« Le #PIC s’allie avec n’importe qui »

On vous dit :

« Vous vous vantez de parler à tout le monde et de n’exclure personne. Demain, vous serrerez la main de l’extrême droite ; après-demain, celle de l’extrême gauche. Qui s’allie avec tout le monde n’a pas de principes : ou vous êtes naïfs, ou vous servez de marchepied à ceux qui n’attendent qu’un partenaire présentable pour sortir de leur isolement. L’histoire est pleine de ces alliances de circonstance qui ont porté les pires au pouvoir, parce que des gens raisonnables croyaient pouvoir les tenir. Dis-moi avec qui tu t’allies, je te dirai qui tu es. »

Voici ce que vous pouvez répondre

Parler et s’allier sont 2 choses, et nous ne les confondons pas. Parler, c’est reconnaître un citoyen : nul n’est exclu de la délibération.

S’allier est autre chose, et notre Protocole en fixe le critère : vouloir rendre au peuple la décision confisquée, et renoncer à la violence. Alors, sur un objet précis, public et limité, nous pouvons agir avec des gens qui nous contredisent ailleurs, sans fusion ni programme commun.

Qui s’allie sur tout se dissout ; qui ne parle à personne s’enferme. Ce n’est pas un manque de principes : c’est notre principe.

Sources : #PIC, Protocole · Chantal Mouffe · Hannah Arendt · Nella Van Dyke et Holly J. McCammon — le détail et les citations sont dans l’onglet « Références utiles ».

Pour aller plus loin

Débattre, coopérer, adhérer

L’objection repose sur une confusion de verbes. Elle prend pour une alliance ce qui n’est qu’une conversation, et pour une adhésion ce qui n’est qu’une coopération. Le #PIC distingue 3 gestes, et ne les accorde pas aux mêmes personnes.

Débattre, il le fait avec tous : l’article 8 du Titre IV de son Protocole pose qu’il « parle à quiconque accepte de débattre avec lui : tout interlocuteur est un citoyen, et nul n’est exclu de la délibération ».

Coopérer, il ne le fait qu’avec ceux qui partagent son but, et sur un objet déterminé.

Adhérer, il ne le fait jamais : il n’a pas de programme à mettre en commun, puisqu’il « ne présente pas de programme et ne s’engage sur aucun contenu de politique publique » (Protocole, Titre I, art. 6), et il ne se fond dans aucune organisation, pas plus qu’il n’en absorbe.

La riposte « Convergez ! » a dit pourquoi nous refusons la fusion sur commande ; celle-ci dit avec qui nous acceptons d’agir, et à quelles conditions.

Parler à un adversaire n’est pas pactiser avec lui.

C’est même, pour Chantal Mouffe, la définition de la démocratie : l’autre n’y est plus un ennemi à détruire, mais un adversaire, « somebody whose ideas we combat but whose right to defend those ideas we do not put into question » (quelqu’un dont nous combattons les idées, mais dont nous ne contestons pas le droit de les défendre ; notre traduction).

Hannah Arendt allait plus loin : la diversité des hommes n’est pas un obstacle à la politique, elle en est la condition.

« La pluralité est la condition de l’action humaine, parce que nous sommes tous pareils, c’est-à-dire humains, sans que jamais personne soit identique à aucun autre homme ayant vécu, vivant ou encore à naître. »

Et le pouvoir, pour elle, ne naît que de l’action concertée ; il n’est jamais la propriété d’un seul, il appartient à un groupe aussi longtemps que ce groupe reste uni. Qui ne veut agir qu’avec ses semblables se condamne à l’impuissance, ou à la secte.

Le critère : un but, un refus, un objet

Le critère tient en une phrase de l’article 8 : les alliances du mouvement « se nouent avec des citoyens et des organisations qui veulent, comme lui, rendre au peuple la décision confisquée — démocratie directe, référendum d’initiative citoyenne, libération de la souveraineté populaire — qui s’interdisent la violence, ce qui s’apprécie sur des faits publics (appels, actes, condamnations) et non sur des réputations, et qui ne mettent en cause ni l’égale dignité des personnes ni les droits que la Constitution d’urgence place hors d’atteinte de tout vote, quelles que soient par ailleurs leurs oppositions avec lui ».

Un but partagé, un refus partagé ; sur le reste, chacun reste libre.

La forme de l’alliance est aussi réglée que le choix du partenaire. Elle « porte sur un objet précis, public et limité dans le temps », elle ne vaut « ni fusion, ni absorption, ni subordination », et n’emporte aucun transfert de nom, d’adhérents, de fichiers ou de fonds.

Aucune ne peut être conclue au nom du #PIC sans discussion en plénière, vote et écrit qui en fixe l’objet, la durée, les engagements de chaque partie et l’identité des signataires ; les alliances en vigueur sont publiées sur le site.

On nous reproche de n’avoir pas de principes : en voici un, écrit, opposable, et qui ne varie pas selon l’interlocuteur. Ce n’est pas la couleur du partenaire qui est jugée, c’est ce qu’il veut faire du pouvoir de décider.

La sociologie des mouvements sociaux donne raison à cette forme étroite. Nella Van Dyke et Holly McCammon ont consacré en 2010 un ouvrage collectif, Strategic Alliances, aux conditions dans lesquelles des mouvements différents s’allient.

