIII, article 7 et Titre X, article 2). Sa page « Le Frexit » démonte, article par article, les traités qu’elle veut quitter : une pédagogie que nous saluons. Toutes deux admettent aussi un contrôle des mouvements de capitaux, mais pas pour le même objet : l’UPR l’établit « immédiatement » pour mettre fin à l’évasion fiscale et aux délocalisations ; notre Constitution en fait une mesure temporaire de protection de l’épargne pendant la sortie, bornée dans le temps et soumise au peuple au-delà d’un an (Titre XVIII, article 9).

La démocratie. Le programme de 2022 propose de « Créer le Référendum d’initiative citoyenne (RIC) », d’« Imposer le recours au référendum pour toute future révision de la Constitution » et d’« Interdire tous les transferts de souveraineté à des institutions supranationales qui ne soient pas strictement limités dans leur objet et dans leur temps ». Les 2 premiers points sont, à peu de chose près, nos Titre I, article 6 et Titre XVIII, article premier. Sur le troisième, nous prenons un autre chemin : tout traité qui transfère, délègue ou partage une compétence passe par le peuple, quelles qu’en soient la durée et l’étendue (Titre I, article 7).

Le contrôle des pouvoirs. L’UPR veut « Remplacer le Conseil constitutionnel par une véritable Cour constitutionnelle composée de professionnels jugeant en droit, élus par les parlementaires pour un mandat non renouvelable de 12 ans » ; nous instituons une Cour de garantie démocratique qui réunit un collège de 9 juristes, élus pour un mandat unique de 9 ans, et un collège citoyen de 77 membres tirés au sort, le dernier mot revenant au peuple sur les questions politiques. Elle veut interdire « la concentration des médias dans les mains de grands groupes » ; notre Constitution plafonne à 30 % la part qu’une même personne peut contrôler dans chaque catégorie de médias d’information (Titre VI, article 6). Elle veut limiter le recours aux sociétés de conseil privées ; nous aussi (Titre XV, article 4).

La parole donnée. En 2022, le candidat de l’UPR s’engageait à remettre son mandat en jeu si, à la moitié de celui-ci, au moins 14 de ses 27 engagements n’étaient pas tenus ou en voie de l’être. Le nôtre signe, avant le scrutin, un acte devant notaire, irrévocable : soumettre la Constitution au peuple, et rendre le pouvoir s’il la rejette. 2 manières de dire la même chose : un élu doit répondre de sa parole.

Où nous allons plus loin

La souveraineté du peuple, dans les institutions. L’UPR en fait l’un de ses « Trois piliers structurants », avec l’indépendance de la France et l’intérêt des Français ; nous la plaçons, nous aussi, au sommet. La différence est dans les institutions qui en découlent, et c’est la ligne de partage la plus nette. L’UPR propose de « Rétablir le septennat pour le mandat du Président de la République, et passer la durée du mandat des députés de 5 à 4 ans, de sorte à assurer à la fois la stabilité de l’État et l’existence d’une vie démocratique nationale pendant le mandat présidentiel ». Notre Constitution fait un autre choix : elle supprime le chef unique, confie l’exécutif à un Conseil des Sept qui décide collégialement, dont chaque membre est révocable et dont la présidence, purement honorifique, tourne chaque année (Titre II, article 3). L’entrée La souveraineté populaire contre la souveraineté nationale explique pourquoi la seconde, sans la première, laisse le peuple en tutelle.

Le RIC. Chez l’UPR, il tient en une ligne du programme, et nous n’avons pas trouvé comment il fonctionnerait. Chez nous, il a ses organes, ses délais et son juge. L’Agora citoyenne, 7 777 citoyens tirés au sort, fait remonter les sujets (Les 7 777) ; les Formulateurs vérifient la loyauté et la clarté des questions (Les 777) ; les 77 garantissent la qualité du processus ; le peuple vote 4 fois par an ; 8 matières, des traités à la monnaie, sont soumises d’office au référendum obligatoire ; et un noyau intangible protège le pouvoir du peuple de décider et de se corriger.

