On vous dit :
« Votre plan repose sur l’article 11 ? Il est illégal. L’article 11 permet de voter une loi, pas de changer de Constitution. Aucun juriste sérieux ne vous suivra. »
Voici ce que vous pouvez répondre
Illégal ? Alors la Ve République l’est depuis 1962. Cette année-là, de Gaulle passe par l’article 11 pour faire élire le Président au suffrage universel. Le Conseil d’État proteste, le président du Sénat parle de « forfaiture », l’Assemblée renverse le gouvernement. Le peuple vote oui à 62 %, et le Conseil constitutionnel se déclare incompétent : une loi adoptée par référendum est « l’expression directe de la souveraineté nationale ».
Notre chemin est plus prudent. Un premier référendum, court, organise le processus constituant : c’est l’objet même de l’article 11, « l’organisation des pouvoirs publics ». Puis la Constitution d’urgence est soumise au peuple, comme en 1958.
Demander 2 fois son avis au peuple : voilà notre illégalité.
Sources : Constitution du 4 octobre 1958 · Conseil constitutionnel · Loi constitutionnelle du 3 juin 1958 · Référendum du 21 octobre 1945 — le détail et les citations sont dans l’onglet « Références utiles ».
Pour aller plus loin
Ce que dit l’article 11, et ce qu’il ne dit pas
L’article 11 de la Constitution de 1958 permet au Président de la République, « sur proposition du Gouvernement pendant la durée des sessions », de soumettre au référendum « tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics ».
3 détails font tout. Le décret qui convoque le peuple est l’un des rares actes du Président dispensés de contreseing (article 19) : aucun ministre ne peut le bloquer en refusant de signer. La déclaration du Gouvernement devant chaque assemblée, suivie d’un débat, vient après le décret : le Conseil constitutionnel l’a jugé en 2005, ce n’est pas une autorisation. Enfin, le Parlement ne vote pas. Le peuple, si.
1962, ou la répétition générale
Le 2 octobre 1962, Georges Pompidou propose au général de Gaulle de soumettre au référendum, « en vertu de l’article 11 », l’élection du Président au suffrage universel. Le décret est signé le jour même.
Tout ce que les institutions pouvaient opposer, elles l’opposent. Le Conseil d’État rend un avis défavorable. Gaston Monnerville, président du Sénat, parle de « forfaiture ». L’Assemblée vote la censure du gouvernement Pompidou, la seule adoptée sous la Ve République jusqu’en décembre 2024. De Gaulle dissout. Le peuple tranche 2 fois : oui à 62,25 % le 28 octobre, puis une majorité aux législatives de novembre.
Saisi par le président du Sénat, le Conseil constitutionnel se déclare incompétent : les lois qu’il contrôle sont « uniquement les lois votées par le Parlement et non point celles qui, adoptées par le Peuple à la suite d’un référendum, constituent l’expression directe de la souveraineté nationale ». Il le répétera en 1992.
Rien n’a tenu : ni le Conseil d’État, ni le Sénat, ni l’Assemblée, ni le juge. Le peuple, lui, a tenu.
1945 : deux questions le même jour, deux réponses différentes
Le 21 octobre 1945, les Français répondent le même jour à 2 questions. L’assemblée élue ce jour sera-t-elle constituante ? Oui, à 96,37 %. Approuvent-ils l’organisation provisoire des pouvoirs publics jusqu’à la nouvelle Constitution ? Oui, à 66,48 % seulement.
30 points d’écart. Voilà qui répond d’avance à ceux qui jurent qu’un peuple, devant 2 questions, ne sait pas les distinguer : il l’a fait, le même jour (c’est très exactement notre double référendum ; voyez « Deux référendums le même jour : et si l’un passe et l’autre non ? »).
Puis le peuple a tranché sur la Constitution elle-même : il a rejeté un premier projet le 5 mai 1946, adopté le second le 13 octobre 1946. Un peuple consulté ne dit pas oui à tout. C’est même à cela qu’on le reconnaît.
1958 : ouvrir, puis ratifier
La loi constitutionnelle du 3 juin 1958, votée par le Parlement de la IVe République, fixe 5 principes, dont le premier tient en une ligne : « Seul le suffrage universel est la source du pouvoir. » Elle prévoit que le texte sera « soumis au référendum ». Le 28 septembre, moins de 4 mois plus tard, une Constitution entièrement nouvelle est adoptée directement par les Français.
Ouvrir, puis ratifier : la France l’a fait 2 fois. Nous proposons de le faire une troisième, avec plus de garanties que les deux premières.
Le calendrier réel
Notre Constitution d’urgence ne laisse aucune échappatoire : le Président élu « engage la procédure référendaire sans délai, dès son entrée en fonctions et au plus tard dans les huit jours qui la suivent, par toutes les voies que lui ouvre la Constitution alors en vigueur, y compris un premier référendum ouvrant le processus constituant et en fixant les règles » (Titre XVIII, article 4).
