Pour aller plus loin
Convaincre un maire.
500 signatures d’élus, déposées entre fin janvier et le 12 mars 2027 : c’est le seul verrou entre le peuple et un bulletin qui lui rend la décision. Il se lève commune par commune, et la vôtre compte.
Ce qu’il faut savoir
Un parrainage, en huit lignes.
- Qui
- Environ 42 000 élus : maires, maires délégués, présidents d’intercommunalité, conseillers départementaux et régionaux, parlementaires. Les adjoints et les conseillers municipaux n’en font pas partie.
- Combien
- 500, venant d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer, et jamais plus d’un dixième dans un même département.
- Une seule fois
- Chaque élu ne parraine qu’un candidat, même s’il cumule plusieurs mandats. Son choix est irrévocable.
- Le formulaire
- Numéroté, il est adressé à l’élu par la préfecture après la publication du décret de convocation, attendu fin janvier 2027. Aucun candidat ne peut se le procurer.
- L’envoi
- L’élu l’envoie lui-même au Conseil constitutionnel, par la poste ; il doit être reçu au plus tard le vendredi 12 mars 2027 à 18 h. Personne ne peut le déposer à sa place. Une voie électronique est prévue par la loi, mais sa mise en service pour 2027 reste incertaine.
- La publicité
- Depuis 2016, le nom de chaque parrain est publié par le Conseil constitutionnel, au fil des dépôts.
- Ce qu’il n’est pas
- Un soutien. Le Conseil constitutionnel juge que la présentation « ne saurait être assimilée à l’expression d’un suffrage » ; l’Association des maires de France écrit qu’elle ne marque « pas forcément un soutien politique ».
- Ce qui est interdit
- Toute contrepartie. Le parrainage « ne peut donner lieu ni à marchandage ni à rémunération » (Conseil constitutionnel, 2007).
L’argument principal
Les conseils municipaux seront les premiers gagnants.
La démocratie ne peut pas fonctionner à l’échelle du pays si elle ne commence pas à l’échelle de la commune. C’est la phrase à dire au maire, et c’est aussi ce que la Constitution d’urgence écrit en toutes lettres.
Depuis 30 ans, les communes ont vu leurs compétences remonter vers des intercommunalités qu’elles n’ont pas toujours choisies, leurs recettes dépendre de dotations qu’elles ne maîtrisent pas, et leurs maires répondre de décisions prises ailleurs. Le #PIC propose d’inverser le mouvement.
Le Titre VII de la Constitution d’urgence pose 3 règles. La compétence appartient à l’échelon le plus proche du citoyen capable de l’exercer, et ne monte que par décision expresse de cet échelon. Aucune intercommunalité ne peut être imposée à une commune sans l’accord de ses habitants, exprimé par référendum local. Et un même contribuable ne peut plus être prélevé plusieurs fois sur la même assiette par des échelons superposés.
Tocqueville l’avait écrit en 1835 : « C’est pourtant dans la commune que réside la force des peuples libres. » Nous proposons de le prendre au sérieux.
« Toute compétence appartient à l’échelon le plus proche du citoyen capable de l’exercer. [...] Le pouvoir ne se délègue pas du sommet vers la base : il s’élève de la base vers le sommet, dans la stricte mesure du nécessaire. »Lire et commenter l’article →
« La commune est l’échelon premier de la Démocratie française et le lieu naturel de la gymnastique démocratique du citoyen. Nulle intercommunalité, métropole ou structure supra-communale ne peut être imposée à une commune sans le consentement de ses habitants exprimé par référendum local. »Lire et commenter l’article →
« Un même contribuable ne peut être soumis à des prélèvements superposés émanant de plusieurs échelons territoriaux au titre d’une même assiette. »Lire et commenter l’article →
Ce que le maire vous dira
Six objections, et quoi répondre.
Écoutez-les jusqu’au bout : elles sont souvent justes. Votre travail n’est pas de gagner la discussion, mais de laisser au maire une bonne raison de signer.
« Parrainer, c’est soutenir. »
Non, et ce n’est pas nous qui le disons : le Conseil constitutionnel juge que la présentation « ne saurait être assimilée à l’expression d’un suffrage », et l’Association des maires de France écrit qu’elle ne marque « pas forcément un soutien politique ». Un parrainage permet à une candidature d’exister ; il ne dit rien de votre vote. Parrainer le #PIC, c’est permettre au peuple de se prononcer sur une question qu’on ne lui a jamais posée : veut-il décider lui-même ?
« Mon nom sera publié. »
C’est vrai, depuis 2016, et il faut le dire honnêtement. L’Association des maires de France a demandé en mai 2026 le retour à l’anonymat ; une réforme d’ici 2027 paraît peu probable. Mais plus de 13 000 élus ont parrainé en 2022, et un maire sans étiquette qui parraine une candidature transpartisane, sans programme partisan, prend le moins partisan des risques : il parraine une méthode, pas un camp.