En faisant la synthèse de ces travaux en 2017, Van Dyke et Bryan Amos définissent la coalition comme une collaboration « wherein distinct organizations pool resources to pursue shared goals » (où des organisations distinctes mettent en commun des ressources pour poursuivre des buts partagés ; notre traduction) : distinctes, elles le restent.

Ils tranchent aussi un vieux débat : une affinité idéologique lâche suffit aux alliances ponctuelles, quand les coalitions intensives, qui obligent à tout préparer ensemble, exigent une proximité bien plus grande.

Le sociologue Jeffrey Haydu l’a montré sur le mouvement pour une alimentation pure de la fin du XIXe siècle, où des fermiers, des militantes de la tempérance et une ligue de consommatrices agissaient ensemble, chacun pour ses raisons : ces lectures multiples « were not obstacles to building a wide coalition […]. They instead helped make a broader coalition possible » (n’ont pas empêché une large coalition […] ; elles l’ont au contraire rendue possible ; notre traduction).

Suzanne Staggenborg, qui étudiait dès 1986 les coalitions du mouvement pour le droit à l’avortement, observait qu’elles naissent de menaces ou d’occasions exceptionnelles, qu’elles se défont sous les conflits idéologiques, et qu’elles tiennent quand elles s’en tiennent à des actions trop coûteuses pour une seule organisation.

Réunir des parrainages en est une. C’était déjà, en 1903, le vœu de Moisei Ostrogorski : des associations formées pour un seul objet, et dissoutes une fois l’objet atteint.

La science politique dit la même chose à une autre échelle.

Le cadre des coalitions de cause, que Paul Sabatier élabore à partir de 1987, décrit des acteurs venus de positions très diverses, élus, fonctionnaires, responsables d’associations, chercheurs, qui partagent « a particular belief system » (un système de croyances particulier ; notre traduction) sur un domaine de l’action publique et agissent de concert pendant des années.

Ce cadre écarte expressément l’idée que des coalitions de circonstance, à la composition changeante, domineraient la décision : ce qui tient une coalition, c’est une conviction commune sur le cœur d’un sujet, non l’intérêt du moment. C’est exactement notre critère.

Nous ne cherchons pas des partenaires de commodité, mais des citoyens qui partagent une seule conviction et la tiennent pour décisive : le peuple doit pouvoir décider lui-même. Sur tout le reste, ils peuvent nous combattre, et ils le feront.

Des adversaires qui ont agi ensemble

L’histoire parle plus fort que les modèles. Le 27 mai 1943, rue du Four, Jean Moulin réunit les mouvements de résistance, 2 syndicats et 6 partis ; on oublie souvent la largeur de l’arc.

Le Parti communiste y siège à côté de la SFIO, des démocrates-chrétiens de Georges Bidault, de la droite modérée de l’Alliance démocratique et de la droite catholique et conservatrice de la Fédération républicaine.

Le but était unique ; la limite est connue, puisque le Conseil a fini par adopter un programme, et le #PIC retient l’union sur un objet plutôt que le programme. 20 ans plus tard, la loi américaine sur les droits civiques ne passe qu’au prix d’une alliance d’adversaires.

Au Sénat, le démocrate Hubert Humphrey et le républicain Thomas Kuchel la défendent ensemble contre les démocrates du Sud, qui l’enlisent par l’obstruction ; le 10 juin 1964, le chef de la minorité républicaine, Everett Dirksen, apporte les voix qui manquent, et la clôture des débats est votée par 71 voix contre 29.

« Stronger than all the armies is an idea whose time has come » (plus fort que toutes les armées est une idée dont l’heure est venue ; notre traduction), lance-t-il en citant Victor Hugo.

La ligne de partage ne passait pas entre les partis : elle passait à l’intérieur de chacun.

La France et la Suisse en connaissent des formes plus modestes.

Le 9 avril 2019, 248 parlementaires déposent la proposition de loi qui ouvre le premier référendum d’initiative partagée, contre la privatisation d’Aéroports de Paris : 101 socialistes et 76 Républicains, des insoumis, des communistes, des centristes.

Aucun n’a renoncé à ses convictions ; tous voulaient que le peuple tranche (l’échec de la collecte est raconté dans la riposte « Le référendum d’initiative partagée existe déjà »).

Le « non » du 29 mai 2005, lui, additionna dans l’urne des électeurs du Front national, de Philippe de Villiers, des communistes et de l’extrême gauche, sans alliance : chaque camp eut ses tribunes et ses raisons.

Une convergence de votes n’est pas une coalition ; et quand ce « non » fut contourné 3 ans plus tard, ce sont tous ces électeurs, de droite comme de gauche, qui furent dépossédés ensemble. En Suisse, où l’on vote plusieurs fois par an, ces rencontres sont la routine.

En 2020, l’initiative pour des multinationales responsables, portée par des organisations non gouvernementales et soutenue par les Églises, reçoit aussi l’appui d’un comité bourgeois où siègent des membres du Parti libéral-radical et de l’UDC, contre la ligne de leurs propres partis ; elle recueille 50,7 % des suffrages, mais échoue devant la majorité des cantons.

