On vous dit :
« En faisant des coupes drastiques dans les retraites mirobolantes des hauts fonctionnaires, on pourrait tous partir à 60 ans avec une meilleure retraite, et combler le déficit des caisses. Faites le calcul : 8 % des retraités consomment 35 % des pensions ; 300 000 anciens hauts fonctionnaires, payés 30 000 € par mois et pensionnés à 75 % au moins, absorbent 75 milliards par an, sur un fonds de 476 milliards. De quoi verser 2 800 € par mois à 17,8 millions de retraités. Pourquoi ne le promettez-vous pas ? »
Voici ce que vous pouvez répondre
Le fond est juste, les chiffres sont faux. Les anciens cadres supérieurs de l’État sont environ 87 000 ; ils touchent en moyenne 4 600 € brut par mois. En tout, à peu près 5 milliards par an : un peu plus de 1 % des 422 milliards de retraites versées en 2025.
Les leur prendre jusqu’au dernier euro ne paierait ni les 60 ans ni une pension de 2 800 € pour tous, qui coûterait 176 milliards de plus chaque année. Plafonner les plus hautes pensions pourrait, au mieux, combler le déficit actuel des caisses : c’est un vrai débat, pas un miracle. Nous, nous rendons la retraite à ceux qui la financent : la répartition et un capital commun qui leur appartient, des cotisations que seul le peuple peut relever, et l’âge de départ décidé par lui, s’il le veut.
Refaites le calcul vous-même : le simulateur est sur cette page.
Sources : Service des retraites de l’État · DREES · Conseil d’orientation des retraites · Cour des comptes · DGAFP · ERAFP · INSEE · The Debunking Handbook 2020 · #PIC, Constitution d’urgence. Le détail et les citations sont dans l’onglet « Références utiles ».
Refaites le calcul vous-même
Six scénarios : les bons chiffres, le calcul du message, puis chacune de ses 4 erreurs prise à part, les autres valeurs restant justes. Bougez ensuite les curseurs, dans des limites raisonnables : vous verrez ce que chaque hypothèse change. Les sources de chaque valeur sont dans l’onglet « Références utiles ».
Calcul indicatif du #PIC. Le nombre de retraités est celui du message, 17,8 millions (la DREES en compte 18,1 millions, réversion comprise). La pension de ces anciens cadres est approchée par leur rémunération multipliée par un taux ; le coût de la promesse est ce qu’il faudrait verser en plus des retraites actuelles.
Pour aller plus loin
Pourquoi démonter une idée reçue, même quand elle nous arrange
Il est tentant de laisser courir un chiffre qui va dans notre sens. C’est une faute, et c’est une erreur. Une faute, parce que le #PIC défend un délit de mensonge politique (question n° 14) et doit se l’appliquer d’abord à lui-même. Une erreur, parce qu’une idée reçue est une bombe à retardement : le jour où l’adversaire la démonte, et il le fera, c’est toute notre parole qui paie.
Démonter coûte cher, nous le savons. L’informaticien italien Alberto Brandolini en a fait une loi, que la revue Nature a reprise en 2016 : « the amount of energy needed to refute bullshit is an order of magnitude bigger than that needed to produce it » (notre traduction : « l’énergie nécessaire pour réfuter une ânerie est d’un ordre de grandeur supérieure à celle qu’il a fallu pour la produire »). Mais cela marche. Sur plus de 10 100 personnes et 52 sujets, Thomas Wood et Ethan Porter n’ont trouvé aucune correction qui renforce la croyance qu’elle corrige : « by and large, citizens heed factual information, even when such information challenges their ideological commitments » (« dans l’ensemble, les citoyens tiennent compte des faits, même quand ces faits contredisent leurs convictions »). Et les 22 chercheurs du Debunking Handbook 2020 donnent la méthode, que cette page applique : le fait d’abord ; l’idée reçue, nommée une seule fois ; l’erreur, expliquée ; le fait encore, pour finir.
D’où le simulateur de cette page : on ne démonte bien qu’un calcul qu’on peut refaire soi-même.