Le Président élu prend ses fonctions à l’expiration du mandat de son prédécesseur. Il nomme un Premier ministre (article 8) ; le Gouvernement propose ; le décret suit. La session ordinaire court jusqu’au dernier jour ouvrable de juin : la condition « pendant la durée des sessions » est remplie. Entre le décret et le vote, il a fallu 26 jours en 1962, 25 en 1969. C’est le rythme ordinaire de la Ve République, pas une chimère.
Et si le peuple dit non ?
Le même jour, le peuple répond à 2 questions, par 2 votes distincts : la Constitution d’urgence, et le retrait des traités de l’Union européenne. S’il rejette la Constitution, « le Conseil des Sept n’est pas institué et le Président de la République élu remet sa démission dans les huit jours de la proclamation des résultats ; si le peuple a approuvé la seconde question, il notifie d’abord le retrait de la France, au plus tard le septième jour qui suit cette proclamation » (Titre XVIII, article 4).
C’est 1969, écrit d’avance. Cette année-là, de Gaulle perd un référendum de l’article 11 (non à 52,41 %) et fait savoir dans la nuit : « Je cesse d’exercer mes fonctions de Président de la République. » Lui l’a décidé seul, au soir de sa défaite. Nous l’avons écrit dans le texte, et les Sept s’y engageront devant notaire avant le scrutin (Titre II, article 5).
Ce que nous concédons
La majorité des constitutionnalistes juge irrégulier l’usage de l’article 11 pour réviser la Constitution. Nous ne le cachons pas : notre force n’est pas la doctrine, c’est le précédent, et la souveraineté du peuple.
Mais écoutez l’auteur du Coup d’État permanent, le pamphlet de 1964 contre les institutions gaulliennes. Devenu Président, François Mitterrand déclare en 1988 à la revue Pouvoirs : « L’usage établi et approuvé par le peuple peut désormais être considéré comme une des voies de la révision, concurremment avec l’article 89. Mais l’article 11 doit être utilisé avec précaution, à propos de textes peu nombreux et simples dans leur rédaction. »
Un texte bref et simple, qui ouvre un processus : c’est exactement notre premier référendum. Nous ne demandons à l’article 11 que ce que Mitterrand lui accordait.
Une porte que le Sénat a laissée ouverte
Le 6 novembre 2025, le Sénat a rejeté une proposition de loi constitutionnelle qui voulait réserver toute révision à l’article 89 et fermer la voie de l’article 11. Sa rapporteure relevait elle-même qu’un tel verrou n’aurait pas arrêté de Gaulle en 1962. Qu’on ait voulu fermer la porte prouve qu’elle existe.
La Ve République a un dernier mot. Il ne s’appelle ni Conseil d’État ni Sénat. Il s’appelle le peuple.
Les relances probables
« Le Conseil constitutionnel annulera tout. »
Après le vote, il s’est déclaré incompétent en 1962 et en 1992. Avant, il contrôle la régularité des opérations et des actes préparatoires, depuis 2000 : tant mieux, nous n’avons rien à cacher. Et notre premier référendum porte sur l’organisation des pouvoirs publics, soit les mots mêmes de l’article 11.
« L’Assemblée renversera votre gouvernement. »
C’est arrivé en 1962. Le Président a dissous (article 12), et les électeurs ont confirmé leur choix. Une censure ne fait que rendre la parole au peuple, une fois de plus.
« Aucun Premier ministre n’acceptera de proposer ce référendum. »
Le Président nomme le Premier ministre (article 8). Il nommera celui qui s’y engage, et notre engagement est public avant l’élection : personne ne pourra dire qu’il ne savait pas.
« C’est un coup d’État. »
Un coup d’État prend le pouvoir contre le peuple. Nous lui demandons son avis 2 fois, et nous nous engageons à partir s’il rejette notre Constitution. Le mot « forfaiture » a été prononcé en 1962 ; c’est de ce référendum que date l’élection du Président au suffrage universel, que plus personne n’appelle un coup d’État.
« De Gaulle avait une légitimité historique ; vous n’en avez aucune. »
La seule légitimité que reconnaît la Constitution est celle du suffrage (article 3). Un Président élu au suffrage universel en dispose, grâce précisément à la réforme de 1962. L’ironie est savoureuse.
Les pièges à éviter
- Ne dites pas « le lendemain de l’élection » : le Président prend ses fonctions à l’expiration du mandat de son prédécesseur. Dites « dès son entrée en fonctions ».
- Ne dites jamais que le oui à la Constitution emporte la sortie des traités : ce sont 2 votes distincts, et chacun peut passer sans l’autre.
