S’outiller · la méthode
L’indignation est une étincelle. La compétence est un moteur.
Trois lexiques se lisent ensemble. On pose les mots de la démocratie, on décode les procédés qui la neutralisent, puis on s’arme pour le débat. Chaque entrée du Lexique renvoie d’ailleurs à son versant lumineux dans l’Abécédaire.
Les textes de référence
Tout est écrit, et tout est commentable.
Un mouvement qui demande votre confiance doit d’abord montrer ses règles. Les nôtres sont en ligne, article par article, et chacun peut y laisser un commentaire.
Le Manifeste
Le constat, la cause des causes, la stratégie et la promesse, en une dizaine de chapitres.
Lire le Manifeste →La Constitution d’urgence
Le texte que nous soumettrons au référendum : le peuple souverain, un Conseil des Sept sans chef, cinq cercles de citoyens.
Ouvrir la Constitution →Le Protocole
Comment le mouvement décide, coopte, arbitre et sanctionne. La discipline n’y est pas une intention : elle est écrite.
Lire le Protocole →Notre stratégie
L’involution et la méta-candidature : entrer dans le système par sa clé de voûte, pour rendre la décision au peuple.
Notre stratégie →Se former
La démocratie est un métier. On nous l’a fait désapprendre.
En face, il y a des cercles de réflexion, des conseillers en communication et des spécialistes de l’opinion. L’intuition citoyenne ne suffit pas : il faut une doctrine solide et des réflexes exercés. Deux lieux s’y emploient.
La doctrine
L’Observatoire de la pensée démocratique
Nous ne partons pas de rien. Vingt-cinq siècles de pensée politique ont déjà exploré presque tout ce que nous proposons : le tirage au sort, le mandat révocable, la subsidiarité ascendante, qui veut que chaque décision soit prise au plus près de ceux qu’elle concerne.
L’ambition de l’Observatoire est aussi de dresser, sujet par sujet, une cartographie des possibles : trois ou quatre options argumentées, avec leurs coûts et leurs risques, plutôt qu’une ligne à suivre. Contre le « il n’y a pas d’alternative », la seule réponse honnête est de montrer les alternatives.
Visiter l’Observatoire →Les réflexes
L’Université populaire de l’intelligence collective
- L’autodéfense intellectuelle. Repérer les biais, les sophismes et les éléments de langage ; comprendre comment la peur et la colère court-circuitent le jugement.
- La maîtrise de son attention. Savoir débrancher, pour ne plus offrir son « temps de cerveau disponible », selon le mot d’un ancien patron de TF1.
- La culture de la controverse. Mettre une idée à l’épreuve avant de la défendre, confier à quelqu’un le rôle de l’avocat du diable, et chercher d’abord sur quoi l’on n’est pas d’accord.
Agir sur le terrain
La stratégie de la mayonnaise.
Comment parler de Constitution à des gens épuisés par les fins de mois ? En ne séparant jamais les deux.
Pour qu’une mayonnaise prenne, il faut émulsionner deux ingrédients qui ne se mélangent pas d’eux-mêmes. L’huile, c’est le quotidien : une maternité qui ferme, une zone à faibles émissions, une facture qui explose, un projet imposé sans consultation. C’est ce qui met les gens en colère aujourd’hui. Le jaune d’œuf, c’est le constituant : le référendum d’initiative citoyenne, la souveraineté, la Constitution. C’est ce qui donne à l’ensemble sa tenue.
Nous ne disons donc pas « lisez la Constitution ». Nous menons les combats concrets, un combat après l’autre, et à chaque étape nous posons la même question : ne serait-il pas plus simple de pouvoir décider nous-mêmes, plutôt que de devoir descendre dans la rue pour empêcher chaque mauvaise loi ?
C’est ainsi qu’une colère passagère devient une exigence durable. Le besoin du référendum naît de l’expérience de son absence.
S’entraîner à décider
Les RIC spontanés
Une question, des urnes, un dépouillement public : une votation organisée par des citoyens, sans valeur juridique mais parfaitement légale. Les groupes qui les lancent, nos « commandos d’initiative », y apprennent la souveraineté par la pratique.
Le mode d’emploi, dans l’Abécédaire →Commencer par sa commune
Convaincre un maire
Les communes ont tout à gagner à la Constitution d’urgence. Un argumentaire, les objections à prévoir et une lettre prête à envoyer.
Le kit du maire →S’organiser
Ni chef providentiel, ni assemblée qui tourne en rond.
Les mouvements citoyens des dernières années ont souvent échoué faute de structure. La féministe américaine Jo Freeman l’avait décrit au début des années 1970, dans « La tyrannie de l’absence de structure » : l’absence de règles ne supprime pas le pouvoir, elle le rend invisible, et donc incontrôlable. Le #PIC a choisi des règles écrites.
La sollicitation d’avis
Celui qui fait décide, après avoir consulté les personnes compétentes et celles que la décision touchera. Puis il en répond. Fini la réunionite.
Dans l’Abécédaire →Le désaccord comme méthode
Nous venons de la droite, de la gauche et d’ailleurs. Le conflit d’idées est un carburant, à condition de trancher par des procédures respectées de tous.
La démocratie agonistique →La Forge
Le cœur opérationnel du mouvement, auquel on accède par cooptation. On y travaille à visage découvert, selon des règles connues d’avance.
La Forge dans le Protocole →Postuler à la Forge →L’intelligence collective
Un groupe varié voit ce qu’un groupe homogène ne voit pas. Encore faut-il des méthodes pour que la somme des idées ne tourne pas au brouhaha.
Dans l’Abécédaire →Il ne manque plus que votre volonté.
Les outils sont là. Ne venez pas pour vous plaindre ensemble : venez si vous voulez faire, à la mesure du temps dont vous disposez.
Vous voulez aider le #PIC ?
Pour que le peuple ait le dernier mot, votre maire doit dire le premier.
C’est ici, à la porte de votre mairie, que la démocratie directe peut exister deux fois : dans votre commune, qui reprend la main sur ce qui la regarde, et dans le pays tout entier, où elle n’entrera en 2027 qu’avec la signature de 500 maires.
Le #PIC en une phrase
Le premier mot aux communes, le dernier mot au peuple.
Une signature de maire, trois messages
- Au pouvoir central« Rendez à ma commune son autonomie. »
- À ses administrés« Faisons vivre la démocratie locale ensemble. »
- Au pays tout entier« Le dernier mot revient au peuple. »
Là où vous pouvez tout changer
Sans ces 500 présentations, la Constitution que nous écrivons ensemble ne sera jamais soumise au peuple. Or trois maires sur quatre n’ont présenté personne en 2022 : ils ne sont pas hostiles, ils attendent une raison de signer qui ne les range derrière aucun camp.
Cette raison, nous l’avons écrite pour eux, dans une page qui leur parle directement : leurs objections, nos réponses, et ce que notre Constitution change pour leur commune. Une signature de maire est à la fois un message local et une porte nationale : sa commune dit ce qu’elle veut, et la démocratie directe entre dans l’élection présidentielle.
Votre part tient en une conversation : parler à votre maire, lui laisser le tract, lui donner l’adresse de sa page. Personne ne le convaincra mieux que quelqu’un de sa commune.