Ce que l’intuition a de juste
Commençons par ce qui tient, car beaucoup tient. La concentration existe : 1 % des retraités perçoit plus de 5 150 € brut par mois, 6 470 € en moyenne, et 93 % d’entre eux sont des hommes ; ce 1 % reçoit à lui seul environ 4 % de la masse des pensions. À l’autre bout, 34 % des retraités vivent avec 1 000 € brut ou moins. Les femmes perçoivent 37 % de moins que les hommes sur leurs droits propres, 25 % de moins après la réversion. Et l’injustice se mesure aussi en années : à 35 ans, un homme cadre peut espérer vivre 5,3 ans de plus qu’un ouvrier ; à pension égale, il la touche plus longtemps.
Ce qui est faux, chiffre par chiffre
- 300 000 anciens hauts fonctionnaires ? Le Service des retraites de l’État compte, fin 2025, entre 67 000 et 112 000 pensions issues des corps d’encadrement supérieur, selon le périmètre retenu : directeurs, inspecteurs, magistrats, professeurs d’université, chercheurs. Environ 87 000 dans le périmètre central.
- 30 000 € par mois ? Un agent de catégorie A+ gagne en moyenne 5 265 € net par mois (DGAFP, 2024) ; l’encadrement supérieur et les emplois de direction de l’État, 7 026 €. Le sommet de la grille, préfets, ambassadeurs, directeurs d’administration centrale, est à 11 647 € net.
- Une pension d’« au moins 75 % » ? 75 % est un plafond, pas un plancher (80 % avec certaines bonifications). Il porte sur le seul traitement indiciaire des 6 derniers mois, hors primes, et se réduit à proportion des trimestres manquants. Les primes n’ouvrent qu’une retraite additionnelle : 536 € par an en moyenne pour les rentes liquidées en 2025.
- 75 milliards par an ? Environ 4 à 6 milliards. Toutes les pensions de l’État réunies, instituteurs, policiers et militaires compris, coûtent 65,8 milliards (2025).
- 8 % des retraités qui prennent 35 % ? Les 8 % qui touchent plus de 3 000 € brut perçoivent environ 21 % de la masse, 28 % au plus. Et ce ne sont pas, pour l’essentiel, d’anciens hauts fonctionnaires : ceux-ci n’en forment qu’une petite fraction.
- Un fonds de 476 milliards ? Il n’existe pas : 422 milliards de retraites versées en 2025, tous régimes confondus (COR), payés chaque année par les cotisations et l’impôt de l’année. Il n’y a pas de cagnotte à redistribuer ; il y a un flux.
« Tout l’art des 0,5 % : se cacher parmi les 10 », résume celui qui nous a transmis le calcul. L’effectif est juste : les anciens cadres supérieurs de l’État forment environ 0,5 % des retraités. Le poids ne l’est pas : ils reçoivent un peu plus de 1 % des pensions, et ils ne se cachent pas parmi les 10 % les mieux pensionnés ; ils n’en sont qu’un vingtième.
Les « privilégiés », ou le mécanisme du bouc émissaire
D’où vient l’erreur ? En partie d’un discours que le pouvoir lui-même a beaucoup servi. En 2023, la même loi a fermé les principaux régimes spéciaux aux nouveaux recrutés, au nom de l’équité, et reculé l’âge légal de 62 à 64 ans pour tous. On a désigné des « privilégiés » ; c’est tout le monde qui a payé. Ce réflexe porte un nom : le bouc émissaire. René Girard en a donné le test, que notre Lexique reprend : si la faute alléguée explique tout, si l’accusé est choisi pour ce qu’il est plutôt que pour ce qu’il a fait, et si l’unanimité soulage, méfiez-vous.
Il y a un fond de vérité, et nous ne le nions pas : des droits dérogatoires ont existé, et l’État verse « un peu moins de 8 Md€ » par an pour équilibrer 17 régimes (Cour des comptes). Mais regardez de près : ces subventions compensent d’abord une démographie effondrée, puisque le régime de la SNCF comptait en 2023 110 846 cotisants pour 229 329 pensionnés. Notre ami retourne le discours du pouvoir contre ses auteurs, en changeant seulement de coupable. Nous préférons sortir du jeu. Être rationnel, ici, ce n’est pas être tiède : c’est viser juste. D’où l’importance de cette page, et de son simulateur.
Le vrai prix des promesses
Faisons le calcul que le message ne fait pas. 2 800 € brut par mois pour 17,8 millions de retraités, c’est 598 milliards par an : 176 milliards de plus que toute la dépense de 2025, avant même de toucher à l’âge. Le retour à 60 ans, lui, a été chiffré à 27 milliards par an par l’Institut Montaigne en 2024 ; la Cour des comptes estime qu’une seule année d’âge en moins coûterait 5,8 milliards au système en 2035, 13 milliards pour l’ensemble des finances publiques. Même avec ses propres chiffres, le message ne tombe pas juste : ses 75 milliards ne couvrent pas les 149 milliards que coûte sa promesse. Le simulateur le montre en un clic.
