La démocratie (le mot-alibi du Pouvoir) Juillet 2003. La Convention sur l’avenir de l’Europe remet son projet de Constitution, et place en tête du préambule une épigraphe en grec, suivie de sa traduction : Périclès, rapporté par Thucydide, y explique que la constitution d’Athènes est appelée démocratie parce que le pouvoir n’y appartient pas à une minorité, mais au plus grand nombre.
Relisez la phrase : elle parle d’un nom. Le régime est appelé démocratie. Et l’homme qui la rapporte a rendu lui-même, dans le même livre de son histoire, son verdict sur l’Athènes de Périclès : « Ce gouvernement portant le nom de démocratie, en réalité c’était le gouvernement d’un seul homme. »
L’épigraphe disparut à l’automne 2003, lors d’une révision du préambule. Le texte, lui, demeura. Devenu traité, rejeté par les Français puis par les Néerlandais en 2005, il revint pour l’essentiel en 2007 sous le nom de traité de Lisbonne, que la France ratifia par la voie parlementaire (l’entrée « Le référendum confisqué » en fait le récit). On avait ôté la citation ; on garda le texte, et l’on se passa du peuple.
Le procédé est là, tout entier : invoquer la démocratie pour se dispenser de la pratiquer. Le mot ne dit plus qui décide ; il délivre un certificat. Et il sert à 3 usages.
La médaille. Le régime s’en décore, et ceux qui la portent le plus haut sont rarement ceux qui la méritent : la République démocratique allemande, le Kampuchéa démocratique des Khmers rouges, la République populaire démocratique de Corée.
Le bouclier, plus ordinaire, s’emploie dans les régimes libres : qui le critique semble attaquer la démocratie elle-même. Le 12 novembre 2025, la Commission européenne présente un « bouclier européen de la démocratie » : un réseau de vérificateurs de faits, un centre pour la « résilience démocratique ». On peut juger ces outils utiles contre de réelles ingérences étrangères ; le nom, lui, a déjà fait son office, car on ne discute pas un bouclier de la démocratie sans paraître vouloir la désarmer.
Le mors. On invoque la démocratie pour borner le choix du peuple. Le 29 janvier 2015, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, le dit sans fard au Figaro : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. » Le mot ne nomme plus le pouvoir du dêmos ; il en trace l’enclos.
Pourquoi ça marche ? Parce que c’est le mot politique que tous les régimes veulent porter ; Orwell l’avait noté, et l’entrée « La captation des mots » en démonte le mécanisme. Mais surtout parce que celui-ci a changé de sens sans changer de nom. Pendant plus de 2 millénaires, démocratie voulait dire que le peuple décide ; les fondateurs des régimes modernes en faisaient un repoussoir, et le mot ne fut adopté qu’au XIXᵉ siècle, quand l’élargissement du suffrage le rendit désirable, sans que le principe représentatif change (l’Abécédaire en retrace l’histoire à l’entrée « La démocratie représentative »). Depuis, choisir ceux qui décideront passe pour décider.
Tenez : la Constitution de 1958 donne pour principe à la République, dans une formule venue de Lincoln, le « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », et dispose que la souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce « par ses représentants et par la voie du référendum ». Référendums nationaux sous la Vᵉ République : 9. Le dernier : le 29 mai 2005.
Le grec, d’ailleurs, laisse le choix. Là où la Convention faisait dire à Périclès que le pouvoir appartient au plus grand nombre, la traduction française reproduite sur le site de Philippe Remacle lui fait dire que l’État est « administré dans l’intérêt de la masse ». Par le peuple, ou pour lui : l’histoire moderne du mot tient tout entière entre ces 2 prépositions, et nos gouvernants, qui citent la première, ne pratiquent que la seconde.