La presse suisse parle d’« alliance contre nature » chaque fois que l’UDC et la gauche votent ensemble, encore en juin 2026 : le mot dit la surprise, il ne dit pas le scandale.

« Dis-moi qui tu fréquentes »

Le proverbe a une origine savoureuse. Au dixième chapitre de la seconde partie de Don Quichotte, Sancho, envoyé au Toboso à la recherche d’une Dulcinée introuvable, se parle à lui-même : son maître est « un loco de atar » (un fou à lier), et lui-même doit l’être davantage, puisqu’il le suit et le sert, « si es verdadero el refrán que dice: “Dime con quién andas, decirte he quién eres” » (s’il est vrai, le proverbe qui dit : « Dis-moi avec qui tu vas, je te dirai qui tu es » ; notre traduction).

Fort de cette sagesse, il décide aussitôt de tromper son maître.

Les logiciens ont nommé le procédé : la culpabilité par association, que l’Internet Encyclopedia of Philosophy définit comme la forme d’attaque personnelle où l’on tient quelqu’un pour fautif « because of the group he or she associates with » (en raison du groupe qu’il fréquente ; notre traduction).

Son exemple est cruel : on accusait de complaisance envers le communisme Dean Acheson, l’architecte de la politique d’endiguement de Truman. Notre Lexique du Pouvoir range ce mécanisme sous la reductio ad Hitlerum.

La bonne question n’est pas « avec qui ? », mais « pour quoi faire, et à quelles conditions ? ».

L’objection a pourtant une version forte, qu’il faut regarder en face.

Steven Levitsky et Daniel Ziblatt ouvrent La Mort des démocraties par un chapitre intitulé « Fateful Alliances », les alliances fatales : en 1922 comme en 1933, des conservateurs crurent pouvoir se servir de Mussolini et de Hitler, et l’un des architectes de la combinaison de janvier 1933 assurait : « We’ve engaged him for ourselves » (nous l’avons engagé pour notre compte ; notre traduction).

Leur diagnostic : ce marché de dupes « often mutates to the benefit of the insurgent, as alliances provide outsiders with enough respectability to become legitimate contenders for power » (tourne souvent au profit de l’insurgé, car les alliances donnent aux outsiders assez de respectabilité pour devenir des prétendants légitimes au pouvoir ; notre traduction).

Mais regardons ce qui fut échangé : une chancellerie, une présidence du Conseil, ce que les auteurs appellent une abdication collective, « the transfer of authority to a leader who threatens democracy » (le transfert de l’autorité à un chef qui menace la démocratie ; notre traduction). Notre critère interdit précisément cet échange.

Nous ne remettons de pouvoir à personne ; l’objet de nos alliances est de rendre la décision au peuple, qui pourra dire non à nos alliés comme à nous ; nos partenaires doivent renoncer à la violence, que les chemises noires et les sections d’assaut pratiquaient au grand jour ; et nul ne repart de chez nous avec un programme, un nom ou un fichier.

Quant à la respectabilité, la seule que nous reconnaissions vient des électeurs, et le référendum est justement l’épreuve où l’on peut la perdre.

La responsabilité plutôt que la pureté

Refuser toute alliance pour garder les mains propres serait confortable.

Max Weber a décrit ce confort en 1919, dans Le Métier et la vocation d’homme politique : l’éthique de la conviction s’en remet au monde des conséquences de ses actes, quand l’éthique de la responsabilité exige « daß man für die (voraussehbaren) Folgen seines Handelns aufzukommen hat » (que l’on réponde des conséquences prévisibles de ses actes ; notre traduction).

Weber ne les opposait pas absolument : il y voyait des « Ergänzungen », des compléments, qui ensemble font l’homme capable de politique.

Un mouvement qui laisserait le référendum d’initiative citoyenne hors d’atteinte pour ne jamais agir à côté d’un adversaire garderait des convictions intactes et un bilan nul.

Churchill le disait plus crûment le soir du 21 juin 1941, selon le récit de son secrétaire que ses Mémoires reproduisent : « If Hitler invaded Hell I would make at least a favourable reference to the Devil in the House of Commons » (si Hitler envahissait l’enfer, je ferais au moins une allusion favorable au diable devant la Chambre des communes ; notre traduction).

Le lendemain, annonçant l’aide à l’URSS, il ajoutait : « No one has been a more consistent opponent of Communism than I have for the last twenty-five years. I will unsay no word that I have spoken about it » (nul n’a combattu le communisme plus constamment que moi depuis 25 ans ; je ne retire aucun mot de ce que j’en ai dit ; notre traduction).

Coopérer sans se renier : c’est la méthode que nous retenons. Pas l’allié : notre critère aurait écarté Staline, qui ne rendait la décision à personne et gouvernait par la terreur.

Reste un paradoxe, que le fondateur du #PIC assume : c’est peut-être parce que nos désaccords sont nombreux que ces alliances sont nécessaires.

Un référendum d’initiative citoyenne conquis par un seul camp serait son trophée, et l’autre moitié du pays le tiendrait pour une arme tournée contre elle ; conquis ensemble, par des gens qui se combattront ensuite devant les urnes, il appartiendra à tous, et chacun aura intérêt à ce qu’il dure.