Et si l’on plafonnait les plus hautes pensions ? Nous avons refait le calcul sur les données de la DREES, dans le meilleur des cas : un plafond à 5 000 € brut rapporterait de l’ordre de 3 à 5 milliards par an. C’est à peu près le déficit du système en 2025 (5,1 milliards, COR). C’est un débat légitime, qui pourra être posé au peuple. Ce n’est pas une refondation.
Ce que nous proposons, nous
Nous ne faisons pas de programme : nous ne promettons ni un âge ni un montant. Nous changeons qui décide, et nous protégeons ce qui doit l’être. L’article 10 du Titre VI de la Constitution d’urgence le fait en 4 verrous.
- Un socle pour tous. Une pension minimale de vieillesse, financée par la solidarité nationale, à côté des soins, du revenu minimum et de la protection des familles.
- Des cotisations qui ne montent plus en douce. Leur taux global est gelé : la loi peut l’abaisser, seul le peuple peut le relever (« Vous figez les cotisations : on ne pourra plus financer l’hôpital »). Elles sont gérées par des caisses autonomes, administrées par les représentants des assurés, et leurs comptes sont publics.
- Un capital commun, qui appartient à ceux qui cotisent. La retraite repose sur la répartition et sur une capitalisation collective, « dont le capital commun est la propriété indivise des assurés et ne peut être ni aliéné ni détourné de son objet ». Ni fonds de pension, ni Bourse pour chacun ; et cette progression « ne peut réduire ni les pensions liquidées ni les droits acquis » (La capitalisation et la répartition).
- Le peuple tranche le reste. L’âge, la durée, le niveau : la loi en décide, ou le peuple par référendum, en sachant ce que coûte chaque choix et qui le paie, parce que les Formulateurs veillent à la loyauté de chaque question. La question n° 27 lui soumet déjà ce modèle ; la question n° 9, l’indexation des pensions sur les prix.
Nous étudions aussi une question sur le plafonnement des plus hautes pensions, à 3 conditions : ne léser aucun droit acquis, étaler la transition sur le temps long, et offrir à ceux qu’elle viserait une alternative, la part au-delà du plafond relevant d’une capitalisation collective. Ajoutez le plafond fiscal universel, qui borne l’impôt sans borner la solidarité, et le dividende citoyen, qui s’ajoute à ces protections sans s’y substituer. Voilà comment l’on tient un modèle social : non pas en désignant un coupable, mais en rendant aux assurés la propriété de leur système, et au peuple la décision.
Les relances probables
« Les chiffres officiels sont truqués, eux aussi. »
Les nôtres viennent de sources que chacun peut vérifier, et que nous citons : le Service des retraites de l’État, la DREES, le COR, la Cour des comptes. Si vous avez une source plus solide, apportez-la : chez nous, le doute est un canal, pas une faute.
« Votre simulateur est truqué. »
Les curseurs sont à vous, et chaque valeur par défaut a sa source dans l’onglet « Références utiles ». Mettez-y vos chiffres : si le compte tombe juste, venez nous le montrer.
« Donc vous défendez les privilèges des hauts fonctionnaires. »
Non : nous refusons de nous tromper de cible. 1 % des retraités touche 4 % de la masse : on peut en débattre, et le peuple pourra trancher, plafond compris. Mais ce n’est pas ce qui paiera la retraite de tous, et le prétendre, c’est préparer une déception.
« Alors la retraite à 60 ans, c’est mort ? »
Ce n’est pas à nous de la promettre, ni de l’interdire. Avec le référendum d’initiative citoyenne, le peuple pourra la voter, en sachant ce qu’elle coûte et qui la paie. C’est la différence entre une promesse et une décision (« Le peuple votera toujours pour son porte-monnaie »).
« Votre capitalisation, c’est la Bourse et les fonds de pension. »
Non : un capital commun, propriété indivise des assurés, qui ne peut être ni vendu ni détourné. Pas un seul compte individuel en Bourse (question n° 27).
