Notre stratégie

Avril 2027 : votez une dernière fois pour un nom. Ensuite, décidez.

Nous ne demandons pas le pouvoir pour l’exercer, mais pour le rendre. Voici comment l’élection présidentielle, clé de voûte d’un système qui vous confisque la décision, peut servir à le démonter : dans les règles, sans casse, et une fois pour toutes.

Ou la voir en images, à votre rythme →

Élection du Président de la République

Frédéric

BASCUÑANA

candidat constitutionnel
au nom des Sept

Référendum · dès l’entrée en fonctions

Approuvez-vous la Constitution d’urgence de la Démocratie française ?

Le même jour · seconde question

Approuvez-vous le retrait de la France des traités de l’Union européenne et de l’union monétaire ?

OUI
NON
  1. 18 avril 2027 · un seul nom sur le bulletin
  2. Dès son entrée en fonctions · il engage le référendum
  3. Référendum · la question vous revient
  4. Le même jour · seconde question : la sortie des traités européens
« Agir en primitif et prévoir en stratège. »
René Char, Feuillets d’Hypnos, 1946

La différence qu’on ne vous a jamais apprise

Élire, c’est choisir un maître. Voter, c’est décider.

Élire

Un nom

Un nom, tous les cinq ans. Ensuite, on vous demande de patienter jusqu’à la prochaine fois.

Voter

Une questionOUINON

Avec la Constitution d’urgence : une question, au moins quatre fois par an. La réponse a force de loi et s’impose à tous les pouvoirs. Titre II, art. 9

Le diagnostic

Quatre impasses, et une porte.

Depuis vingt ans, la colère citoyenne a presque tout essayé. Elle a surtout essayé ce que le système sait absorber.

Impasse

Le Grand Soir

La violence est le cadeau que le pouvoir attend : elle lui rend la légitimité qu’il avait perdue. Et les révolutions chaotiques profitent toujours à la minorité la mieux organisée, qui n’est jamais le peuple.

Impasse

La rue

Manifester épuise les élans sans toucher au processus législatif, qui n’a jamais été conçu pour vous entendre. Le samedi passe ; la loi reste.

Impasse

L’alternance

Changer de maître laisse le trône intact. Le « moins pire » d’aujourd’hui fournit l’hybris de demain, et chacun reprend l’attente de l’homme providentiel suivant.

Impasse

La grève du vote

L’abstention est lucide, et parfaitement inutile : ils gouvernent très bien sans vous. Le premier parti de France boude le système, et le système s’en accommode fort bien.

La porte

L’involution

Entrer dans le système par la seule porte qu’il ne peut pas fermer, l’élection, et s’en servir pour lui retirer ce qu’il a confisqué : le pouvoir de décider.

Voir comment →

La doctrine

L’involution : retourner le système avec ses propres règles.

Dans la langue courante, l’involution est une régression. Nous prenons le mot à rebours, en connaissance de cause : l’involution, au sens du #PIC, est le contraire de la révolution. Elle ne renverse rien. Elle entre, respecte les règles à la lettre, et s’en sert pour rendre au peuple le pouvoir que ces règles lui retiraient.

C’est une prise de judo. Le système a une force, sa légitimité électorale ; nous ne la combattons pas, nous l’utilisons. L’élection présidentielle est la clé de voûte de la monarchie républicaine : c’est donc là qu’il faut appuyer, avec un candidat qui s’engage à ne pas garder ce que l’élection lui donne.

L’organisateur américain Saul Alinsky en avait fait une règle : obliger l’adversaire à respecter son propre règlement. Nous n’inventons pas de voie de fait, nous exigeons l’application de l’article 3 de la Constitution de 1958, qui fait appartenir la souveraineté nationale au peuple, et nous organisons les moyens de l’exercer.

L’involution n’est pas une vérité révélée. C’est un pari, au sens de Pascal : une hypothèse que nous mettons à l’épreuve, en public, avec ses risques et ses objections.

Le processus involutionnaire, dans l’Abécédaire en donne la doctrine complète, de La Boétie à Gene Sharp.

L’application

La méta-candidature, en trois temps.