Notre Protocole le dit déjà de nos membres : « Nous ne nous rassemblons pas malgré nos divergences, mais à cause d’elles » (Titre I, art. 3). Encore faut-il tenir la porte sans la laisser forcer.

L’article 8 énumère les signaux qui suspendent une décision, l’urgence imposée, l’exigence de secret, la demande de fichiers, le prix d’entrée, l’impossibilité de savoir qui dirige ; et il interdit dans le même mouvement de désigner quiconque comme infiltré sans procédure, car « la vigilance protège le mouvement ; le soupçon généralisé le détruirait plus sûrement que n’importe quel agent ».

Demandez-nous avec qui nous nous allions : la liste est publique. Demandez-nous sur quoi, et pour combien de temps : c’est écrit.

Les relances probables

« Et si le RN ou LFI vous proposait une alliance ? »

Nous appliquerions le critère, le même pour tous, et en public. L’un et l’autre ont promis une forme de référendum d’initiative citoyenne (voyez « Le RIC, d’autres partis le proposent déjà ») ; aucune étiquette ne permet de présumer la violence, nous jugeons des actes. Viendraient ensuite les questions de l’article 8 : quel objet précis, pour quelle durée, avec quels engagements écrits, signés par qui ? Une campagne pour qu’une proposition de loi constitutionnelle instituant le RIC soit inscrite et votée serait un objet ; un soutien électoral, une liste commune ou un programme ne le seraient pas. Tout prix d’entrée, retirer notre candidature, écarter un membre, taire un principe, suspendrait la discussion. La proposition serait d’abord portée à la connaissance du Collège des Soixante-dix-sept, la plénière trancherait, et le résultat serait publié, quel qu’il soit. Nous ne fermons aucune porte, et nous ne promettons rien à personne.

« Vous allez servir de marchepied aux extrêmes. »

Un marchepied sert à monter au pouvoir. Nous n’en offrons aucun : ni poste, ni liste commune, ni programme. L’objet de nos alliances est un droit, le référendum, qui permettra au peuple de dire non à nos alliés eux-mêmes. Les alliances fatales qu’étudient Levitsky et Ziblatt remettaient le pouvoir à un homme ; les nôtres remettent la décision à tous.

« Donc vous vous allieriez avec des gens qui méprisent la démocratie ? »

Non, et c’est tout le critère : nos alliés doivent vouloir que le peuple décide, y compris contre eux, et s’interdire la violence. Quiconque veut réserver la décision à un chef, à un parti ou à une avant-garde n’y entre pas, quelle que soit sa couleur. Nous débattrons avec lui, publiquement ; nous n’agirons pas avec lui.

« Débattre avec des infréquentables, c’est déjà les légitimer. »

Débattre, c’est réfuter au grand jour : le seul moyen de défaire une idée sans la fortifier dans l’ombre. Parler à quelqu’un ne lui donne rien, ni mandat, ni nom, ni place ; cela lui reconnaît seulement ce qu’il est déjà, un citoyen. Nos ripostes « Chez vous, on croise des infréquentables » et « En refusant le cordon sanitaire, vous légitimez les extrêmes » développent ce point.

« Une alliance sur un objet finit toujours en programme commun. »

Souvent, parce que personne n’avait écrit le contraire. Nous l’avons écrit : le #PIC ne présente pas de programme (Protocole, Titre I, art. 6), une alliance porte sur un objet et une durée fixés par écrit, et une fusion exige une majorité qualifiée puis l’approbation des adhérents consultés. Staggenborg l’observait dès 1986 : les coalitions se défont sous les conflits idéologiques, et tiennent quand elles s’en tiennent à ce qu’aucune organisation ne peut faire seule.

« Une alliance, c’est la porte ouverte aux infiltrés. »

C’est pourquoi une alliance n’ouvre rien d’autre qu’elle-même : aucun transfert de fichiers, d’adhérents, de fonds ni d’accès aux canaux internes, et l’accès aux informations sensibles se donne par degrés, sur désignation de la plénière. Mais nul n’est désigné comme infiltré sans faits établis et sans procédure contradictoire : le soupçon est l’arme la moins coûteuse de l’adversaire. La riposte « Convergez ! » le montre sur pièces.

Les pièges à éviter

  • Ne dites jamais « nous nous allions avec tout le monde », ni « jamais avec X » à propos d’un parti ou d’une personne nommés : ramenez toujours au critère de l’article 8, le but, le refus de la violence, l’objet précis.
  • N’annoncez ni alliance, ni rapprochement, ni négociation : seule la plénière décide, et les alliances en vigueur sont publiées sur le site. Nul ne s’exprime au nom du mouvement sans mandat (Protocole, Titre VIII, art. 5) ; un adhérent n’engage que lui-même.
  • Ne confondez pas un débat et un accord : débattre sur un plateau avec un élu du RN ou de LFI n’engage à rien. Signer un texte commun, poser pour une photographie présentée comme un accord ou cosigner un appel engage : rien de tel sans décision de la plénière.
  • N’employez jamais l’image churchillienne du diable pour parler d’un allié, présent ou possible : c’est une insulte, et une phrase toute prête pour qui veut vous encadrer. Citez Churchill pour la méthode, jamais pour désigner un partenaire.
  • Ne présentez pas le « non » de 2005 comme une alliance : ses partisans de droite et de gauche ont fait campagne chacun de leur côté. Il illustre une convergence de votes, puis une confiscation.
  • Ne dites pas que Levitsky et Ziblatt nous donnent raison : ils défendent le rôle de filtre des partis, que nous contestons ailleurs. Nous empruntons leur diagnostic, le danger est de remettre le pouvoir à qui menace la démocratie, pas leur conclusion.
  • N’accusez jamais en public un partenaire possible d’entrisme ou de double jeu : c’est un manquement au sens du Protocole (Titre VII, art. 5), et le meilleur service à rendre à ceux qui voudraient nous diviser. Un fait précis se signale au Collège des Soixante-dix-sept.
  • Ne dites pas que le Conseil national de la Résistance n’avait pas de programme : il en a adopté un le 15 mars 1944. Dites que nous retenons son union sur un objet, et laissons son programme (voyez « Le CNR, c’est la gauche »).