La représentation. Un tiers au moins de l’Assemblée nationale tiré au sort ; le Sénat remplacé par une Chambre citoyenne entièrement tirée au sort ; le mandat impératif et la révocabilité des élus. Dans le programme de 2022, nous n’avons trouvé ni tirage au sort ni mandat impératif ; nous y avons trouvé une proportionnelle partielle, et un Parlement réduit de 35 %.

La parole publique et les droits du XXIe siècle. Un devoir de véracité des gouvernants, dont la récidive peut coûter l’éligibilité (Titre XVII, article 4) ; la fin des privilèges viagers ; l’intégrité numérique garantie « au même rang que » l’intégrité physique ; la protection des données neurales ; les logiciels libres pour les administrations ; le droit à l’interlocuteur humain. L’UPR veut, de son côté, conduire les administrations vers des « solutions informatiques françaises ou libres » ; sur le reste de ces sujets, nous n’avons rien trouvé d’équivalent.

La sortie elle-même. Votée par le peuple, par une question distincte ; notifiée à date fixe ; irrévocable, sauf par lui ; négociée sous mandat public ; conclue par son vote ; l’épargne garantie dans la Constitution. Tout cela est détaillé dans L’article 50. Le programme de 2022 propose de soumettre aux Français une révision qui retirerait de la Constitution « toutes les références à la construction européenne qui ont été ajoutées au texte d’origine sans l’assentiment des Français » ; mais la sortie elle-même y relève de la décision du président élu, et nous n’y avons trouvé ni référendum sur la sortie avant la notification, ni garantie écrite de l’épargne de tous, ni verrou contre la révocation de la notification.

Où nous pensons être plus efficaces

Ici, la modestie s’impose : ni l’UPR ni le #PIC n’a encore gagné, et une stratégie ne se juge qu’à ses résultats. Les chiffres disent seulement ceci : porté seul, le combat de la sortie a plafonné. 0,92 % des suffrages exprimés à la présidentielle de 2017 ; 1,17 % aux européennes de 2019 et 1,02 % à celles de 2024 ; en 2022, 293 parrainages, sous la barre des 500. Ce n’est pas un jugement sur la justesse du combat. C’est le constat d’une difficulté, que nous affronterons nous aussi : notre riposte « Vous n’aurez jamais vos cinq cents parrainages » ne la minimise pas.

Notre premier pari est d’élargir la base sans diluer le but. Le double référendum permet à chacun d’adopter la Constitution sans craindre la sortie, ou la sortie sans la Constitution ; et ceux qui veulent les 2 trouvent dans la Constitution le cliquet qui protège la sortie votée, comme l’explique la riposte « Le vrai sujet de cette présidentielle, c’est le Frexit ». Le RIC, le contrôle des élus, la fin des privilèges parlent aussi à des Français que la seule question européenne ne mobilise pas.

Notre second pari tient à l’organisation, et il vaut pour l’État comme pour le mouvement. Le #PIC repose sur une collégialité : les Sept décident ensemble, chacun parle au nom des 6 autres, et la révocation de l’un d’eux ne met pas en danger la continuité de l’État. C’est une hypothèse de travail, que nous éprouverons comme les autres.

Où l’UPR est plus claire, ou plus convaincante

Une comparaison qui ne reconnaît rien à l’autre ne convainc personne. Voici, avec la même franchise, ce que l’UPR fait mieux que nous, ou plus nettement.

Le message. « Triple libération : Union européenne, Euro, OTAN » : une ligne, et tout est dit. Ajoutez 19 ans de constance et une pédagogie de l’article 50 que beaucoup de Français ont découverte grâce à elle. Notre projet, plus vaste, se résume moins facilement. C’est une faiblesse, et nous y travaillons.