« Je dois consulter mon conseil municipal. »
Le parrainage est une décision personnelle du maire : aucune délibération n’est requise. Rien ne l’empêche d’en parler à son conseil, et c’est même une bonne occasion : la Constitution d’urgence rend précisément aux conseils municipaux le pouvoir qu’on leur a retiré.
« Je suis sans étiquette, et je tiens à le rester. »
Nous aussi. Le #PIC réunit des citoyens de droite, de gauche et d’ailleurs. Il ne tranche les questions de fond que sur 4 points : des médias libérés, le référendum d’initiative citoyenne, un processus constituant permanent, la sortie des traités européens ; et celle-ci, il la soumet au peuple par une question distincte : chacun pourra adopter la Constitution et refuser la sortie. Sur tout le reste, il veut que le peuple puisse trancher. Et un parrainage n’est pas un soutien : il permet au peuple de choisir.
« Je crains des représailles. »
La crainte est légitime, et l’Association des maires de France a elle-même fait état de pressions. Deux réponses. La première est collective : plus nombreux sont les maires qui parrainent, moins chacun est exposé. La seconde est la raison d’être du #PIC : une commune qui ne dépendrait plus d’intercommunalités imposées ni de dotations discrétionnaires n’aurait plus à craindre qui que ce soit.
« Votre candidat, je ne le connais pas. »
C’est voulu : nous ne vendons pas un homme. Un seul nom figurera sur le bulletin, celui du candidat constitutionnel, parce que la loi l’exige ; à ses côtés, 6 autres citoyens, présentés et visibles pendant toute la campagne. Ensemble, les Sept, à égalité, s’engageront sur leurs biens, devant notaire, à soumettre sans délai, dès l’entrée en fonctions du président élu, la Constitution d’urgence au référendum, avec le même jour une question distincte sur la sortie des traités européens, et à rendre le pouvoir si le peuple refuse la Constitution. Le texte est en ligne, commentable article par article.
Il en viendra d’autres. L’Autodéfense en recense 134, chacune avec sa réponse, dont celle que vous entendrez le plus : « Vous n’aurez jamais vos cinq cents parrainages ». Et si le maire vous dit que gouverner est un métier, qu’il faut des gens compétents, ne lui en voulez pas : il répète, sans le savoir, une idée vieille de 2 siècles, que le Lexique du Pouvoir appelle le principe de distinction. Rousseau lui avait déjà donné son vrai nom : l’aristocratie élective. Quand il ajoute qu’il n’y peut rien, que tout se décide ailleurs, à l’intercommunalité, à la préfecture, à Bruxelles, écoutez bien : c’est la plainte d’un élu qu’on a réduit à exécuter. Le Lexique a un nom pour cette position, l’état « agentique », et votre visite en est l’antidote : vous venez lui rendre une décision à prendre.
La méthode
Six gestes, de septembre à mars.
Choisir une commune.
La vôtre, ou une commune que vous connaissez bien : un maire répond mieux à un habitant qu’à un inconnu. La liste de tous les élus est publique, dans le Répertoire national des élus, sur data.gouv.fr.
Demander un rendez-vous.
Par écrit ou au secrétariat de mairie, courtoisement, aux heures d’ouverture. Jamais au domicile de l’élu, jamais par surprise. La lettre ci-dessous vous fait gagner du temps.
Venir avec peu.
Une page de présentation, les 3 articles du Titre VII imprimés, l’adresse du site. Un dossier épais se lit rarement ; une question bien posée, toujours.
Écouter d’abord.
Demandez au maire ce qui l’empêche de gouverner sa commune : l’intercommunalité, les normes, les dotations. Vous verrez vite où la Constitution d’urgence lui répond. C’est la stratégie de la mayonnaise, appliquée à la mairie.
Ne rien promettre, ne rien presser.
Aucune contrepartie, aucune insistance, aucune menace électorale. Un refus poli est une réponse ; une porte laissée ouverte, un succès.
Rendre compte, puis revenir en janvier.
Dites-nous qui vous avez rencontré et ce qui a été dit. Fin janvier, quand les formulaires arriveront en mairie, revenez rappeler que c’est au maire lui-même de les envoyer, assez tôt pour qu’ils soient reçus au plus tard le vendredi 12 mars 2027 à 18 h.
Le chemin du #PIC, le Pari de l’Intelligence Collective
De votre bulletin au pouvoir rendu.
- Aujourd’huiVous êtes ici
- 12 mars 2027Cinq cents parrainages
- 18 avril · 2 mai 2027Votez une dernière fois pour un nom
- Le référendumDeux questions, deux votes
- Dix-huit à vingt-quatre moisL’Année Zéro
- Ensuite, sans finUne démocratie qui ne s’arrête plus
Prochaine échéance : le 12 mars 2027, clôture des cinq cents parrainages.
À adapter
La lettre à envoyer.
Courte, précise, sans slogan. Remplacez ce qui est entre crochets, et relisez-la avec vos mots.
Vous pouvez rencontrer un maire cet automne ?
Dites-le-nous par courriel, en précisant la commune visée : nous éviterons que 2 militants frappent à la même porte, et nous vous enverrons les documents à jour.
