On vous dit :
« Sur l’Union européenne, vous appelez à voter oui à la sortie ; sur l’OTAN, vous vous cachez derrière une question au peuple. Deux poids, deux mesures : si vous étiez cohérents, vous sortiriez des deux, ou vous ne trancheriez ni l’une ni l’autre. »
Voici ce que vous pouvez répondre
L’asymétrie est réelle, et elle a une raison. Les traités européens confisquent au peuple le droit de décider : douanes, concurrence, pêche, commerce et, pour les pays de l’euro, monnaie relèvent de la compétence exclusive de l’Union, et la Cour de justice fait primer ce droit sur nos lois depuis 1964, et même sur les Constitutions nationales depuis 1970. Tant qu’on y reste, le peuple ne peut pas trancher dans ces domaines.
L’Alliance atlantique, elle, ne fait pas la loi chez nous : toutes ses décisions se prennent par consensus, chaque membre assiste l’État attaqué par l’action qu’il juge nécessaire, et en 1966 la France a quitté son commandement intégré par sa seule décision. Ce que l’Union nous interdit de décider, l’Alliance nous laisse libres de le décider.
Alors nous rendons la question au peuple, avec ses 3 réponses possibles : rester, quitter le seul commandement intégré, ou quitter l’Alliance. Et même la sortie de l’Union, ce n’est pas nous qui la déciderons : le peuple la votera, par une question distincte, et il pourra dire non.
Sources : Manifeste du #PIC · #PIC, Constitution d’urgence (Titre premier, articles 6 et 7 ; Titre XVIII, article 4) · Projet de référendum n° 4 · traité sur le fonctionnement de l’Union européenne · Cour de justice (1964, 1970) · traité de l’Atlantique Nord · OTAN · Sénat (2016) · Assemblée nationale (2008). Le détail et les citations sont dans l’onglet « Références utiles ».
Pour aller plus loin
Un seul critère
Notre neutralité porte sur le fond des décisions, jamais sur le droit du peuple à les prendre (voyez « Vous disiez ne rien trancher, et vous tranchez le Frexit »). Le Manifeste fixe d’avance la liste, courte, des exceptions : « À l’exception de quatre points (médias libérés, RIC et Processus Constituant Populaire Permanent, qui sont les conditions sine qua non de l’avènement de notre souveraineté, et sortie des traités européens, qui est la condition de son exercice), le #PIC ne tranche aucune de ces questions. » L’Alliance n’y figure pas. Ce n’est pas un oubli : c’est l’application de la règle.
Si nous tranchions l’Alliance au nom de la souveraineté, pourquoi pas demain l’énergie, l’immigration ou le nucléaire ? Un mouvement qui n’a pas de programme ne peut pas, sur les sujets qui fâchent, choisir un camp à la place de ceux qui le suivent (voyez « Vous n’avez pas de programme : c’est un chèque en blanc »). Nos membres pensent de l’Alliance ce qu’ils veulent, et le défendent en leur nom propre : aucune opinion de fond n’est chez nous une condition d’appartenance (voyez « Droite, gauche, souverainistes, écologistes : votre attelage explosera »).
Ce que confisquent les traités européens
Le traité sur le fonctionnement de l’Union le dit en toutes lettres : « L’Union dispose d’une compétence exclusive dans les domaines suivants » : l’union douanière, les règles de concurrence, la politique monétaire des pays de l’euro, la conservation des ressources de la mer, la politique commerciale commune (article 3). Là, le peuple français ne peut plus rien décider seul. Et la Cour de justice a posé dès 1964 que le transfert consenti par les États « entraîne donc une limitation définitive de leurs droits souverains contre laquelle ne saurait prévaloir un acte unilatéral ultérieur incompatible avec la notion de Communauté » (Costa contre ENEL), puis, en 1970, que même l’atteinte aux droits fondamentaux « tels qu’ils sont formulés par la constitution d’un État membre » ne saurait affecter la validité d’un acte de la Communauté (arrêt du 17 décembre 1970).
Le peuple a voulu s’en mêler une fois : le 29 mai 2005, il a rejeté le traité établissant une Constitution pour l’Europe, à 54,67 % des suffrages exprimés (Sénat) ; le 7 février 2008, l’Assemblée nationale adoptait le projet de loi autorisant la ratification du traité de Lisbonne (texte adopté n° 97). C’est le référendum confisqué. Tant que nous restons dans ces traités, la démocratie directe que nous proposons resterait enfermée dans leurs limites : c’est pourquoi nous proposons d’en sortir, et pourquoi le peuple votera cette sortie lui-même, le jour où il votera la Constitution, « par un vote distinct » (Titre XVIII, article 4). S’il dit non, « tout retrait de ces traités demeure soumis à l’article 7 du Titre I » : la porte reste dans sa main.