Le concret social. Le programme de 2022 chiffre ses promesses : le SMIC brut augmenté de 24 % sur le quinquennat, les charges patronales des PME réduites de 50 %, 30 000 lits d’hôpital, la retraite par répartition inscrite dans la Constitution. Notre méthode est autre, puisque nous traduisons nos idées en questions au peuple plutôt qu’en programme (Protocole, Titre I, article 6). Mais le citoyen qui veut savoir ce que nous ferions de son salaire trouve chez l’UPR une réponse plus directe que chez nous.

L’OTAN. L’UPR tranche : sortie, par l’article 13 du traité de l’Atlantique Nord. Nous soumettons la question au peuple, avec 3 choix (rester, quitter le seul commandement intégré, quitter l’Alliance), parce que notre Constitution, en l’état, soumet à son vote tout retrait d’une organisation de sécurité collective (Titre I, article 7, 3°, un point encore en discussion ; voir le projet de référendum n° 4). C’est cohérent avec notre méthode ; c’est moins lisible.

Le siège au Conseil de sécurité. L’UPR propose d’inscrire dans la Constitution « le principe de l’incessibilité du siège de membre permanent de la France au Conseil de sécurité des Nations Unies, avec droit de veto ». L’idée est bonne ; nous l’étudions pour la Constitution d’urgence.

Les machines à voter. L’UPR veut interdire « les machines à voter et l’utilisation de tout logiciel étranger dans les systèmes de centralisation des résultats électoraux ». L’exigence nous oblige, puisque nous proposons une application référendaire : elle devra être libre, ouverte et vérifiable par tout citoyen, et nous devrons le démontrer, pas seulement l’affirmer.

Les grands référendums nommés. L’UPR annonce les siens : immigration, dette, nucléaire. Nos projets de référendum abordent plusieurs de ces sujets, mais nous les présentons comme des exercices, sans rien promettre. Le citoyen pressé retient mieux une promesse qu’un exercice.

L’écologie et l’agriculture concrètes. Interdiction du glyphosate, exemption de TVA pour les denrées vendues en circuit court, plan pour le ferroutage : le programme de 2022 descend dans le détail. Nous laissons ces choix au peuple ; encore faut-il lui offrir des questions aussi concrètes.

Plusieurs de ces points sont déjà à l’étude, pour la Constitution d’urgence comme pour nos questions au peuple. C’est l’usage que nous faisons d’un bon contradicteur : il nous rend meilleurs.

La main tendue

Le #PIC ne demande à personne de se dissoudre en lui, et ne se dissout en personne. La riposte « Convergez ! Pourquoi ne rejoignez-vous pas les autres mouvements ? » le dit en une phrase : « Nous convergeons, mais nous ne fusionnons pas sur commande. » Converger, c’est viser le même but ; fusionner, c’est demander à chacun de dissoudre ce qu’il a construit.

Nous proposons donc à l’UPR, à ses adhérents et à ses sympathisants de coopérer là où nos chemins se recouvrent déjà. Le référendum d’initiative citoyenne d’abord : nous le voulons l’un et l’autre, et chaque voix qui le réclame renforce les autres. Les parrainages ensuite : la barrière des 500 signatures frappe tous les mouvements qui ne disposent pas d’un réseau d’élus, et nous avons intérêt, ensemble, à ce que la démocratie s’ouvre.

Nous le faisons sans arrière-pensée. Nous souhaitons que l’UPR existe, longtemps ; nous sommes convaincus que la résistance finira par se coaliser, et qu’elle aura besoin de tous les mouvements qui tiennent. C’est le sens de notre darwinisme des idées : ce sont les idées qui s’affrontent, et le réel qui les départage, jamais les personnes. La démocratie agonistique en tire la règle : le désaccord se règle dans l’arène, jamais par la disqualification de l’autre.

