On vous dit :
« Votre méta-candidature est un artifice. Juridiquement, il n’y aura qu’un président, celui dont le nom est sur le bulletin : vos six autres n’auront aucun pouvoir, et lui les aura tous. »
Voici ce que vous pouvez répondre
Sur le droit, vous avez raison, et nous l’écrivons nous-mêmes : jusqu’au référendum, il n’y a qu’un président, et il ne transfère ses pouvoirs à personne.
Mais il s’y engage avant le vote, devant notaire : n’exercer ses pouvoirs qu’après en avoir délibéré avec les 6 personnes présentées à ses côtés pendant la campagne, et publier dans les 8 jours la date et l’objet de ces délibérations. Il n’a qu’une mission : soumettre au peuple la Constitution d’urgence, en engageant la procédure au plus tard 8 jours après son entrée en fonctions.
Si vous l’adoptez, la présidence prend fin et le Conseil des Sept naît. Si vous la rejetez, il démissionne. La méta-candidature n’est pas un tour de passe-passe : c’est un mandat à objet unique, annoncé, signé, vérifiable.
Sources : Constitution du 4 octobre 1958 · Constitution d’urgence, Titres II et XVIII · Protocole du #PIC · Manifeste du #PIC. Le détail et les citations sont dans l’onglet « Références utiles ».
Pour aller plus loin
Ce que dit le droit
Le droit est clair. L’article 6 de la Constitution de 1958 fait élire une personne, et son article 3 interdit qu’« aucune section du peuple ni aucun individu » s’attribue l’exercice de la souveraineté. Les pouvoirs propres du Président, nommer le Premier ministre, soumettre un projet au référendum, dissoudre, ne se partagent pas.
Le Manifeste du #PIC le reconnaît sans détour : le président élu ne transfère pas ses pouvoirs aux six autres, et il n’y a aucune vacance du pouvoir ; c’est le référendum qui rend la chose possible.
Un nom, 6 visages, et leurs Égides
Pendant la campagne, le candidat n’est pas seul sur la photographie. La Constitution d’urgence désigne les Sept par une formule précise : « la personne élue à la présidence de la République en portant la méta-candidature et les six personnes publiquement présentées à ses côtés pendant la campagne présidentielle, qui forment le Conseil des Sept » (Titre XVIII, article 5). L’électeur connaît donc, avant de voter, chacun de ceux qui partageront la décision si le peuple adopte le texte.
Auprès de chacun d’eux, une Égide, désignée publiquement avant le scrutin. Notre Protocole la définit : ni une suppléance, « qui serait une logique de remplacement », ni un adjoint, « qui serait une logique hiérarchique », mais « une alliance de compétences » (Protocole, Titre III, article 1). Elle conseille, prépare et contredit ; tant que le titulaire siège, elle ne vote pas à sa place, car « celui qui vote est celui qui répond » (Protocole, Titre III, article 3). Et si le titulaire est empêché, ou si son siège devient vacant, pendant l’Année Zéro comme après, c’est elle qui peut siéger à sa place, à la stricte condition que les autres vice-présidents l’acceptent à l’unanimité (Titre II, article 4 ; Titre XVIII, article 5).
Avant le référendum : une délibération rendue publique
Entre l’élection et le vote du peuple, le président reste seul titulaire de ses pouvoirs. Mais il s’engage, devant notaire, à ne les exercer « qu’après en avoir délibéré avec les six personnes publiquement présentées à ses côtés pendant la campagne, sous réserve du secret de la défense nationale », et à rendre publics « dans les huit jours » la date et l’objet de ces délibérations (Titre XVIII, article 4).
C’est un engagement, pas une règle de droit : la Constitution de 1958 n’oblige pas le président à consulter qui que ce soit. Mais chaque décision prise sans délibération publiée deviendrait un manquement daté, visible de tous. Rien n’empêcherait d’ailleurs le président élu de nommer les six autres au Gouvernement, sur proposition du Premier ministre (article 8) : ils y siégeraient alors légalement, responsables devant l’Assemblée nationale comme tout gouvernement.
Le calendrier
Le président élu prend ses fonctions à l’expiration du mandat de son prédécesseur. Il engage la procédure référendaire « sans délai, dès son entrée en fonctions et au plus tard dans les huit jours qui la suivent » ; le décret qui soumet un projet au référendum est dispensé de contreseing (article 19).
Si le peuple dit non, le président démissionne dans les 8 jours : le président du Sénat assure l’intérim, sans pouvoir recourir au référendum ni à la dissolution, et une nouvelle élection a lieu dans les 20 à 35 jours (article 7). Le pays ne dépend pas de nous.
Après le référendum : une équipe à égalité
Si le peuple adopte la Constitution d’urgence, « la fonction de Président de la République et le régime présidentiel prennent fin » (Titre XVIII, article 4). Le candidat élu devient l’un des 7 vice-présidents, sans hiérarchie entre eux (Titre II, article premier), pour un mandat unique qui court de l’entrée en vigueur du texte (Titre II, article 2). Il ne décide plus qu’avec 3 autres voix au moins, et il reste révocable par référendum (Titre II, article 6).