Ce que laisse l’Alliance
Le traité de l’Atlantique Nord n’institue ni législateur ni juge au-dessus des nôtres. Son article 5 engage chaque partie, si l’une d’elles est attaquée en Europe ou en Amérique du Nord, à l’assister en prenant « telle action qu’elle jugera nécessaire, y compris l’emploi de la force armée ». Son article 13 permet à toute partie de mettre fin au traité « un an après avoir avisé de sa dénonciation le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique » (traité de l’Atlantique Nord). Et l’organisation ne vote pas : « Toutes les décisions de l’OTAN sont prises par consensus » (OTAN). Chaque membre y garde donc, de fait, un droit de s’opposer.
L’histoire le confirme. En 1966, la France décide de se retirer de la structure militaire intégrée, tout en continuant « de faire partie intégrante des structures politiques de l’Organisation » ; la mesure reflète notamment, selon l’OTAN, « le refus d’intégration du dispositif de dissuasion nucléaire français ». En avril 2009, elle annonce « sa décision de participer pleinement aux structures de l’OTAN », tout en choisissant « de ne pas devenir membre du Groupe des plans nucléaires » (OTAN, « Pays membres de l’OTAN »). Ce va-et-vient prouve une chose : sur l’Alliance, la France décide seule. Ce qui lui a manqué, c’est que le peuple décide avec elle : aucun des référendums de la Ve République recensés par le Sénat n’a porté sur l’Alliance (Sénat, 2016).
Notre projet de Constitution y pourvoit : toute adhésion à une organisation de sécurité collective, et tout retrait, serait soumis au peuple (Titre premier, article 7, 3°, encore marqué « point discuté »), et toujours par une question distincte de toute autre (Titre premier, article 6).
La question est posée, et pour de bon
Le projet de référendum n° 4 ne se contente pas d’un oui ou d’un non. Le peuple dit d’abord s’il approuve que la France modifie sa participation à l’Alliance atlantique et à l’OTAN, et classe dans le même scrutin 2 solutions : quitter le seul commandement militaire intégré, comme en 1966, ou se retirer du traité. Si le oui l’emporte, un second scrutin oppose la solution arrivée en tête au droit existant ; si le non l’emporte, la France reste. La fiche précise aussi ce que la question ne fait pas : « Elle ne touche pas à la dissuasion nucléaire, restée nationale. »
À ceux qui veulent sortir, nous ne demandons pas de renoncer à leur conviction : nous leur offrons le moyen de la faire gagner, par le vote, et non par la promesse d’un candidat. À ceux qui veulent rester, la même garantie : rien ne se fera sans eux.
Ce que nous concédons
- Le critère a sa zone grise : une alliance militaire engage aussi la souveraineté, et l’on peut soutenir que le commandement intégré en retire une part. Nous ne le contestons pas. Nous constatons seulement que la France en est sortie, puis y est revenue, par sa seule décision, quand un État membre de l’Union ne peut opposer à son droit « un acte unilatéral ultérieur ».
- Le 3° de l’article 7, qui soumettrait au peuple tout retrait d’une organisation de sécurité collective, est encore un point discuté : notre projet le prévoit, notre texte ne l’a pas encore arrêté.
- Notre texte excepte du vote du peuple la riposte à une agression contre la France, non l’assistance due à un allié attaqué : au-delà du 90e jour, un tel engagement lui serait soumis. Faut-il une exception pour l’article 5 ? Nos juristes posent la question ouvertement, sous l’article 7 du Titre premier.
- Sur l’Union, nous ne sommes pas neutres, et nous le disons : nous appelons au double oui (voyez « Le vrai sujet de cette présidentielle, c’est le Frexit »).
Les relances probables
« Le commandement intégré, c’est déjà une sujétion. »
Le débat est légitime, et c’est précisément pour cela qu’il revient au peuple, qui aura toutes les pièces : la fiche du projet de référendum n° 4 en expose le droit, l’histoire, les arguments des 2 camps et ce que l’on sait du coût.
« Vous êtes atlantistes. »
Sur ce point, nous ne sommes rien : notre texte ne tranche pas, la question est ouverte. Nos membres pensent ce qu’ils veulent ; aucune opinion de fond n’est une condition d’appartenance. Voyez « Droite, gauche, souverainistes, écologistes : votre attelage explosera ».
« Et si le peuple choisit de rester ? »
Alors il aura tranché, et nous nous inclinerons. La question pourra revenir : l’Agora citoyenne délibère 4 fois par an, et c’est d’elle que viennent les questions au peuple.
« En cas de guerre, vous attendrez un référendum ? »
Non : « en cas d’agression armée contre la France, la riposte n’attend pas le vote du peuple » (Titre premier, article 7, 4°). Ce que le peuple approuve ou non, c’est la poursuite d’un engagement extérieur au-delà du 90e jour.