Réserve, et elle sert l’attaque. Le #PIC ne prétend pas que la France soit une dictature : on y vote librement, les majorités y changent, les juges y jugent et les journaux y paraissent ; bien des peuples nous l’envient, et ils ont raison. Le philosophe Jacques Rancière, en 2005, refusait les 2 facilités, la démocratie accomplie et le camp : « Nous vivons dans des États de droit oligarchiques, c’est-à-dire dans des États où le pouvoir de l’oligarchie est limité par la double reconnaissance de la souveraineté populaire et des libertés individuelles. » Le régime a donc un nom honnête. Ce n’est pas celui qu’il porte.
Seconde réserve, plus coûteuse : le #PIC n’est pas à l’abri. Sa Constitution d’urgence rebaptise la France « Démocratie », en gardant républicaine sa forme de gouvernement (Titre I, article premier). Elle a du moins l’honnêteté d’écrire, dans son Préambule, que ce nom « n’est pas davantage à l’abri de l’usurpation, mais qu’il porte en lui le critère qui confond l’usurpateur, puisque le pouvoir réellement remis au peuple se vérifie, se mesure et s’éprouve ». Un mot qui se vérifie : c’est la seule défense contre un mot qui se décerne.
Reste la tentation inverse, et l’on n’a pas fini de l’entendre : puisque le mot ment, la chose serait impossible, le peuple incapable, et mieux vaudrait s’en remettre aux meilleurs, aux corps constitués ou à la tradition. C’est le plus vieil alibi de tous, celui de toutes les aristocraties. Le #PIC conclut à rebours : si le mot ment, c’est qu’on a retenu la chose. On ne jette pas le mot. On rend la chose.
La parade est écrite, et elle ne demande pas qu’on la croie sur parole. Dans la Constitution d’urgence, le référendum d’initiative citoyenne devient « le mode normal d’expression de la volonté générale », en toutes matières, propositif, modificatif, abrogatoire ou révocatoire, sans seuil de signatures, l’initiative appartenant à une Agora citoyenne tirée au sort. Toute révision de la Constitution et toute ratification d’un traité qui transfère, délègue ou partage une compétence avec une organisation supranationale sont soumises d’office au peuple : un traité comme celui de Lisbonne ne pourrait plus être ratifié sans lui. Et une loi que le peuple a adoptée, lui seul peut la défaire.
Au citoyen, un réflexe. Quand on vous dit « démocratie », posez 4 questions, à voix haute :
Qui a le dernier mot ?
Le peuple peut-il dire non, et son non tient-il ?
Peut-il proposer lui-même une loi, sans la permission de ceux qu’elle dérange ?
Peut-il renvoyer un élu avant le terme de son mandat ?
Si la réponse est 4 fois non, on vous parle d’un régime représentatif, qui a ses mérites ; il n’a pas droit au nom. Posez ensuite les mêmes questions au #PIC : il les a écrites pour qu’on les lui pose.
Le versant lumineux de la notion est décrit dans l’Abécédaire, à l’entrée « La démocratie directe », et dans tout le chapitre « Les régimes et les mots de la démocratie ».
Pour répondre à ceux qui vous l’objectent, voyez l’Autodéfense : « La démocratie représentative a fait ses preuves », « Le peuple a voté, il a eu ce qu’il voulait », « La démocratie directe, c’est la tyrannie de la majorité », « Les gens sont trop bêtes : 50 abrutis l’emporteront toujours sur 10 esprits éclairés », « Vous exigez la démocratie pour la France, pas pour votre mouvement ».
Pour aller plus loin
Démocratie de nom
Thucydide écrit l’histoire d’une guerre qu’il a vécue. Au livre II, il prête à Périclès, à la fin de la première année du conflit (hiver 431-430 avant notre ère), l’éloge le plus célèbre de la démocratie athénienne : « notre régime a pris le nom de démocratie ». Au même livre, à la mort de Périclès, il rend son propre jugement : un gouvernement « portant le nom de démocratie », en réalité celui d’un seul homme, qui « contenait la multitude qu’il menait, beaucoup plus qu’elle ne le menait ».