Références utiles

Les citations, les ouvrages, les études et les chiffres sur lesquels repose cette réponse, avec leurs sources. Pour vérifier, approfondir, et répondre à qui vous demandera d’où vous tenez vos arguments.

#PIC, Protocole, Titre IV, art. 8 — Des alliances et de la protection contre l’entrisme (décisions du 25 septembre 2026 ; page en cours de publication) : « Le #PIC parle à quiconque accepte de débattre avec lui : tout interlocuteur est un citoyen, et nul n’est exclu de la délibération. Il ne s’allie pas pour autant avec n’importe qui. Ses alliances se nouent avec des citoyens et des organisations qui veulent, comme lui, rendre au peuple la décision confisquée — démocratie directe, référendum d’initiative citoyenne, libération de la souveraineté populaire — qui s’interdisent la violence, ce qui s’apprécie sur des faits publics (appels, actes, condamnations) et non sur des réputations, et qui ne mettent en cause ni l’égale dignité des personnes ni les droits que la Constitution d’urgence place hors d’atteinte de tout vote, quelles que soient par ailleurs leurs oppositions avec lui. » ; « Une alliance porte sur un objet précis, public et limité dans le temps […]. Elle ne vaut ni fusion, ni absorption, ni subordination » ; « Les alliances en vigueur sont publiées sur le site. » ; « La vigilance protège le mouvement ; le soupçon généralisé le détruirait plus sûrement que n’importe quel agent. ». consulter la source

#PIC, Protocole, Titre I, art. 3 — De la primauté de la forme sur le fond ; art. 6 — Du refus du programme : « Art. 3 : « Nous ne nous rassemblons pas malgré nos divergences, mais à cause d’elles. » ; art. 6 : « Le mouvement ne présente pas de programme et ne s’engage sur aucun contenu de politique publique. Il s’engage sur une procédure et sur une date de sortie. ». consulter la source

Chantal Mouffe, « Deliberative Democracy or Agonistic Pluralism », IHS Political Science Series, n° 72, Vienne, décembre 2000, p. 15 — notre traduction : « the aim of democratic politics is to construct the “them” in such a way that it is no longer perceived as an enemy to be destroyed, but an “adversary”, i.e. somebody whose ideas we combat but whose right to defend those ideas we do not put into question. » (le but de la politique démocratique est de construire le « eux » de telle sorte qu’il ne soit plus perçu comme un ennemi à détruire, mais comme un « adversaire », c’est-à-dire quelqu’un dont nous combattons les idées, mais dont nous ne contestons pas le droit de les défendre.) ; « An adversary is an enemy, but a legitimate enemy, one with whom we have some common ground because we have a shared adhesion to the ethico-political principles of liberal democracy: liberty and equality. » (Un adversaire est un ennemi, mais un ennemi légitime, avec qui nous avons un terrain commun, parce que nous adhérons ensemble aux principes éthico-politiques de la démocratie libérale : la liberté et l’égalité.) ». consulter la source

Hannah Arendt, Condition de l’homme moderne (The Human Condition, 1958), trad. Georges Fradier, Calmann-Lévy, 1961, chap. I (texte recopié depuis le site ttoarendt.com ; page de l’édition non vérifiée) : « L’action, la seule activité qui mette directement en rapport les hommes, sans l’intermédiaire des objets ni de matière, correspond à la condition humaine de la pluralité, au fait que ce sont des hommes et non pas l’homme, qui vivent sur terre et habitent le monde. » ; « La pluralité est la condition de l’action humaine, parce que nous sommes tous pareils, c’est-à-dire humains, sans que jamais personne soit identique à aucun autre homme ayant vécu, vivant ou encore à naître. ». consulter la source

Hannah Arendt, « Sur la violence », dans Du mensonge à la violence (Crises of the Republic, 1972), Calmann-Lévy, 1972 (cité d’après un mémoire en ligne ; édition et page non vérifiées). consulter la source

Nella Van Dyke et Holly J. McCammon (dir.), Strategic Alliances: Coalition Building and Social Movements, University of Minnesota Press, 2010 (présentation de l’éditeur reprise par l’université de Californie à Merced) — notre traduction : « Strategic Alliances provides pioneering analysis of the circumstances leading to movement alliances. Contributors investigate coalition dynamics among social movements, including antiwar, environmental, and labor movements, as well as ethnic organizations and women’s groups. » (Strategic Alliances analyse, en pionnier, les circonstances qui conduisent les mouvements à s’allier. Les contributeurs étudient la dynamique des coalitions entre mouvements sociaux, pacifistes, écologistes, syndicaux, organisations ethniques et groupes de femmes.) ». consulter la source