« Ceux qui veulent vraiment la souveraineté sortent des deux. »
La souveraineté, c’est d’abord le droit de décider. Celui qui veut sortir de l’Alliance a, chez nous, le moyen de le faire gagner : une question loyale, un vote, et une décision qui s’impose à tous. Nous ne lui demandons pas de renoncer à sa conviction, seulement de la soumettre au peuple.
Les pièges à éviter
- Ne niez pas que nous appelons au double oui : c’est écrit (voyez « Le vrai sujet de cette présidentielle, c’est le Frexit »).
- Ne dites jamais que le #PIC est pour ou contre l’OTAN.
- Ne minimisez pas l’Alliance pour justifier notre réserve : notre argument porte sur le droit (qui décide), jamais sur l’innocuité de l’OTAN.
- Le 3° de l’article 7 du Titre premier est un point discuté : dites « notre projet prévoit », jamais « la Constitution impose ».
- Ne confondez pas l’Alliance atlantique, née du traité de 1949, et le commandement militaire intégré : quitter l’un n’est pas quitter l’autre, comme l’a montré 1966.
- Ne dites pas que « Bruxelles décide de tout » : l’Union n’a que les compétences que les traités lui attribuent ; le problème est que, là où elle les a, le peuple ne peut plus trancher.
- Ne nommez aucun parti, aucun mouvement ni aucun candidat qui proposerait de sortir des deux : nous répondons par notre texte, jamais par comparaison.
Pour prolonger
Dans l’Autodéfense :
- « Vous disiez ne rien trancher, et vous tranchez le Frexit »
- « Le vrai sujet de cette présidentielle, c’est le Frexit »
- « Vous n’avez pas de programme : c’est un chèque en blanc »
- « Droite, gauche, souverainistes, écologistes : votre attelage explosera »
- « Avec vos référendums obligatoires, la France ne tiendra plus ses alliances »
- « Deux référendums le même jour : et si l’un passe et l’autre non ? »
- « Constitution adoptée, sortie rejetée : vous gouvernerez avec les traités que vous combattez »
- « Votre Constitution ne protège ni notre siège à l’ONU ni notre bombe : un gouvernement pourra les partager avec l’Europe »
- « Un président élu sur la sortie a le mandat : votre référendum fait perdre du temps »
Dans l’Abécédaire :
- La souveraineté populaire contre la souveraineté nationale
- La primauté du droit international
- La questiologie
- L’article 50
Dans le Lexique du Pouvoir :
Dans nos textes :
- Manifeste, IV : le projet de la Grande Transition démocratique
- Constitution, Titre I, art. 6 : le référendum d’initiative citoyenne en toutes matières
- Constitution, Titre I, art. 7 : le référendum obligatoire par matière
- Constitution, Titre XVIII, art. 4 : le référendum unificateur
- Projet de référendum n° 4 : la France et l’OTAN
- Projet de référendum n° 2 : la sortie des traités européens
Références utiles
Les citations, les ouvrages, les études et les chiffres sur lesquels repose cette réponse, avec leurs sources. Pour vérifier, approfondir, et répondre à qui vous demandera d’où vous tenez vos arguments.
Manifeste du #PIC, IV, « Le projet : la Grande Transition démocratique » (version 3 du 28 septembre 2026) : « À l’exception de quatre points (médias libérés, RIC et Processus Constituant Populaire Permanent, qui sont les conditions sine qua non de l’avènement de notre souveraineté, et sortie des traités européens, qui est la condition de son exercice), le #PIC ne tranche aucune de ces questions. ». consulter la source
#PIC, Constitution d’urgence, Titre premier, article 7, 3° et 4° (version 8 du 25 octobre 2026) : « 3° [⚠ point discuté] toute adhésion à une organisation de sécurité collective ou à une communauté supranationale, ainsi que tout retrait d’une telle organisation ou communauté ; » ; « en cas d’agression armée contre la France, la riposte n’attend pas le vote du peuple » ; notes aux juristes : « Au 4°, l’agression armée contre la France est exceptée, non l’assistance due à un allié attaqué (article 5 du traité de l’Atlantique Nord ; article 42, paragraphe 7, du traité sur l’Union européenne). Faut-il une exception pour ces clauses ? ». consulter la source
#PIC, Constitution d’urgence, Titre premier, article 6 (version 9 du 26 octobre 2026) : « l’adhésion à une communauté supranationale ou à une organisation de sécurité collective, le retrait d’une telle communauté ou organisation et la dénonciation d’un traité mentionné au 2° de l’article 7 du présent titre ne peuvent y être joints sans faire l’objet d’une question distincte ». consulter la source