En 2004, l’historien italien Luciano Canfora reproche à la Convention européenne d’avoir mal traduit Périclès ; il voit dans « démocratie » un mot d’abord péjoratif, forgé par les adversaires du pouvoir populaire, et lit dans le passage une opposition entre la démocratie et la liberté. En 2008, Mogens Herman Hansen, grand spécialiste de la démocratie athénienne, lui répond : une fois corrigé le contresens du premier projet, qui, en mai 2003, faisait du plus grand nombre le peuple tout entier, la traduction de la Convention est une version raisonnablement fidèle, et c’est Canfora, non la Convention, qui a mal interprété Périclès.
Le #PIC n’a pas à trancher entre 2 hellénistes. Il retient ce qui ne se discute pas : c’est Thucydide lui-même qui a écrit d’Athènes qu’elle portait « le nom de démocratie ». Le divorce du mot et de la chose est aussi vieux que le mot.
Du repoussoir à l’enseigne
Aristote rangeait l’élection du côté de l’oligarchie et le tirage au sort du côté de la démocratie ; l’entrée « L’aristocratie élective » en suit la lignée jusqu’à Montesquieu et Rousseau. Les fondateurs des régimes modernes le savaient, et voulaient autre chose : Sieyès opposait en 1789 le gouvernement représentatif à la démocratie, et Madison, dans Le Fédéraliste, la république à la démocratie.
Le politologue Francis Dupuis-Déri a retracé en 2013 la suite de l’histoire : le mot, longtemps décrié, n’est réhabilité qu’à partir des années 1830 aux États-Unis et de la révolution de 1848 en France, au prix de sa réduction à la démocratie représentative. Il y voit une récupération, par des hommes politiques soucieux de séduire les électeurs. La politologue Diane Lamoureux juge cet argument de l’opportunisme « un peu court » ; il reste que le régime changea de nom bien plus qu’il ne changea d’institutions.
Le XXᵉ siècle a parachevé l’opération en changeant la définition. En 1942, Joseph Schumpeter réduit la démocratie à la concurrence des candidats pour les voix du peuple (l’entrée « L’aristocratie élective » cite sa phrase). En 1971, le politologue Robert Dahl, plus scrupuleux, réserve le mot à un idéal, un régime pleinement réceptif à tous ses citoyens, et appelle « polyarchies » les régimes réels, démocratisés de façon relative et incomplète. Le mot savant n’a pas pris. Le mot glorieux est resté.
La médaille, le bouclier, le mors
La médaille brille d’abord sur les régimes qui y ont le moins droit. La République démocratique allemande (1949-1990) avait son mur ; le régime des Khmers rouges, rebaptisé Kampuchéa démocratique en 1976, ses charniers ; la République populaire démocratique de Corée, proclamée en 1948, a sa dynastie. Orwell en a tiré la règle, citée à l’entrée « La captation des mots » : parce qu’appeler un pays démocratique revient à le louer, tous les régimes s’en réclament.
Le bouclier, lui, se lève à Bruxelles. Le 12 novembre 2025, la Commission européenne présente son « bouclier européen de la démocratie » : un protocole de crise au titre du règlement sur les services numériques, un réseau européen indépendant de vérificateurs de faits, un centre européen pour la résilience démocratique, contre la désinformation et l’ingérence étrangère. Au Sénat, la commission des affaires européennes, qui en soutient le principe, écrit en juillet 2026 que les citoyens doivent pouvoir se reposer sur des informations vérifiées, « sans pour autant porter atteinte à la liberté d’expression ». La précaution dit le danger : sous un nom pareil, l’objection risque d’être suspecte avant d’être entendue. L’entrée « La lutte contre les « fausses nouvelles » » examine ce genre d’outils ; celle-ci ne regarde que le nom.
Le mors, enfin, est le plus discret. La phrase de Jean-Claude Juncker n’était pas une provocation : elle décrivait un ordre juridique où des choix soustraits au vote, inscrits dans les traités, bornent ce que le vote peut décider. L’entrée « Le technocratisme » raconte la suite : le 5 juillet 2015, plus de 6 votants grecs sur 10 rejettent par référendum le plan des créanciers ; 8 jours plus tard, leur gouvernement en accepte un nouveau.