L’involution a besoin d’un véhicule. Le nôtre est le seul que la Ve République reconnaisse pour toucher au sommet : une candidature à l’élection présidentielle. Nous l’avons simplement vidée de son contenu monarchique.

  1. 18 avril et 2 mai 2027

    Un seul nom sur le bulletin.

    La loi n’accepte qu’une personne par candidature. Nous nous y plions : le candidat constitutionnel porte le nom, les Sept portent la décision. Chacun parle au nom des six autres.

  2. Dès l’entrée en fonctions

    La Constitution d’urgence, soumise à votre référendum.

    Le président élu l’engage sans délai, par toutes les voies légales ; le même jour, par une question distincte, vous décidez aussi de la sortie des traités européens. C’est l’engagement unique que les Sept signeront devant notaire, sur leurs biens personnels. Si vous dites non, le président élu démissionne et une nouvelle élection a lieu.

    Titre II, art. 5
  3. L’Année Zéro · dix-huit à vingt-quatre mois

    Vos 7 777 tirés au sort posent les questions. Vous tranchez.

    Si vous adoptez la Constitution d’urgence : référendum d’initiative citoyenne en toutes matières, déclenché par l’Agora, sept mille sept cent soixante-dix-sept citoyens tirés au sort, sans seuil de signatures. Le Conseil de l’Année Zéro gère les affaires courantes, ne décide rien d’important sans vous, puis se dissout.

    L’Année Zéro, dans l’Abécédaire

Voir tout le chemin, étape par étape, sur la frise du #PIC →

La tactique

La stratégie de la mayonnaise.

Un mouvement constituant parle d’institutions. Les gens, eux, parlent de leur facture. Les deux ont raison, et c’est en les liant que la sauce prend.

L’huile, ce sont les combats concrets, menés un après l’autre : les zones à faibles émissions qui chassent les vieilles voitures, les diagnostics énergétiques qui interdisent de louer, les factures d’électricité, les maternités qui ferment, l’identité numérique. On ne les méprise pas comme des « symptômes » : on les gagne quand on peut.

Le jaune d’œuf, c’est l’outil qui rendrait ces combats inutiles demain : le référendum d’initiative citoyenne en toutes matières. Seul, il paraît abstrait. Seule, l’huile ne tient pas.

À chaque loi absurde, nous posons donc la même question : « Ne serait-il pas plus simple d’avoir l’outil pour décider nous-mêmes, plutôt que de descendre dans la rue chaque fois qu’on nous en impose une ? » C’est là que la colère devient une exigence démocratique.

L’outil le plus parlant de cette pédagogie est le RIC spontané : une votation organisée par des citoyens, parfaitement légale, qui prouve qu’on sait décider avant même d’en avoir le droit.

La croissance

Essaimer, puis converger.

Un chef se fait abattre ; un collectif résilient, non. Plutôt que de tout miser sur un parti unique, nous encourageons les citoyens à créer partout des mouvements qui partagent le même ADN : voter les lois plutôt qu’élire des maîtres.

  1. Aujourd’hui

    Essaimer

    Chacun convainc une personne, qui en convaincra une autre. La légende du défi de Sissa, qui ruina un roi avec des grains de blé, nous sert d’inspiration, pas de quota.

    Le premier geste →
  2. Cet automne et cet hiver

    Relier

    Chaque militant qui le peut rencontre un maire. Pas pour lui vendre un programme : pour lui demander de permettre au peuple de choisir.

    Convaincre un maire →
  3. Fin janvier au 12 mars 2027

    Converger

    À l’approche de l’échéance, les forces convergent en une coalition qui mutualise ses ressources, et d’abord les parrainages.

    L’essaimage, dans le Manifeste →

Face à un adversaire qui a l’argent, les plateaux et l’appareil d’État, une petite force ne gagne qu’en étant plus mobile, plus inventive et plus rigoureuse que lui. C’est ce que nous appelons, avec les précautions qui s’imposent, la guérilla démocratique : un art légaliste et non violent, qui ne bloque rien et ne menace personne.