#PIC, Constitution d’urgence, Titre XVIII, article 4 (version 7 du 15 octobre 2026) : « Le même jour, par un vote distinct, le peuple répond à une seconde question, par laquelle il approuve ou rejette le retrait de la France des traités de l’Union européenne et de l’union monétaire. » ; « Si le peuple adopte la présente Constitution et rejette la seconde question, les articles 7 à 9 du présent titre n’entrent pas en vigueur, et tout retrait de ces traités demeure soumis à l’article 7 du Titre I ». consulter la source
#PIC, Projet de référendum n° 4 : la place de la France dans l’Alliance atlantique et dans l’OTAN (version 1.2 du 6 octobre 2026) : « Approuvez-vous que la France modifie sa participation à l’Alliance atlantique et à l’OTAN ? » ; « A. La France quitte le seul commandement militaire intégré de l’OTAN et reste membre de l’Alliance atlantique. » ; « B. La France se retire du traité de l’Atlantique Nord et de l’OTAN. » ; « Elle ne touche pas à la dissuasion nucléaire, restée nationale. ». consulter la source
Traité de l’Atlantique Nord, Washington, 4 avril 1949, articles 5 et 13 (texte français sur le site de l’OTAN) : chaque partie « assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuellement et d’accord avec les autres parties, telle action qu’elle jugera nécessaire, y compris l’emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité dans la région de l’Atlantique Nord » ; « Après que le Traité aura été en vigueur pendant vingt ans, toute partie pourra mettre fin au Traité en ce qui la concerne un an après avoir avisé de sa dénonciation le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique ». consulter la source
OTAN, « Prise de décisions par consensus à l’OTAN », page actualisée le 30 juin 2023 : « Toutes les décisions de l’OTAN sont prises par consensus, après échange de vues et consultation entre les pays membres. » ; « La prise de décision par consensus signifie qu’il n’y a pas de procédure de vote à l’OTAN. ». consulter la source
OTAN, « Pays membres de l’OTAN », page actualisée le 11 mars 2024 : en 1966, « alors qu’elle continuait de faire partie intégrante des structures politiques de l’Organisation », la France se retire de la structure militaire intégrée ; la mesure reflète « le refus d’intégration du dispositif de dissuasion nucléaire français et de toute forme de contrôle sur les forces armées du pays » ; « Au sommet de Strasbourg-Kehl, en avril 2009, la France a officiellement annoncé sa décision de participer pleinement aux structures de l’OTAN. » ; « La France a toutefois choisi de ne pas devenir membre du Groupe des plans nucléaires de l’OTAN. ». consulter la source
Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, article 3, paragraphe 1 (version consolidée, JO C 202 du 7 juin 2016) : « L’Union dispose d’une compétence exclusive dans les domaines suivants: a) l’union douanière; b) l’établissement des règles de concurrence nécessaires au fonctionnement du marché intérieur; c) la politique monétaire pour les États membres dont la monnaie est l’euro; d) la conservation des ressources biologiques de la mer dans le cadre de la politique commune de la pêche; e) la politique commerciale commune. ». consulter la source
Cour de justice, arrêt du 15 juillet 1964, Costa contre ENEL, affaire 6/64 : le transfert opéré par les États « entraîne donc une limitation définitive de leurs droits souverains contre laquelle ne saurait prévaloir un acte unilatéral ultérieur incompatible avec la notion de Communauté ». consulter la source
Cour de justice, arrêt du 17 décembre 1970, Internationale Handelsgesellschaft, affaire 11/70 : « l’invocation d’atteintes portées, soit aux droits fondamentaux tels qu’ils sont formulés par la constitution d’un État membre, soit aux principes d’une structure constitutionnelle nationale, ne saurait affecter la validité d’un acte de la Communauté ou son effet sur le territoire de cet État ». consulter la source
Sénat, Étude de législation comparée n° 274, « Le référendum », octobre 2016, p. 7 : liste des référendums organisés sous la Ve République, dont « le 29 mai 2005 sur la ratification du traité établissant une Constitution pour l’Europe (rejeté à 54,67 % des suffrages exprimés) » ; aucun ne porte sur l’Alliance atlantique. consulter la source
Assemblée nationale, texte adopté n° 97, 7 février 2008 : projet de loi « autorisant la ratification du traité de Lisbonne modifiant le traité sur l’Union européenne, le traité instituant la Communauté européenne et certains actes connexes », adopté en première lecture. consulter la source
Version 1 du 26 octobre 2026 : première publication.
Le procédé, dans le Lexique du Pouvoir : Le référendum confisqué · Le technocratisme
Le mot juste, dans l’Abécédaire : La souveraineté populaire contre la souveraineté nationale · La questiologie
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