La meilleure objection : « Vous divisez le camp de la sortie »

C’est l’objection la plus fréquente, et la plus sérieuse : 2 mouvements qui veulent sortir de l’Union se partageraient un électorat déjà maigre.

Elle repose sur une hypothèse : que nous parlions aux mêmes électeurs. Notre pari est inverse. La Constitution d’urgence, le RIC, la fin des privilèges et le contrôle des élus s’adressent d’abord à ceux que la seule question européenne ne mobilise pas, et ce sont eux qui manquent aux partisans de la sortie. Le reste de la réponse est dans la riposte « Vous allez diviser le vote et faire élire le pire ». Le pouvoir, lui, a tout intérêt à ce que les mouvements qui pourraient s’allier se déchirent : le Lexique du Pouvoir le montre dans Diviser sans infiltrer. Raison de plus pour ne pas lui faire ce cadeau.

Références utiles

Les ouvrages, les études et les documents sur lesquels reposent cette entrée et sa démonstration, avec leurs sources. Pour vérifier, approfondir, et aller lire par vous-même.

UPR, « Notre programme » (consulté le 21 octobre 2026) : « Programme 2027 Notre programme présidentiel 2027 sera publié prochainement. En cours d’élaboration ». consulter la source

UPR, programme présidentiel 2022, « Notre programme de libération nationale pour 2022 », introduction : « Cela impose en premier lieu de dénoncer juridiquement les traités européens, de sortir de l’UE et de l’euro, de sortir de l’OTAN et de soustraire l’économie, les services publics et les médias à la mainmise des féodalités privées. ». consulter la source

Même programme, chapitre 13, « Le RIC et la démocratisation » : « Créer le Référendum d’initiative citoyenne (RIC) ; • Supprimer toutes les références à la construction européenne qui ont été ajoutées au texte d’origine sans l’assentiment des Français ; • Imposer le recours au référendum pour toute future révision de la Constitution ; • […] • Interdire tous les transferts de souveraineté à des institutions supranationales qui ne soient pas strictement limités dans leur objet et dans leur temps ; • Remplacer le Conseil constitutionnel par une véritable Cour constitutionnelle composée de professionnels jugeant en droit, élus par les parlementaires pour un mandat non renouvelable de 12 ans ; • Introduire un système de proportionnelle partielle aux élections législatives ; • Rétablir le septennat pour le mandat du Président de la République, et passer la durée du mandat des députés de 5 à 4 ans, de sorte à assurer à la fois la stabilité de l’État et l’existence d’une vie démocratique nationale pendant le mandat présidentiel. ». consulter la source

Même programme, chapitre 25, « L’internet libre et souverain » : « Nous défendrons la souveraineté numérique de la France, et nous nous protègerons contre les interférences et espionnages extérieurs, en accompagnant les administrations d’État, les services publics et entreprises publiques vers l’utilisation de solutions informatiques françaises ou libres. ». consulter la source

Même programme, chapitre 5, « Fin de l’évasion fiscale et des délocalisations » : « Nous porterons un coup d’arrêt à l’évasion fiscale et aux délocalisations en établissant immédiatement un contrôle des changes et des mouvements de capitaux. ». consulter la source

Même chapitre, mesures « dès le début du mandat » : « nous interdirons en conséquence la concentration des médias dans les mains de grands groupes. […] • Nous interdirons les machines à voter et l’utilisation de tout logiciel étranger dans les systèmes de centralisation des résultats électoraux ; • Nous interdirons le recours par l’État et les collectivités locales aux sociétés de conseil privées lorsque les services de l’administration peuvent remplir le même rôle ». consulter la source

Même programme, chapitres 1, 2 et 18 : « Nous augmenterons le SMIC brut de +24% sur le quinquennat » ; « Nous diminuerons les charges patronales de 50% pour les petites et moyennes entreprises » ; « Nous proposerons ainsi aux Français d’inscrire dans la Constitution le principe selon lequel le régime général de retraites se fait par répartition. ». consulter la source