Et au second tour ? Notre doctrine

L’élection présidentielle a deux tours, et la question nous sera posée dès le soir du premier : « Au second tour, vous appellerez à voter pour qui ? » Voici notre réponse, écrite d’avance, pour que personne n’ait à l’improviser.

Aucun accord électoral. Le #PIC ne négocie rien, ni avant le premier tour ni entre les deux tours : aucun désistement, aucun poste promis, aucune mesure ajoutée. Il n’a pas de programme (Protocole, Titre I, article 6), donc rien à marchander. Les seules alliances qu’il noue portent sur un objet précis et public, comme les parrainages ou un référendum d’initiative citoyenne (Protocole, Titre IV, article 8) ; elles n’engagent aucun vote.

Ni barrage, ni courte échelle. Aucun mouvement n’est exclu de la délibération : c’est le principe de la démocratie agonistique. Le #PIC ne s’associe à aucun « front républicain », c’est-à-dire à aucun appel à voter contre un candidat, quel qu’il soit : il y voit une technique d’exclusion. Il ne fait pas pour autant la courte échelle à qui que ce soit. Refuser de faire barrage n’est pas soutenir.

L’électeur n’appartient à personne. Le #PIC ne donne aucune consigne de vote. Chacun vote en conscience, y compris blanc, ou ne vote pas.

Un seul critère, qui porte sur la procédure. Le #PIC ne demande rien aux candidats sur l’immigration, les retraites ou l’Europe : il demande qui décidera. Le seul critère par lequel il distingue deux finalistes est leur engagement écrit, public et daté de rendre au peuple une part du pouvoir de décider.

Si notre candidat n’est pas qualifié : une question publique, sans consigne. Entre les deux tours, le #PIC adresse aux deux finalistes, le même jour et dans les mêmes termes, une question unique et écrite : « Vous engagez-vous, par un acte écrit et daté, à soumettre au peuple par référendum, dans les six mois de votre entrée en fonctions, l’institution d’un référendum d’initiative citoyenne dont le déclenchement n’appartienne qu’aux citoyens ? » Il publie les réponses mot pour mot, et les silences, sans autre commentaire. Il ne donne aucune consigne, et ses porte-parole le répètent : publier une réponse n’est pas soutenir un candidat. La même question pourra être posée à tous les candidats dès la campagne du premier tour, ce qui ôte au geste tout air de marchandage. Nous demandons un acte, et non une promesse, parce que les promesses de campagne coûtent peu.

Les Sept se taisent pendant l’entre-deux-tours. Tant que dure l’entre-deux-tours, aucun des Sept ne rend public son propre vote : venant d’eux, il vaudrait consigne. Chacun vote en citoyen, dans l’isoloir.

Si notre candidat est qualifié : rien ne change. Quel que soit son adversaire, le mandat reste le même et n’a qu’un objet : soumettre la Constitution d’urgence au référendum. Le candidat constitutionnel accepte tous les débats ; il s’adresse aux électeurs de tous les candidats éliminés, jamais à leurs appareils ; il accepte toutes les voix et n’en négocie aucune. Le second tour devient un référendum sur le référendum.

La réponse à l’objection, en trente secondes et sources à l’appui, est dans l’Autodéfense : « Au second tour, vous appellerez à voter pour qui ? »

L’organisation

Une forge, pas une église.

Un mouvement qui veut rendre le pouvoir doit d’abord prouver qu’il sait s’en passer en interne. Nous refusons à la fois le chef providentiel et l’horizontalité qui paralyse.

Le noyau

La Forge

Le noyau opérationnel du mouvement, recruté par cooptation, avec des règles écrites plutôt que des allégeances.

Le Protocole →
La décision

La sollicitation d’avis

Celui qui fait décide, après avoir consulté les personnes compétentes et celles que la décision touchera. Puis il en répond.

Dans l’Abécédaire →
Le débat

Le dissensus comme méthode

Nous venons de la droite, de la gauche et d’ailleurs. Le désaccord est notre carburant, à condition de trancher par des procédures respectées.

La démocratie agonistique →
La confiance

Le Pacte de Cincinnatus des Sept

Le pacte interne qui n’engage que les Sept. Devant notaire et sur leurs biens, ils promettent deux choses : soumettre au référendum la Constitution d’urgence et, par une question distincte, la sortie des traités européens ; rendre le pouvoir si le peuple rejette la Constitution.