Nella Van Dyke et Bryan Amos, « Social movement coalitions: Formation, longevity, and success », Sociology Compass, 2017, e12489, p. 1-2 et 7 (DOI 10.1111/soc4.12489), citant Jeffrey Haydu (2012, p. 106) — notre traduction : « All social movements include coalitions, or organizational collaborations wherein distinct organizations pool resources to pursue shared goals » (Tous les mouvements sociaux comprennent des coalitions, c’est-à-dire des collaborations où des organisations distinctes mettent en commun des ressources pour poursuivre des buts partagés.) ; « A looser fit between organizations may be sufficient for ad hoc or casual alliances […]. In more intensive coalitions, where participants are working closely together, attending meetings, and planning joint events, a greater degree of ideological and cultural fit is necessary. » (Une affinité plus lâche peut suffire aux alliances ponctuelles ou occasionnelles […]. Dans les coalitions plus intensives, où les participants travaillent étroitement ensemble, se réunissent et préparent des actions communes, une plus grande proximité idéologique et culturelle est nécessaire.) ; Haydu : « Multiple and varied interpretations of food adulteration, then, were not obstacles to building a wide coalition, differences to be transcended with some more inclusive master frame. They instead helped make a broader coalition possible » (Les interprétations multiples et variées de la falsification des aliments n’ont donc pas été des obstacles à une large coalition, des différences à surmonter par quelque cadre plus englobant. Elles ont au contraire contribué à rendre possible une coalition plus large.) ». consulter la source

Suzanne Staggenborg, « Coalition Work in the Pro-Choice Movement: Organizational and Environmental Opportunities and Obstacles », Social Problems, vol. 33, n° 5, 1986, p. 374-390 (résumé) — notre traduction : « I show that coalitions are likely to form under conditions of exceptional opportunity or threat. […] On the other hand, ideological conflicts and competition between the maintenance needs of individual organizations versus those of coalitions led to coalition dissolution. I also found that tensions within coalitions were alleviated […] by a continued focus on activities (e.g., lobbying) which are too expensive for any one movement organization to carry out alone. » (Je montre que les coalitions se forment le plus souvent dans des conditions d’opportunité ou de menace exceptionnelles. […] En revanche, les conflits idéologiques et la concurrence entre les besoins propres de chaque organisation et ceux de la coalition ont conduit à sa dissolution. J’ai aussi constaté que les tensions internes étaient apaisées […] lorsque la coalition restait centrée sur des activités, comme le lobbying, trop coûteuses pour qu’une organisation les mène seule.) ». consulter la source

Paul A. Sabatier, « Knowledge, Policy-Oriented Learning, and Policy Change », Knowledge: Creation, Diffusion, Utilization, vol. 8, 1987, p. 660 ; et « Policy Change over a Decade or More », dans Sabatier et Jenkins-Smith (dir.), Policy Change and Learning, Westview Press, 1993, p. 27 — cités par Kerstin Bukowski, communication à l’European Union Studies Association, 2005 — notre traduction : « Les coalitions de cause réunissent « people from a variety of positions (elected and agency officials, interest group leaders, researchers), who share a particular belief system—i.e. a set of basic values, causal assumptions, and problem perceptions—and who show a nontrivial degree of coordinated activity over time » (des personnes venues de positions variées, élus et fonctionnaires, dirigeants de groupes d’intérêt, chercheurs, qui partagent un système de croyances particulier, c’est-à-dire un ensemble de valeurs fondamentales, d’hypothèses causales et de perceptions des problèmes, et qui font preuve d’une coordination non négligeable dans la durée) ; selon Bukowski, « the framework explicitly rejects the view that actors are primarily motivated by their short-term self-interest and thus that coalitions of convenience of highly varying composition will dominate policy making over time » (le cadre rejette explicitement l’idée que les acteurs seraient d’abord mus par leur intérêt à court terme, et donc que des coalitions de circonstance à la composition très variable domineraient durablement la décision publique). ». consulter la source

#PIC, Abécédaire, « La convergence des verticalités » (Moisei Ostrogorski, La Démocratie et l’organisation des partis politiques, 1903 ; John Rawls, 1993) : « En 1903, dans La Démocratie et l’organisation des partis politiques, Moisei Ostrogorski […] réclamait l’abolition des partis permanents au profit d’associations temporaires, formées pour un seul objet et dissoutes une fois l’objet atteint. ». consulter la source

Conseil national de la Résistance, composition lors de la réunion du 27 mai 1943 (Wikipédia, « Conseil national de la Résistance ») : « André Mercier pour le PCF (extrême gauche communiste), André Le Troquer pour la SFIO (gauche socialiste) […], Georges Bidault pour le Parti démocrate populaire (centre droit / démocratie chrétienne), Joseph Laniel pour l’Alliance démocratique (droite modérée et laïque), Jacques Debû-Bridel pour la Fédération républicaine (droite conservatrice et catholique) » ; « Adopté le 15 mars 1944 après plusieurs mois de négociations, le programme du Conseil national de la Résistance […] ». ». consulter la source