- Ne dites pas que la loi du 3 juin 1958 a été adoptée par référendum : le Parlement de la IVe République l’a votée ; c’est la Constitution qu’elle annonçait qui a été soumise au peuple.
- Ne prétendez pas que les juristes sont d’accord avec nous : la majorité de la doctrine pense le contraire. Notre force est le précédent.
- Ne dites pas que le Conseil constitutionnel ne peut rien : il contrôle les actes préparatoires depuis 2000. Dites qu’il ne peut pas défaire ce que le peuple a adopté.
Pour prolonger
Dans l’Abécédaire et le Lexique du Pouvoir :
- Le pouvoir constituant
- La souveraineté populaire contre la souveraineté nationale
- La République
- Le référendum confisqué
Dans nos textes :
- Constitution d’urgence, titre XVIII, art. 4 : le référendum unificateur et l’ouverture de l’Année Zéro
- Constitution d’urgence, titre II, art. 5 : l’engagement notarié
- Protocole, titre II, art. 6 : le Conseil des Sept et l’engagement patrimonial
- Notre stratégie
Dans l’Autodéfense :
Références utiles
Les citations, les ouvrages, les études et les chiffres sur lesquels repose cette réponse, avec leurs sources. Pour vérifier, approfondir, et répondre à qui vous demandera d’où vous tenez vos arguments.
Les textes
Constitution du 4 octobre 1958, article 11, alinéas 1 et 2 (version en vigueur depuis le 25 juillet 2008) : « Le Président de la République, sur proposition du Gouvernement pendant la durée des sessions ou sur proposition conjointe des deux assemblées, publiées au Journal officiel, peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent, ou tendant à autoriser la ratification d’un traité qui, sans être contraire à la Constitution, aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions. / Lorsque le référendum est organisé sur proposition du Gouvernement, celui-ci fait, devant chaque assemblée, une déclaration qui est suivie d’un débat. »
Légifrance : consulter la source
Article 3 : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. » Article 19 : les actes du Président prévus aux articles 8 (1er alinéa), 11, 12, 16, 18, 54, 56 et 61 sont dispensés de contreseing. Article 28 : la session ordinaire « commence le premier jour ouvrable d’octobre et prend fin le dernier jour ouvrable de juin ».
Conseil constitutionnel, texte intégral : consulter la source
Loi constitutionnelle du 3 juin 1958 « portant dérogation transitoire aux dispositions de l’article 90 de la Constitution et prévoyant un référendum », adoptée par l’Assemblée nationale et le Conseil de la République : « Le projet de loi arrêté en Conseil des ministres, après avis du Conseil d’État, est soumis au référendum. »
Premier des 5 principes : « Seul le suffrage universel est la source du pouvoir. » Texte : consulter la source
Constitution d’urgence du #PIC, Titre XVIII, article 4 (texte en vigueur le 2 octobre 2026) : le Président élu « engage la procédure référendaire sans délai, dès son entrée en fonctions et au plus tard dans les huit jours qui la suivent, par toutes les voies que lui ouvre la Constitution alors en vigueur, y compris un premier référendum ouvrant le processus constituant et en fixant les règles » ; en cas de rejet, il « remet sa démission dans les huit jours de la proclamation des résultats ». consulter la source
Les précédents
Référendum du 21 octobre 1945. Question 1 : « Voulez-vous que l’Assemblée élue ce jour soit constituante ? » Oui : 96,37 % des exprimés. Question 2 sur l’organisation provisoire des pouvoirs publics jusqu’à la nouvelle Constitution : oui, 66,48 %.
Base : ordonnance du Gouvernement provisoire du 17 août 1945. consulter la source
Référendum du 28 septembre 1958. « Approuvez-vous la Constitution qui vous est proposée par le Gouvernement de la République ? » Oui : 82,6 % selon le tableau du Conseil constitutionnel (79,25 % en métropole selon la Digithèque MJP). consulter la source
Référendum du 28 octobre 1962. Lettre de Georges Pompidou du 2 octobre 1962 et décret n° 62-1127 du même jour, visant les articles 3, 11, 19 et 60. Oui : 62,25 %. consulter la source
Motion de censure du 4 décembre 2024. La deuxième censure adoptée sous la Ve République, après celle d’octobre 1962. La Chaîne parlementaire : « Le seul précédent remonte à 1962, alors que Georges Pompidou était chef du gouvernement ». consulter la source
Charles de Gaulle, allocution du 20 septembre 1962 : « la souveraineté nationale appartient au peuple et elle lui appartient évidemment, d’abord, dans le domaine constituant. » consulter la source
Référendum du 27 avril 1969. Non : 52,41 %. Communiqué du 28 avril : « Je cesse d’exercer mes fonctions de Président de la République. Cette décision prend effet aujourd’hui à midi. » consulter la source
La jurisprudence
Conseil constitutionnel, décision n° 62-20 DC du 6 novembre 1962, cons. 2 : les lois visées par l’article 61 « sont uniquement les lois votées par le Parlement et non point celles qui, adoptées par le Peuple à la suite d’un référendum, constituent l’expression directe de la souveraineté nationale ». consulter la source — confirmé par la décision n° 92-313 DC du 23 septembre 1992 : consulter la source
Décision n° 92-312 DC du 2 septembre 1992, cons. 19 : sous réserve des limitations résultant des articles 7, 16 et 89, alinéas 4 et 5, « le pouvoir constituant est souverain ». consulter la source
Décision n° 2005-31 REF du 24 mars 2005, cons. 6 : « ce n’est qu’après que le Président de la République a décidé, par décret, de soumettre au référendum un projet de loi à la demande du Gouvernement que celui-ci doit faire devant chaque assemblée une déclaration suivie d’un débat ».