Même programme, chapitre 27, « Être une puissance d’équilibre » : « Nous engagerons notre retrait de l’OTAN […] • Nous proposerons de faire inscrire, dans la Constitution française, le principe de l’incessibilité du siège de membre permanent de la France au Conseil de sécurité des Nations Unies, avec droit de veto ». consulter la source

Même programme, chapitre 28, « L’ultime engagement ! » : l’engagement de remettre en jeu le mandat présidentiel si, à mi-mandat (2 ans et 6 mois), au moins 14 des 27 engagements ne sont pas tenus ou en voie de l’être ; chapitres 11, 14 et 15 : 30 000 lits d’hôpital, exemption de TVA en circuit court, ferroutage, interdiction du glyphosate. consulter la source

UPR, « Nos fondamentaux » : « Trois piliers structurants : l’indépendance de la France, la souveraineté du peuple et l’intérêt des Français. » ; « Triple libération : Union européenne, Euro, OTAN » ; « Grands référendums : immigration, dette, nucléaire ». consulter la source

UPR, « Le Frexit » (page de fond du site) : « Pour comprendre l’évolution de la situation qui nous attend, il faut commencer par lire minutieusement certains articles clés ». consulter la source

UPR, Charte fondatrice : « Nous reproduisons ci-après le texte de la Charte fondatrice de l’UPR qui a été adopté à l’unanimité des présents le 25 mars 2007, jour de la création du mouvement. ». consulter la source

Public Sénat (AFP), « Présidentielle : Asselineau s’estime seul “candidat du Frexit” », 10 avril 2017 : « de sortir de l’UE par la mise en oeuvre de l’article 50 et de l’Otan par l’article 13 dès mon installation à l’Elysée ». consulter la source

Sud Radio, « Asselineau : “Sortir de l’UE et rester en bons termes avec nos voisins” », 11 mars 2017 : « Ma première décision sera de convoquer un sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne pour dire que nous appliquerons l’article 50 pour sortir de l’UE. ». consulter la source

Conseil constitutionnel, décision n° 2017-169 PDR du 26 avril 2017 (résultats du premier tour de l’élection présidentielle) : François Asselineau, 332 547 voix, soit 0,92 % des suffrages exprimés. consulter la source

Conseil constitutionnel, élection présidentielle 2022, « Tous les parrainages validés » et fichier CSV de l’ensemble des parrainages : 293 parrainages validés pour François Asselineau, sous le seuil de 500. consulter la source

Wikipédia, « Union populaire républicaine (2007) », tableau des résultats électoraux (d’après les résultats officiels du ministère de l’Intérieur) : élections européennes de 2019 : 265 469 voix, 1,17 % ; de 2024 : 253 023 voix, 1,02 %. consulter la source

#PIC, Constitution d’urgence, Titre II, article 3 : « Chaque année, l’un des sept vice-présidents exerce la présidence du Conseil. Cette présidence est purement honorifique ». consulter la source

#PIC, Constitution d’urgence, Titre VI, article 6 : « Nul ne peut contrôler, directement ou indirectement, seul ou de concert, des médias d’information politique et générale qui réunissent plus de trente pour cent de la diffusion ou de l’audience totales de l’une des catégories suivantes : presse écrite, radio, télévision, services d’information en ligne ». consulter la source

#PIC, Autodéfense, « Convergez ! Pourquoi ne rejoignez-vous pas les autres mouvements ? » : « Nous convergeons, mais nous ne fusionnons pas sur commande. Converger, c’est viser le même but ; fusionner, c’est demander à chacun de dissoudre ce qu’il a construit. ». consulter la source

#PIC, Abécédaire, « Le darwinisme des idées » : « Sa devise tient en une phrase : « Nous n’avons pas de concurrents, nous n’avons que des alliés. » ». consulter la source

Version 1 du 21 octobre 2026 : première publication.

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