Sénat des États-Unis, « Civil Rights Filibuster Ended », 10 juin 1964 (page historique du Sénat) — notre traduction : « Senate whips Hubert Humphrey (D-MN) and Thomas Kuchel (R-CA), the bill’s floor managers, concluded they had the 67 votes required » ; Everett Dirksen : « Stronger than all the armies is an idea whose time has come. » ; « the final tally stood at 71 to 29 » (Les whips Hubert Humphrey, démocrate, et Thomas Kuchel, républicain, qui défendaient le texte en séance, conclurent qu’ils disposaient des soixante-sept voix requises ; « Plus fort que toutes les armées est une idée dont l’heure est venue » ; le décompte final s’établit à soixante et onze voix contre vingt-neuf.) ». consulter la source

Civil Rights Act de 1964, votes au Congrès (Wikipedia, en anglais, « Civil Rights Act of 1964 », d’après GovTrack) : « Clôture au Sénat : « Democratic Party: 44–23 (66–34%) ; Republican Party: 27–6 (82–18%) » ; vote du Sénat sur le texte : « Democratic Party: 46–21 (69–31%) ; Republican Party: 27–6 (82–18%) ». ». consulter la source

Public Sénat, « Privatisation d’Aéroports de Paris : la liste des 248 parlementaires en faveur du référendum », 10 avril 2019 : « On compte 130 députés pour 118 sénateurs. Sur l’ensemble des parlementaires signataires, il y a 101 PS et 76 LR. » ; à l’Assemblée, « 29 députés du groupe socialiste, 17 du groupe de La France insoumise et 15 de la Gauche démocrate et républicaine (communiste) » ; au Sénat, « 16 sénateurs du groupe CRCE (à majorité communiste) » et, au groupe Les Républicains, « ils sont 23 à soutenir ce référendum ». ». consulter la source

Conseil constitutionnel, décision n° 2019-1-8 RIP du 26 mars 2020 : « Le nombre de soutiens d’électeurs inscrits sur les listes électorales à recueillir était de 4 717 396. […] la proposition de loi a recueilli le soutien de 1 093 030 électeurs inscrits sur les listes électorales. ». consulter la source

Référendum du 29 mai 2005 sur le traité établissant une Constitution pour l’Europe (Wikipédia) : « Les autres partis (FN, MPF, RPF, MRC, LCR, LO, PCF) l’ont rejeté. » ; « Non : 15 449 508 (54,67 %) » ; « 75 % de celui du MPF et 93 % de celui du Front national a opté pour le « non » » ; le PCF « organise des meetings contre la constitution où sont invités des personnalités du monde associatif et des hommes politiques de gauche opposés à la constitution ». ». consulter la source

Initiative populaire fédérale « Entreprises responsables », votation du 29 novembre 2020 (Wikipédia, d’après Le Temps, 30 septembre et 29 novembre 2020) : « un Comité bourgeois pour des multinationales responsables réunissant notamment des membres du PLR et de l’UDC revendique son soutien à l’initiative » ; « Elle recueille 50,7 % des suffrages exprimés ; mais seuls 8 1/2 des cantons l’acceptent et 12 5/2 la rejettent. ». consulter la source

Othmar von Matt (CH Media), « L’UDC a conclu un pacte contre nature pour bloquer un vote sur l’armée », watson.ch, 3 juin 2026 : « L’UDC refuse au Bureau du Conseil national un débat d’urgence sur le financement du réarmement dès la session d’automne, et ce, dans une alliance contre nature avec le PS et les Verts. ». consulter la source

Miguel de Cervantès, Don Quichotte, seconde partie (1615), chap. X, édition du Centro Virtual Cervantes — notre traduction : « Este mi amo por mil señales he visto que es un loco de atar, y aun también yo no le quedo en zaga, pues soy más mentecato que él, pues le sigo y le sirvo, si es verdadero el refrán que dice: «Dime con quién andas, decirte he quién eres» » (Mon maître, je l’ai vu à mille signes, est un fou à lier, et moi je ne suis pas en reste, puisque je suis plus sot que lui, moi qui le suis et le sers, s’il est vrai, le proverbe qui dit : « Dis-moi avec qui tu vas, je te dirai qui tu es ».) ». consulter la source

Bradley Dowden, « Fallacies », Internet Encyclopedia of Philosophy, entrée « Guilt by Association » — notre traduction : « Guilt by Association is a version of the Ad Hominem Fallacy in which a person is said to be guilty of error because of the group he or she associates with. » (La culpabilité par association est une variante du sophisme ad hominem, dans laquelle on déclare quelqu’un dans l’erreur en raison du groupe qu’il fréquente.) ; « In fact, Acheson was strongly anti-communist and the architect of President Truman’s firm policy of containing Soviet power. » (En réalité, Acheson était résolument anticommuniste et l’architecte de la politique d’endiguement de la puissance soviétique voulue par le président Truman.) ». consulter la source

