S’engager · rejoindre la Forge

Vous voulez rejoindre le noyau dur du #PIC ? C’est ici.

La Forge (l’équipe stratégique du #PIC) est l’équipe qui conçoit la stratégie du mouvement et la déploie. Si vous êtes sur cette page, c’est que vous envisagez d’en être. Voici, sans détour, ce qu’elle est, ce qu’elle exige, et comment on y entre : par cooptation, selon des règles écrites que chacun peut lire et commenter.

« Nul n’y entre sans l’avoir demandé, nul n’y reste sans y travailler. »
Le Protocole, Titre II, article 3.

Ce qu’elle est

Une forge, pas une église.

Le noyau opérationnel du mouvement, avec des règles écrites plutôt que des allégeances. Rien de mystérieux, rien de solennel : une organisation militante comme il en existe partout.

Le #PIC connaît deux statuts, « également honorables et de nature différente » (Titre IV, article 1 du Protocole). L’adhérent entre dans le cerveau collectif : il y débat, y propose et vote en plénière, contribue à son rythme et ne doit de comptes qu’à lui-même. Le membre de la Forge y vote au même titre ; il conçoit en outre, exécute et engage le mouvement par sa parole.

Toute association qui agit fonctionne ainsi : un cercle large qui soutient et débat, un groupe qui tient les dossiers au quotidien. La Forge est ce groupe. Ce qui la distingue n’est pas son importance, c’est sa forme : on y entre par cooptation, selon une procédure publique, et l’on y travaille selon des règles écrites plutôt que selon la faveur d’un chef.

Le nom vient de notre propre corpus. Le #PIC n’est pas une église mais un atelier « où les idées se façonnent à chaud, sous les coups, et où l’on juge une proposition à ce qu’elle devient une fois frappée » (Titre II, article 3). Dans une église, on récite. Dans une forge, on essaie, on rate, on recommence.

Ce qu’elle fait

Le travail ordinaire d’une équipe militante.

Quatre verbes, ceux du Protocole. Le gros du travail est rarement spectaculaire : c’est lui qui permet au reste d’exister.

Concevoir

Préparer ce que le mouvement propose

Orientations, textes, campagnes. Ce qui se publie reste ouvert au commentaire, article par article, comme la Constitution d’urgence et le Protocole.

Décider

Trancher, puis s’y tenir

Une fois prise, une décision devient celle de tous, quel qu’ait été le vote de chacun. C’est la contrepartie du droit au désaccord : liberté du débat avant, loyauté d’exécution après.

Titre V, article 4 →

Exécuter

Faire ce qui a été décidé

Organiser, écrire, publier, répondre, tenir les outils. Aucune dépense ni prestation rémunérée sans discussion, vote et contrat écrit ; tout le reste est bénévole.

Titre V, article 5 →

Porter la parole

Engager le mouvement en public

Le membre de la Forge parle au nom du #PIC. Il le fait selon les règles de la parole publique, que le Protocole fixe comme le reste.

Titre VIII, article 5 →

Ce qu’elle n’est pas

Cinq malentendus à dissiper.

Pas une église

On n’y récite rien. La critique du mouvement, de ses décisions et de ses responsables est libre, en interne comme en public, pendant l’engagement comme après. Seul le dénigrement est proscrit, et il est défini strictement.

Titre VII, article 5 →

Pas un état-major occulte

Tout ce qui la gouverne est public : qui peut y entrer, qui peut s’y opposer et pour quels motifs, comment on en sort, comment on en est exclu. Chaque article se commente.

Titre IV du Protocole →

Pas le cerveau collectif

Le cerveau collectif, ce sont tous les membres et adhérents engagés du #PIC ; c’est lui que réunit la plénière. La Forge en fait partie. Elle ne le remplace pas.

Pas un commando

Personne n’y agit dans l’ombre ni hors des règles communes. Entre membres, l’identité de chacun est connue et vérifiable ; face au monde extérieur, et pour les adhérents, l’anonymat reste protégé.

Titre IV, article 5 →

Pas une agora

La démocratie pour laquelle nous nous battons se joue à l’échelle d’un peuple, et la contradiction y est, à bon droit, rugueuse. La Forge est une équipe de bénévoles : on s’y contredit sur le fond, on s’y respecte dans la forme.

Titre V, article 7 →

Comment on y entre

Par cooptation, selon une procédure écrite.

L’entrée dans la Forge ne s’obtient « ni par l’ancienneté ni par l’insistance ». Elle suit la procédure du Titre IV du Protocole, que voici en clair.

  1. Vous proposez votre candidature

    Sur la page Postuler à la Forge. Nul n’y entre sans l’avoir demandé : la démarche vient toujours de vous.

  2. Vous répondez aux questionnaires d’entrée

    Vos réponses restent confidentielles. Elles sont effacées sur simple demande si vous quittez un jour le mouvement (Titre IV, article 3).

  3. Votre candidature est présentée aux membres

    Elle l’est formellement, sur le canal sécurisé principal du mouvement, devant les membres de la Forge.