Ce que nous concédons
Avant le référendum, l’électeur vote juridiquement pour une seule personne, et les 6 autres n’ont aucun pouvoir propre. Tout repose alors sur un engagement écrit, dont aucun juge ne forcera l’exécution ; la riposte « Votre engagement notarié n’a aucune valeur » le dit en détail.
Ce montage a un précédent moral, sinon juridique : en 1969, de Gaulle, désavoué par référendum, cesse ses fonctions le lendemain. Ce qui était chez lui un choix personnel devient, chez nous, un engagement écrit avant l’élection. Nous ne demandons pas qu’on nous croie ; nous demandons qu’on nous vérifie.
Les relances probables
« Et s’il refuse de démissionner une fois élu ? »
Il trahirait la seule promesse sur laquelle il aura été élu, devant 6 coéquipiers qui la dénonceraient publiquement, et devant un acte notarié daté. Nous ne prétendons pas qu’un juge pourrait l’y contraindre ; nous disons qu’aucun président n’a jamais été élu sur une promesse de départ aussi précise, et aussi facile à vérifier.
« Pourquoi ne pas mettre les sept noms sur le bulletin ? »
Parce que la loi n’accepte qu’une personne par candidature. Nous nous y plions, et nous le disons dès la première minute : c’est ce qui fait de cette candidature une méta-candidature.
« Une fois à l’Élysée, il aura l’armée, la dissuasion, les nominations. »
Oui, comme tout président. C’est pourquoi l’engagement porte sur un acte daté et public, le référendum, et non sur une intention. Jusqu’à ce vote, le président gère ; il ne réforme rien d’important sans vous.
« Donc vos Sept, c’est de la communication. »
Avant le référendum, c’est un collectif qui partage la parole du candidat, qui a seul souscrit l’acte devant notaire, et avec lequel le président s’engage à délibérer avant d’exercer ses pouvoirs, en publiant la date et l’objet de chaque délibération (Titre XVIII, article 4). Après, si vous le voulez, c’est une institution. Nous ne confondons pas les deux, et nous vous demandons de ne pas les confondre non plus.
« Combien de temps votre candidat restera-t-il au pouvoir ? »
Comme président, au plus jusqu’au référendum. Si le peuple rejette la Constitution d’urgence, il démissionne dans les 8 jours. S’il l’adopte, la présidence disparaît, et il devient l’un des 7 vice-présidents, à égalité, pour un mandat unique qui court de l’entrée en vigueur du texte, révocable par référendum (Titre II, articles 2 et 6). Nous ne le cachons pas : c’est une équipe que vous élisez, pas un intermède.
« L’Égide, c’est un suppléant qui ne dit pas son nom. »
Notre Protocole dit l’inverse, et le dit en toutes lettres : l’Égide n’est ni une suppléance ni un adjoint ; tant que le titulaire siège, elle ne vote pas à sa place (Protocole, Titre III, article 3). Elle ne peut siéger au Conseil que si le titulaire est empêché ou si son siège devient vacant, et seulement si les autres vice-présidents l’acceptent à l’unanimité : un seul refus l’écarte (Titre II, article 4 ; Titre XVIII, article 5).
Les pièges à éviter
- Ne dites jamais que « le pouvoir passe au Conseil de l’Année Zéro dès l’élection » ni que « les Sept gouverneront le lendemain » : juridiquement, un seul homme exerce la présidence jusqu’au référendum.
- Ne parlez jamais de « sept présidents » ni de « présidence collégiale » avant le référendum.
- Ne dites pas « le lendemain de l’élection » au sens littéral : le président prend ses fonctions une douzaine de jours après le second tour. Dites « dès son entrée en fonctions ».
- Ne présentez pas la nomination des six autres au Gouvernement comme un engagement du #PIC : c’est une possibilité juridique, pas une décision du mouvement.
- Ne dites pas que le candidat quittera tout pouvoir après la transition : si la Constitution d’urgence est adoptée, il siège parmi les Sept, à égalité, pour un mandat unique (Titre II, article 2).
- Ne présentez pas l’Égide comme un suppléant ou un adjoint : elle seconde, ne vote pas à la place du titulaire tant qu’il siège, et ne siège à sa place, s’il est empêché ou si son siège est vacant, qu’avec l’accord unanime des autres vice-présidents.
Pour prolonger
Dans l’Abécédaire et le Lexique du Pouvoir :
Dans nos textes :
- II. Notre stratégie pour rendre le pouvoir aux citoyens : subvertir les rouages anti-démocratiques de l’élection
- Constitution d’urgence, titre II, art. 1 : le Conseil des Sept
- Constitution d’urgence, titre XVIII, art. 4 : le référendum unificateur et l’ouverture de l’Année Zéro
- Protocole, titre III, art. 1 : la nature de l’Égide
Dans l’Autodéfense :
Références utiles
Les citations, les ouvrages, les études et les chiffres sur lesquels repose cette réponse, avec leurs sources. Pour vérifier, approfondir, et répondre à qui vous demandera d’où vous tenez vos arguments.