La même décision examine la régularité du décret de convocation, contrôle admis depuis la décision Hauchemaille du 25 juillet 2000. consulter la source
Les voix qui comptent
François Mitterrand, entretien à la revue Pouvoirs, n° 45, avril 1988 : « L’usage établi et approuvé par le peuple peut désormais être considéré comme une des voies de la révision, concurremment avec l’article 89. Mais l’article 11 doit être utilisé avec précaution, à propos de textes peu nombreux et simples dans leur rédaction. » consulter la source
François Mitterrand, Le Coup d’État permanent, Plon, 1964 : le pamphlet de l’opposant contre les institutions gaulliennes, 24 ans avant l’entretien à Pouvoirs.
Guy Carcassonne et Marc Guillaume, La Constitution, Points, 2016 : « Une loi adoptée par référendum […] prend la place que son contenu lui donne. » (cité par le rapport du Sénat ci-dessous).
Sénat, rapport n° 91 (2025-2026) de Lauriane Josende sur la proposition de loi constitutionnelle visant à réserver la révision à l’article 89, rejetée le 6 novembre 2025 : la synthèse officielle la plus complète sur le sujet, y compris les arguments contraires. consulter la source — dossier : consulter la source
Délais constatés entre le décret et le vote
1958 : 24 jours · avril 1962 : 19 · octobre 1962 : 26 · 1969 : 25 · 1972 : 18 · 2000 : 74 · 2005 : 81.
Aucun délai minimal n’est fixé par la Constitution ; le Conseil constitutionnel doit être consulté sur l’organisation des opérations (ordonnance n° 58-1067, art. 46).
Conseil constitutionnel, décision n° 2003-469 DC du 26 mars 2003, considérant 2 : « le Conseil constitutionnel ne tient ni de l’article 61, ni de l’article 89, ni d’aucune autre disposition de la Constitution le pouvoir de statuer sur une révision constitutionnelle ». consulter la source
Version 2 du 2 octobre 2026 — titre nouveau ; encadré « Entre nous » ; réponse courte resserrée ; 1945 comme précédent du double référendum ; Mitterrand lu jusqu’au bout ; ce que nous concédons à la doctrine. Version 1.6 du 29 septembre 2026 — la seconde question, sur la sortie des traités, porte sur une loi constitutionnelle distincte et produit ses effets même si la Constitution est rejetée. Version 1.5 du 28 septembre 2026 — le second temps mentionne la question distincte sur la sortie des traités européens, posée le même jour. Version 1.4 du 27 septembre 2026 — la section devient l’Autodéfense, kit de répartie du #PIC. Version 1.3 du 25 septembre 2026, au soir — harmonisation avec la Constitution d’urgence et le Protocole amendés le même jour (référendum engagé dès l’entrée en fonctions, engagement notarié unique, Conseil de l’Année Zéro subordonné à l’adoption, citations et chiffres vérifiés). Version 1.2 du 25 septembre 2026 — ajout de relances, de références et de développements tirés des cailloux blancs et des directs, vérifiés ; alignement sur le Protocole (Titre II, article 6, version 3 du 25 septembre) : en cas de rejet, c’est le président élu qui démissionne, et le référendum est convoqué dès l’entrée en fonctions. Version 1.1 du 25 septembre 2026 — ajout de la ligne des sources, des renvois vers l’Abécédaire, le Lexique du Pouvoir et nos textes, et du bloc « Pour prolonger ». Version 1 du même jour — première publication.
Le procédé, dans le Lexique du Pouvoir : L’architecture de capture systémique · Le verrou de l’article 89
Le mot juste, dans l’Abécédaire : Le pouvoir constituant · La souveraineté populaire contre la souveraineté nationale · La République
Pour agir : la méta-candidature en trois temps
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