« Plafonnez au moins les pensions de plus de 10 000 €. »
Elles existent, mais elles sont rares : un plafond à 10 000 € rapporterait moins de 0,3 milliard par an, d’après notre calcul. Le symbole compte, et le peuple pourra le voter ; le budget, lui, se joue ailleurs.
Les pièges à éviter
- Ne reprenez les chiffres du message qu’une seule fois, juste avant de les corriger, et finissez toujours par les bons : on retient le dernier chiffre entendu.
- Ne promettez ni un âge ni un montant : nous ne faisons pas de programme, nous faisons décider.
- N’attaquez pas « les fonctionnaires » : la catégorie A de l’État, ce sont d’abord des professeurs des écoles et des certifiés ; la pension civile médiane de l’État est de 2 390 € brut.
- Ne dites pas « il n’y a pas d’argent » : il y a 422 milliards par an ; la question est de savoir qui décide de leur usage.
- Distinguez toujours brut et net, retraités et pensions (un retraité en touche souvent plusieurs), effectif et masse.
- Présentez nos estimations (plafonnement, parts de la masse, simulateur) comme des calculs du #PIC, jamais comme des chiffres officiels.
- Ne moquez jamais l’auteur du calcul : il a eu le mérite de chercher.
Pour prolonger
Dans l’Abécédaire et le Lexique du Pouvoir :
- Le million du smicard
- La capitalisation et la répartition
- Le bouc émissaire
- Le détricotage du programme du CNR
- La dette comme discipline
Dans nos textes :
- Constitution, titre VI, art. 10 : la protection sociale et la retraite
- Constitution, titre VI, art. 1 : le plafond fiscal universel
- Constitution, titre VI, art. 7 : le dividende citoyen
- Projet de référendum n° 27 : la retraite par répartition
- Projet de référendum n° 9 : l’indexation des salaires et des pensions
- Projet de référendum n° 14 : la responsabilité pour mensonge politique
Dans l’Autodéfense :
Références utiles
Les citations, les ouvrages, les études et les chiffres sur lesquels repose cette réponse, avec leurs sources. Pour vérifier, approfondir, et répondre à qui vous demandera d’où vous tenez vos arguments.
Service des retraites de l’État, « Le stock des pensions civiles de droit direct », juin 2026 (données au 31 décembre 2025) : corps d’encadrement supérieur : 67 461 pensions, 4 831 € brut en moyenne ; avec l’enseignement supérieur et la recherche : 87 038 pensions, 4 556 € ; périmètre le plus large : 112 237 pensions, 4 320 € (regroupement du #PIC) ; ensemble des pensions civiles : moyenne 2 478 €, médiane 2 390 € brut. consulter la source
Service des retraites de l’État, « Le compte d’affectation spéciale Pensions », juin 2026 : pensions civiles et militaires de l’État : 65,8 Md€ en 2025 (54,6 Md€ pour les civils, 11,2 Md€ pour les militaires). consulter la source
Service des retraites de l’État, « La formule de calcul » : « Montant de la pension = Dernier traitement indiciaire brut × (Nombre de trimestres rémunérés dans la pension / Nombre de trimestres requis pour bénéficier d’une retraite au taux maximal) × 75 % » ; « Le pourcentage maximal de 75 % peut être porté à 80 % ». consulter la source
DGAFP, Rapport annuel sur l’état de la fonction publique, édition 2026, figure C (données 2024) : salaire net moyen des A+ : 5 265 € par mois ; encadrement supérieur et emplois de direction de l’État : 7 026 € ; emplois à la décision du Gouvernement : 11 647 € net. consulter la source
ERAFP, Rapport annuel 2025 de la retraite additionnelle de la fonction publique, juin 2026 : rente moyenne annuelle liquidée en 2025 : 536 €. consulter la source
DREES, Les retraités et les retraites, édition 2025, vue d’ensemble et fiche 5 « Le niveau des pensions » : 17,2 millions de retraités de droit direct fin 2023, 18,1 millions avec la réversion ; pension moyenne de droit direct : 1 666 € brut, 1 541 € net ; femmes −37 % ; fin 2020 : 34 % des retraités à 1 000 € brut ou moins, 8 % au-dessus de 3 000 €, 1 % au-dessus de 5 150 € (6 470 € en moyenne, 93 % d’hommes). consulter la source
Conseil d’orientation des retraites, rapport annuel de juin 2026, synthèse : « En 2025, les dépenses de retraite représentent 422 milliards d’euros, soit 14,1 % du PIB » ; solde du système en 2025 : −5,1 Md€. consulter la source