  4. Vingt et un jours francs d’opposition

    Chaque membre de la Forge peut s’opposer à votre entrée, pour deux motifs seulement : la sécurité opérationnelle ou l’intégrité morale (duplicité documentée, profil de saboteur, toxicité comportementale établie). Une opposition fondée sur vos convictions politiques, religieuses ou philosophiques, ou sur vos alliances passées, est nulle. Toute opposition doit être motivée devant le Collège des Soixante-dix-sept, qui la lève si elle s’avère sans fondement factuel (Titre IV, article 4).

  5. Le silence vaut consentement

    Passé ce délai, l’absence d’objection formelle vaut accord, et aucune opposition tardive n’est recevable. Vous êtes membre de la Forge.

Vous venez tout juste d’être coopté ? Vos premières semaines, la façon dont on travaille, les messageries à rejoindre : tout est dans le guide. Le guide de la Forge →

Le contrat

Ce qu’elle exige. Ce qu’elle garantit.

Faire partie de la Forge « n’est pas un droit mais une charge ». Rien de ce qui suit n’est une promesse de circonstance : tout est écrit dans le Protocole, et tout s’y commente.

Elle exige

  • Du travail. « Nul n’y reste sans y travailler. » Le Protocole ne fixe pas d’horaire ; il demande une disponibilité supérieure à celle qu’on attend d’un adhérent (Titre II, article 3).
  • Votre identité. Entre membres, l’identité réelle de chacun est connue et vérifiable : c’est le socle de la confiance (Titre IV, article 5).
  • La loyauté d’exécution. On débat avant, on exécute après. Le doute s’exprime, mais par le canal du doute, avec un destinataire et une proposition.
  • La confidentialité. Délibérations non publiques, documents de travail et échanges internes restent confidentiels, pendant l’engagement et trois ans après le départ (Titre VII, article 5).
  • La probité. Aucune dépense engagée sans discussion, vote et contrat écrit ; les règles de l’argent sont au Titre VI.

Elle garantit

  • Votre part de la décision. Le membre de la Forge conçoit, décide, exécute et parle au nom du mouvement. C’est ce qu’elle offre : pas une place, une part du travail et de la décision.
  • Le droit de critiquer. Nul ne peut être inquiété pour avoir critiqué le mouvement, ses décisions ou ses responsables, dedans comme dehors (Titre VII, article 5).
  • Une procédure contradictoire. Nul n’est révoqué sans motif. La révocation est prononcée par le Collège des Soixante-dix-sept au terme d’une procédure contradictoire, et vos voies de recours de droit commun restent entières (Titre IV, article 7).
  • Le droit de vous en aller. À tout moment, sans avoir à vous justifier, sans reproche. Une sortie loyale emporte l’effacement de vos données personnelles sensibles après une période de sûreté (Titre IV, article 6).
Ce qu’elle ne promet pas. Ni poste, ni carrière, ni rémunération : tout travail est bénévole, sauf prestation votée et contractée dans les formes (Titre V, article 5).

Questions fréquentes

Avant de postuler.

Combien de temps faut-il y consacrer ?

Le Protocole ne fixe aucun horaire, et nous ne vous en promettrons pas un. Il pose une règle plus simple : nul n’y reste sans y travailler. Si vous ne pouvez donner que quelques minutes par semaine, les autres marches de l’engagement sont faites pour cela, et elles comptent autant.

Faut-il partager toutes les idées du #PIC ?

Non. Un membre de la Forge ne peut pas s’opposer à votre entrée à cause de vos convictions politiques, religieuses ou philosophiques, ni de vos alliances passées : une telle opposition est nulle (Titre IV, article 4). Ce qu’on vous demande tient à la méthode, pas à l’opinion : débattre librement avant la décision, l’exécuter loyalement après.

Pourquoi renoncer à l’anonymat ?

Pas vis-à-vis du public : seulement entre membres de la Forge. On ne confie pas des décisions, des documents de travail et la parole du mouvement à des inconnus. L’anonymat reste un réflexe légitime face au monde extérieur, et il demeure protégé pour les adhérents (Titre IV, article 5).

Pourquoi ne pas dire qui en fait partie ?

Parce que l’engagement de chacun lui appartient. Révéler sans son accord l’identité ou l’engagement d’un membre, ou d’un ancien membre, est une faute au sens du Protocole (Titre VII, article 5). La Forge se juge à ce qu’elle produit, pas à sa liste.

Et si je veux partir ?

Vous partez. À tout moment, sans vous justifier, sans qu’aucun reproche puisse vous être fait : « le droit de s’en aller est un droit, non une faveur » (Titre IV, article 6). Seules demeurent, trois ans durant, la confidentialité de ce qui était interne et l’interdiction du dénigrement. La critique, elle, reste libre.

Quelle différence avec l’adhésion ?

L’adhérent soutient et participe à son rythme, au sein du cerveau collectif ; il ne doit de comptes qu’à lui-même. Le membre de la Forge prend une charge : il travaille régulièrement, selon les règles du Protocole. Pour adhérer, c’est ici.

Si c’est pour vous, postulez.

La Forge (l’équipe stratégique du #PIC) est la cinquième marche de l’engagement, pas la seule. On peut aussi prendre le pari, suivre et soutenir, adhérer ou agir près de chez soi.