Constitution du 4 octobre 1958, article 3, alinéas 1 et 2 : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. ». consulter la source
Constitution du 4 octobre 1958, article 7, alinéa 4 (intérim en cas de vacance) : « En cas de vacance de la Présidence de la République pour quelque cause que ce soit, ou d’empêchement constaté par le Conseil constitutionnel saisi par le Gouvernement et statuant à la majorité absolue de ses membres, les fonctions du Président de la République, à l’exception de celles prévues aux articles 11 et 12 ci-dessous, sont provisoirement exercées par le président du Sénat ». consulter la source
Constitution du 4 octobre 1958, article 8, alinéas 1 et 2 : « Le Président de la République nomme le Premier ministre. Il met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement. Sur la proposition du Premier ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions. ». consulter la source
Manifeste du #PIC, partie II, « La Promesse inattaquable : un mandat comportant une fin programmée », version 2.6 (25 septembre 2026) : « Le président ne « transfère » donc pas ses pouvoirs à six personnes, et il n’y a aucune vacance du pouvoir : c’est le référendum qui rend la chose possible. ». consulter la source
Protocole du #PIC, Titre II, article 6 : « Si le peuple la rejette, le pouvoir lui est rendu : le Conseil des Sept ne voit pas le jour, et le président élu démissionne. ». consulter la source
Constitution d’urgence, Titre II, article premier : « Le pouvoir exécutif est exercé collégialement par un Conseil de sept membres, appelés vice-présidents de la Démocratie française. Aucune hiérarchie n’existe entre eux. ». consulter la source
Constitution d’urgence, Titre XVIII, article 4. Du référendum unificateur et de l’ouverture de l’Année Zéro : « Quelle qu’en soit l’issue, il renonce à l’exercice personnel et prolongé du pouvoir présidentiel, conformément à l’acte qu’il a souscrit devant notaire avant le scrutin : jusqu’à la proclamation des résultats, il n’exerce les pouvoirs attachés à sa fonction qu’après en avoir délibéré avec les six personnes publiquement présentées à ses côtés pendant la campagne, sous réserve du secret de la défense nationale, et la date et l’objet de ces délibérations sont rendus publics dans les huit jours ». consulter la source
Constitution d’urgence, Titre XVIII, article 5, 1° : « les Sept, à savoir la personne élue à la présidence de la République en portant la méta-candidature et les six personnes publiquement présentées à ses côtés pendant la campagne présidentielle, qui forment le Conseil des Sept ». consulter la source
Constitution d’urgence, Titre II, article 2, dernière phrase : « Les premiers vice-présidents sont désignés dans les conditions de l’article 5 du Titre XVIII ; leur mandat court de l’entrée en vigueur de la présente Constitution. ». consulter la source
#PIC, Protocole, Titre III, article 1. De la nature de l’Égide : « Elle ne constitue ni une suppléance, qui serait une logique de remplacement, ni un adjoint, qui serait une logique hiérarchique : elle est une alliance de compétences ». consulter la source
#PIC, Protocole, Titre III, article 3. De la non-subrogation : « L’Égide conseille, prépare et sécurise. Elle ne se substitue jamais au vote du mandataire lors des sessions délibératives. […] celui qui vote est celui qui répond. ». consulter la source
Version 2 du 5 octobre 2026 : réécriture : encadré « Entre nous » et réponse courte refaits autour d’un nom sur le bulletin, de 6 visages à ses côtés et de leurs Égides ; délibération publique du président élu avec les 6 avant le référendum (Titre XVIII, article 4) ; mandat des premiers vice-présidents (Titre II, article 2) ; 2 relances nouvelles (durée au pouvoir, Égide) ; « Ce que nous concédons ». Version 1.2 du 2 octobre 2026 : citations du Protocole (Titre II, article 6) alignées sur le texte en vigueur ; encadré « Entre nous ». Version 1.1 du 27 septembre 2026 : la section devient l’Autodéfense, kit de répartie du #PIC. Version 1 du 25 septembre 2026 : première publication.
Le procédé, dans le Lexique du Pouvoir : L’aristocratie élective
Le mot juste, dans l’Abécédaire : Le processus involutionnaire · L’involution et la méta-candidature
Pour agir : la méta-candidature en trois temps · nos réponses à la presse
Le doute, bienvenu : une erreur, un contre-exemple, une source plus solide ? Dites-le en commentaire. Notre Protocole fait du doute un canal, non une faute.
Vous commentez et notez cette riposte ci-dessous. Une meilleure réponse, une objection plus forte, une référence qui manque : vos contradictions nourriront les versions suivantes.
Un argument ne vaut que par ceux qui le portent.

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