Cour des comptes, Situation financière et perspectives du système de retraites, février 2025 : 1 an d’âge en moins : « une dépense supplémentaire pour le système des retraites de 5,8 Md€ en 2035 », 13 Md€ pour les finances publiques ; subventions d’équilibre de 17 régimes : « un peu moins de 8 Md€ ». consulter la source
Projet annuel de performances, mission « Régimes sociaux et de retraite », annexe au projet de loi de finances pour 2025 : « Les caractéristiques démographiques des régimes de la mission sont proches, et marquées par un fort déséquilibre cotisants / pensionnés » ; régime de la SNCF : « 110 846 cotisants pour 229 329 pensionnés en 2023 ». consulter la source
Loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 (Légifrance) : fermeture des principaux régimes spéciaux (RATP, industries électriques et gazières, Banque de France, clercs et employés de notaires) aux recrutés à compter du 1er septembre 2023 (décrets du 28 juillet 2023), et relèvement progressif de l’âge légal de 62 à 64 ans. consulter la source
Institut Montaigne, chiffrage du programme du Nouveau Front populaire, législatives 2024 : retour à 60 ans : 27 Md€ par an, horizon 2027, hors régimes complémentaires. consulter la source
INSEE, Insee Première n° 2005, juillet 2024 : à 35 ans, un homme cadre peut espérer vivre 5,3 ans de plus qu’un ouvrier (conditions de mortalité 2020-2022). consulter la source
Stephan Lewandowsky, John Cook, Ullrich Ecker et 19 coauteurs, The Debunking Handbook 2020, p. 12 et 13 : la méthode : « Fact: State the truth first » ; « Myth: Point to misinformation. Repeat the misinformation, only once, directly prior to the correction » ; « Fallacy: Explain why misinformation is wrong » ; « Fact: State the truth again » (le fait d’abord ; l’idée fausse, une seule fois ; l’erreur expliquée ; le fait encore) ; et p. 9 : « backfire effects occur only occasionally » (les effets pervers des corrections sont rares). consulter la source
Thomas Wood et Ethan Porter, « The Elusive Backfire Effect: Mass Attitudes’ Steadfast Factual Adherence », Political Behavior, vol. 41, 2019 : « we enrolled more than 10,100 subjects and tested 52 issues of potential backfire » ; « we found no corrections capable of triggering backfire » (plus de 10 100 participants, 52 sujets, aucune correction qui renforce l’erreur). consulter la source
Phil Williamson, « Take the time and effort to correct misinformation », Nature, vol. 540, p. 171, 8 décembre 2016 : la loi de Brandolini : « the amount of energy needed to refute bullshit is an order of magnitude bigger than that needed to produce it ». consulter la source
#PIC, Lexique du Pouvoir, « Le bouc émissaire », d’après René Girard, Le Bouc émissaire, Grasset, 1982 : le test de Girard : si la faute alléguée explique tout, si l’accusé est choisi pour ce qu’il est plutôt que pour ce qu’il a fait, et si l’unanimité soulage, méfiez-vous. consulter la source
#PIC, calculs sur les données publiées (22/10/2026) : masse des anciens cadres supérieurs de l’État : effectif × pension moyenne × 12 (contrôle : la même méthode retrouve les 49,4 Md€ des pensions civiles) ; plafonnement : loi de Pareto calée sur les points publiés par la DREES ; 2 800 € × 17,8 millions × 12 = 598 Md€ ; simulateur : pension approchée par la rémunération multipliée par un taux, 65 % reproduisant la pension moyenne observée (4 556 € brut) à partir du salaire net moyen de l’encadrement supérieur (7 026 €).
#PIC, Constitution d’urgence, Titre VI, article 10 : « La retraite repose sur la répartition et sur une capitalisation collective, dont le capital commun est la propriété indivise des assurés et ne peut être ni aliéné ni détourné de son objet. » ; « la loi peut l’abaisser ; seul le peuple peut le relever » ; « Cette progression ne peut réduire ni les pensions liquidées ni les droits acquis. ». consulter la source
Version 1 du 22 octobre 2026 : première publication.
Le procédé, dans le Lexique du Pouvoir : Le bouc émissaire · Le détricotage du programme du CNR
Le mot juste, dans l’Abécédaire : Le million du smicard · La capitalisation et la répartition
Pour agir : la question n° 27 · s’engager
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