La Promesse inattaquable →

Après l’élection

Si nous gagnons : le référendum, puis l’Année Zéro.

Dès son entrée en fonctions, sans aucun délai, le président élu engage la procédure qui soumet au peuple, par référendum, la Constitution d’urgence, qui institue le référendum d’initiative citoyenne en toutes matières. Il use pour cela de toutes les voies que lui ouvre la Constitution de 1958 : l’article 11, le précédent de 1962 et, sur le modèle de 1945 et de 1958, un premier référendum qui ouvre le processus constituant avant le vote sur le texte lui-même (Titre XVIII, article 4). Le même jour, par une question distincte, le peuple décide aussi de la sortie des traités européens : chacun pourra adopter la Constitution et refuser la sortie (voir « Deux référendums le même jour : et si l’un passe et l’autre non ? »). Les Sept ne reçoivent aucun pouvoir entre-temps : c’est le référendum qui décide.

Si vous dites non, le président élu démissionne, le #PIC s’incline, et une nouvelle élection présidentielle a lieu. Les Sept n’ont rien à rendre : avant le référendum, ils n’exercent aucune fonction.

Si vous dites oui, la fonction présidentielle disparaît et les Sept deviennent le Conseil des Sept que la Constitution institue. Le Conseil de l’Année Zéro, qui réunit les Sept et les Soixante-dix-sept, révocables un par un, conduit alors dix-huit à vingt-quatre mois de démocratie référendaire accélérée : plusieurs questions à la fois, posées régulièrement, préparées par un débat contradictoire et par des médias rendus à leur fonction d’informer. Aucune question n’est taboue ; ce sont les réponses qui feront le programme.

Puis le Conseil de l’Année Zéro s’éteint, et laisse la place aux institutions que le peuple aura choisies. Son nom dit sa date de péremption.

Ce que la Constitution d’urgence propose ensuite

  • Plus de trône. Un Conseil des Sept, sans chef, à présidence tournante et honorifique.
  • Cinq cercles. Des citoyens tirés au sort pour formuler loyalement les questions et faire remonter les sujets ; le peuple qui tranche au moins quatre fois par an.
  • Des partis qui instruisent. Les partis deviennent des organismes de formation, financés sur la connaissance vérifiable plutôt que sur le marketing électoral (Titre I, art. 10).
  • Des cartographies des possibles. Avant chaque vote, des options chiffrées et contradictoires plutôt que des promesses clés en main.

Rien de cela ne s’impose : tout est soumis au vote, et révisable par le vote.

Le calendrier ne nous attendra pas.

  1. J–168Clôture des parrainages12 mars 2027
  2. J–205Premier tour18 avril 2027
  3. J–219Second tour2 mai 2027

Dates retenues par le gouvernement ; le décret de convocation est attendu fin janvier 2027.

Le chemin du #PIC, le Pari de l’Intelligence Collective

De votre bulletin au pouvoir rendu.

Les grandes étapes d’abord. Ouvrez une étape pour le détail, et pour le texte qui la fonde.

  1. D’aujourd’hui à l’élection

  2. De l’élection à une démocratie qui ne s’arrête plus

  3. Si elle est adoptée

    Le jour même, le régime présidentiel prend fin : le Conseil des Sept est institué et l’Année Zéro s’ouvre.

    Si la sortie est votée : retrait notifié sous sept jours ; l’accord de retrait sera soumis au peuple.

    Si elle est rejetée

    Le président élu démissionne dans les huit jours, et une nouvelle élection a lieu : le #PIC s’incline.

    Si la sortie est votée : il notifie d’abord le retrait, sous sept jours ; la sortie s’impose.

Conduire le pays là où les Français veulent aller.

L’élection n’est pas la fin du processus. C’est le moment où commence une autre manière de gouverner : avec le peuple, et sous son contrôle.

Une stratégie ne vaut que par ceux qui l’exécutent.

Ce soir, convainquez une personne. Cet hiver, rencontrez un maire. Et si vous voulez en être, rejoignez-nous.