La meilleure objection
La démocratie moderne n’est pas le pouvoir brut du nombre : ce sont des élections libres, des droits garantis, des juges, une presse, des contre-pouvoirs. Réclamer le vote direct, c’est confondre la démocratie avec la loi de la majorité.
L’objection est sérieuse, et le #PIC en accorde l’essentiel : sa Constitution d’urgence proclame son attachement à la Déclaration de 1789, garde des juges et un contrôle de constitutionnalité, et ne fait pas voter le peuple sur tout. Ce qu’il conteste n’est pas l’État de droit, c’est le monopole du nom. Que le régime représentatif garde ses mérites sous un nom honnête : polyarchie, disait Dahl ; État de droit oligarchique, dit Rancière. Le mot démocratie promet autre chose, que la Constitution de 1958 écrit en toutes lettres : un gouvernement « par le peuple ». Quant à la tyrannie de la majorité, l’Abécédaire et l’Autodéfense y répondent pied à pied (« La tyrannie de la majorité », « La démocratie directe, c’est la tyrannie de la majorité »).
L’objection inverse vient d’en face, et cite volontiers Rousseau : « À prendre le terme dans la rigueur de l’acception, il n’a jamais existé de véritable démocratie, et il n’en existera jamais. » Elle se trompe de chapitre. Dans Du contrat social, la démocratie désigne une forme de gouvernement, le peuple exécutant lui-même les lois, et non la souveraineté, dont Rousseau écrit qu’elle « ne peut être représentée ». Le même livre raille le peuple anglais, qui « pense être libre » et ne l’est que durant l’élection de ses députés. Invoquer Rousseau contre le pouvoir du peuple, c’est le lire à l’envers ; l’Autodéfense répond à la version la plus brutale de l’argument, « Les gens sont trop bêtes ».
Les limites
Toute invocation de la démocratie n’est pas un alibi : on peut la dire avec sincérité, et la défendre avec raison, y compris contre de réelles ingérences. Le régime représentatif n’est pas une imposture ; il a donné des libertés que le #PIC entend garder. Et l’opposition entre « par le peuple » et « pour le peuple » simplifie un débat de philologues : la tournure grecque se prête aux 2 lectures, et Hansen tient pour la première.
Le danger le plus grave est ailleurs. À force de répéter que le mot ment, on peut finir par lui retirer toute valeur, et ce sont alors les adversaires déclarés de la démocratie qui ramassent la mise. La critique de l’alibi ne vaut que si elle renforce l’exigence ; si elle conduit au mépris du mot, elle sert ceux qui méprisent le peuple.
Ce que le #PIC en fait
Il ne demande pas qu’on croie au mot ; il demande qu’on compte. Combien de fois le peuple a-t-il voté cette année ? Sur quoi ? Ce qu’il a voté a-t-il été appliqué ? Un régime qui se nomme Démocratie doit pouvoir répondre en chiffres à ces 3 questions ; c’est le pari de la Constitution d’urgence, qui consulte le peuple 4 fois par an et soumet d’office à son vote les traités et les révisions.
Thucydide l’avait constaté : le mot peut survivre à la chose. Le pari du #PIC est l’inverse. Rendre d’abord la chose ; le mot, alors, se réveillera de lui-même.
Références utiles
Les ouvrages, les études et les documents sur lesquels reposent cette entrée et sa démonstration, avec leurs sources. Pour vérifier, approfondir, et aller lire par vous-même.
Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse, livre II, chapitres XXXVII (oraison funèbre de Périclès) et LXV (jugement sur Périclès), traduction française reproduite sur le site de Philippe Remacle. « notre régime a pris le nom de démocratie » ; « Ce gouvernement portant le nom de démocratie, en réalité c’était le gouvernement d’un seul homme. » consulter la source
Mogens Herman Hansen, « Thucydides’ Description of Democracy (2.37.1) and the EU-Convention of 2003 », Greek, Roman, and Byzantine Studies, vol. 48, 2008, p. 15-26. L’épigraphe du projet de Constitution européenne, sa traduction, sa disparition à l’automne 2003, et la réponse à Canfora. consulter la source
Luciano Canfora, La Démocratie. Histoire d’une idéologie, Seuil, 2006 (édition originale : La democrazia. Storia di un’ideologia, Laterza, 2004). Une histoire critique du mot et de ses usages, ouverte sur la querelle de l’épigraphe.
Francis Dupuis-Déri, Démocratie. Histoire politique d’un mot aux États-Unis et en France, Lux, 2013. Du repoussoir à l’enseigne : la réhabilitation du mot, dans les années 1830 et en 1848, par sa réduction à la démocratie représentative. Recension critique : Diane Lamoureux, Bulletin d’histoire politique, vol. 22, n° 2, hiver 2014, p. 340-342. consulter la source
Robert A. Dahl, Polyarchy: Participation and Opposition, Yale University Press, 1971. La démocratie comme idéal, et la « polyarchie » comme nom des régimes réels, relativement mais incomplètement démocratisés.
Jacques Rancière, La Haine de la démocratie, La Fabrique, 2005. « Nous vivons dans des États de droit oligarchiques » : ni démocratie accomplie, ni camp.
Jean-Jacques Rousseau, Du contrat social, 1762, livre III, chapitres 4 et 15. La démocratie comme forme de gouvernement ; la souveraineté qui « ne peut être représentée » ; le peuple anglais, libre seulement durant l’élection des membres du Parlement (orthographe modernisée dans l’entrée). consulter la source
Constitution du 4 octobre 1958, articles 2 et 3. « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » ; la souveraineté exercée « par ses représentants et par la voie du référendum ». consulter la source
Jean-Claude Juncker, entretien avec Jean-Jacques Mevel, « La Grèce doit respecter l’Europe », Le Figaro, édition du 29 janvier 2015 (mis en ligne la veille). « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »
Commission européenne, « Des mesures plus fortes pour protéger notre démocratie et notre société civile », 12 novembre 2025. Le « bouclier européen de la démocratie » et ses outils. consulter la source
Sénat, commission des affaires européennes, rapport d’information n° 881 (2025-2026) de Didier Marie et Catherine Morin-Desailly, « Bouclier européen de la démocratie : passer d’un bouclier en papier à un bouclier d’acier », juillet 2026. Un soutien au principe du bouclier, avec une réserve sur la liberté d’expression. consulter la source
Version 1 du 22 octobre 2026 : première publication. Les versions antérieures de cette entrée seront accessibles ici dès la première modification.
Le versant lumineux, dans l’Abécédaire : La démocratie directe · La démocratie représentative · La souveraineté populaire contre la souveraineté nationale · Le théorème du jury de Condorcet · La tyrannie de la majorité
La riposte, dans l’Autodéfense : « La démocratie représentative a fait ses preuves » · « Le peuple a voté, il a eu ce qu’il voulait » · « La démocratie directe, c’est la tyrannie de la majorité » · « Les gens sont trop bêtes : 50 abrutis l’emporteront toujours sur 10 esprits éclairés » · « Vous exigez la démocratie pour la France, pas pour votre mouvement »
La parade : Constitution, Préambule fondateur · Constitution, titre I, article premier · Constitution, titre I, article 5 · Constitution, titre I, article 6 · Constitution, titre I, article 7 · Constitution, titre II, article 9
Du même tonneau, dans le Lexique : La captation des mots · Les mots-écrans · La concertation-alibi · Le référendum confisqué · L’aristocratie élective · Le technocratisme · Le despotisme doux · La lutte contre les « fausses nouvelles »
L’antidote, ce que le #PIC y oppose : un nom qui se vérifie au lieu d’un nom qui se décerne, le référendum d’initiative citoyenne en toutes matières, le référendum obligatoire sur les traités et les révisions, et 4 questions à poser à quiconque dit « démocratie », nous compris.
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