Steven Levitsky et Daniel Ziblatt, How Democracies Die, Crown, 2018, chap. 1, « Fateful Alliances », et chap. 3 (trad. fr. La Mort des démocraties, Calmann-Lévy, 2019) — notre traduction : « We’ve engaged him for ourselves…. Within two months, we will have pushed [him] so far into a corner that he’ll squeal. » (Nous l’avons engagé pour notre compte… Dans deux mois, nous l’aurons acculé au point qu’il en couinera.) ; « This sort of devil’s bargain often mutates to the benefit of the insurgent, as alliances provide outsiders with enough respectability to become legitimate contenders for power. » (Ce genre de pacte avec le diable tourne souvent au profit de l’insurgé, car les alliances donnent aux outsiders assez de respectabilité pour devenir des prétendants légitimes au pouvoir.) ; « Collective abdication—the transfer of authority to a leader who threatens democracy » (L’abdication collective, c’est-à-dire le transfert de l’autorité à un chef qui menace la démocratie). ». consulter la source

Max Weber, Politik als Beruf, Duncker & Humblot, Munich et Leipzig, 1919, p. 56-57 et 64-65 (Wikisource, en allemand) ; trad. fr. « Le métier et la vocation d’homme politique », dans Le Savant et le Politique — notre traduction : « es kann „gesinnungsethisch“ oder „veranwortungsethisch“ orientiert sein. […] ob man unter der gesinnungsethischen Maxime handelt – religiös geredet –: „der Christ tut recht und stellt den Erfolg Gott anheim“, oder unter der verantwortungsethischen: daß man für die (voraussehbaren) Folgen seines Handelns aufzukommen hat. » (toute action éthiquement orientée peut relever de l’éthique de la conviction ou de l’éthique de la responsabilité […] : agir selon la maxime de la conviction, « le chrétien fait son devoir et s’en remet à Dieu du résultat », ou selon celle de la responsabilité, qui veut que l’on réponde des conséquences prévisibles de ses actes.) ; « Insofern sind Gesinnungsethik und Verantwortungsethik nicht absolute Gegensätze, sondern Ergänzungen, die zusammen erst den echten Menschen ausmachen, den, der den „Beruf zur Politik“ haben kann. » (En ce sens, l’éthique de la conviction et l’éthique de la responsabilité ne sont pas des contraires absolus, mais des compléments, qui seuls ensemble font l’homme authentique, celui qui peut avoir la vocation de la politique.) ». consulter la source

Winston S. Churchill, The Second World War, vol. III, The Grand Alliance, 1950, chap. XX, « The Soviet Nemesis » (p. 330-331 de l’exemplaire numérisé par la Digital Library of India ; p. 370 de l’édition Houghton Mifflin selon le Hillsdale College Churchill Project) — notre traduction : « Récit de John Colville, secrétaire particulier, reproduit par Churchill (21 juin 1941) : « I asked whether for him, the arch anti-Communist, this was [not] bowing down in the House of Rimmon. Mr Churchill replied, “Not at all. I have only one purpose, the destruction of Hitler, and my life is much simplified thereby. If Hitler invaded Hell I would make at least a favourable reference to the Devil in the House of Commons.” » (Je lui demandai si pour lui, l’anticommuniste par excellence, ce n’était pas se prosterner dans le temple de Rimmon. M. Churchill répondit : « Pas du tout. Je n’ai qu’un but, la destruction de Hitler, et ma vie s’en trouve bien simplifiée. Si Hitler envahissait l’enfer, je ferais au moins une allusion favorable au diable devant la Chambre des communes. ») ; allocution radiodiffusée du 22 juin 1941 : « No one has been a more consistent opponent of Communism than I have for the last twenty-five years. I will unsay no word that I have spoken about it. But all this fades away before the spectacle which is now unfolding. » (Nul n’a combattu le communisme plus constamment que moi depuis vingt-cinq ans. Je ne retire aucun mot de ce que j’en ai dit. Mais tout cela s’efface devant le spectacle qui se déroule aujourd’hui.) ». consulter la source

#PIC, Lexique du Pouvoir, « La reductio ad Hitlerum » : « Strauss en donne la réfutation en une ligne : une opinion n’est pas réfutée du fait qu’Hitler l’a partagée. Le mécanisme est une culpabilité par association. ». consulter la source

#PIC, Abécédaire, « La démocratie agonistique » : « Sa distinction décisive oppose l’antagonisme, où l’autre est un ennemi à éliminer, à l’agonisme, où il devient un adversaire légitime, dont on conteste les idées sans lui contester le droit de les défendre. ». consulter la source

Version 1.4 du 5 octobre 2026 — encadré « Entre nous » et réponse courte réécrits (lot 3). Version 1.3 du 2 octobre 2026 — citations du Protocole (Titre IV, article 8) alignées sur le texte en vigueur ; encadré « Entre nous ». Version 1.2 du 28 septembre 2026 — réponse courte resserrée pour que le partage la reprenne en entier. Version 1.1 du 27 septembre 2026 — présentation des traductions harmonisée dans les références ; la section devient l’Autodéfense, kit de répartie du #PIC. Version 1 du 25 septembre 2026 — première publication.

Le procédé, dans le Lexique du Pouvoir : La captation des mots · L’astroturfing · Le verrou des parrainages

Le mot juste, dans l’Abécédaire : La démocratie agonistique · L’agôn · La convergence des verticalités

Pour agir : s’engager

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