« Un inconnu ne gagne pas une présidentielle »

On vous dit :

« Personne ne connaît votre candidat. Jamais un inconnu n’a gagné une présidentielle en France, et ce n’est pas en 2027 que cela commencera. »

Voici ce que vous pouvez répondre

Aucun inconnu n’a encore été élu, c’est exact. Mais nous ne vous demandons pas de faire confiance à un homme : nous vous demandons de répondre à une question. Le nom sur le bulletin est là parce que la loi l’exige ; derrière lui, un engagement signé devant notaire : soumettre à votre référendum, dès son entrée en fonctions, la Constitution d’urgence, avec le même jour une question distincte sur la sortie des traités européens, et démissionner si vous rejetez la Constitution. Ce texte se lit dès aujourd’hui, article par article. Quant à la notoriété, elle se gagne plus vite qu’on ne le croit : en 2017, un homme qui ne s’était jamais présenté à une élection arrive en tête du premier tour, un an après avoir lancé son mouvement. Et la campagne officielle impose l’égalité du temps de parole.

Sources : Conseil constitutionnel · Loi n° 62-1292 du 6 novembre 1962 · OSCE/BIDDH — le détail et les citations sont dans l’onglet « Références utiles ».

Pour aller plus loin

L’objection décrit exactement ce que nous contestons. Le politiste Bernard Manin a montré que l’élection n’est pas un procédé neutre : elle sélectionne ceux qui se distinguent déjà, par la notoriété, l’argent, le réseau.

Aristote tenait l’élection pour un procédé aristocratique et le tirage au sort pour un procédé démocratique. Dire « un inconnu ne peut pas gagner », c’est reconnaître que le système réserve le pouvoir à ceux qu’il a déjà rendus célèbres.

Nous ne le nions pas : nous proposons d’utiliser une dernière fois cette élection pour sortir de cette logique.

Le droit électoral organise d’ailleurs une forme d’égalité, tardive mais réelle.

En 2022, l’Arcom a distingué 3 périodes : l’équité jusqu’à la publication de la liste des candidats, une équité renforcée ensuite, puis, à partir du 28 mars, pendant la campagne officielle, l’égalité stricte du temps de parole et du temps d’antenne.

2 semaines pendant lesquelles un candidat sans parti parle autant que le favori des sondages.

La notoriété ne fait pas tout, dans un sens comme dans l’autre. Emmanuel Macron n’avait exercé aucun mandat électif quand il a lancé En Marche, le 6 avril 2016 ; il arrive en tête du premier tour un an plus tard, avec 24,01 % des suffrages exprimés.

En Ukraine, en 2019, Volodymyr Zelensky, acteur sans aucune expérience politique, est élu au second tour avec 73,22 % des voix. Ces exemples ne prouvent pas que nous gagnerons ; ils prouvent que l’absence de passé électoral n’est pas une barrière absolue.

Surtout, notre candidature ne repose pas sur un visage.

Le candidat constitutionnel porte le nom, les Sept portent la décision, et chacun parle au nom des six autres. Leurs visages seront dévoilés un par un. Ce que l’électeur achète, si l’on ose dire, ce n’est pas une personnalité : c’est un texte publié, une question posée, et un départ écrit d’avance.

Les relances probables

« Macron était ministre, tout le monde le connaissait. »

Il était connu, mais n’avait jamais affronté le suffrage : c’est précisément la preuve que ce qui compte n’est pas la carrière d’élu. La nôtre de preuve sera différente : un projet écrit, commentable, et une promesse de départ.

« Zelensky était une star de la télévision. »

Justement : sa notoriété n’était pas politique. Nous ne prétendons pas l’égaler ; nous disons qu’une candidature sans passé électoral peut s’imposer si elle porte une question que les partis refusent de poser.

« Pourquoi ne pas soutenir un candidat connu qui reprendrait le RIC ? »

Parce qu’un candidat ordinaire, une fois élu, garde le trône et décide seul si et quand il vous consulte. Nos Sept s’engagent, devant notaire, à soumettre la Constitution d’urgence au référendum, avec le même jour une question distincte sur la sortie des traités européens, et à partir si vous rejetez la Constitution. Qu’un candidat connu prenne le même engagement, et nous en parlerons.

« Qui sont les Sept, alors ? »

Leurs visages seront dévoilés prochainement, un par un, sur notre site. Jugez-les sur leur engagement écrit, pas sur leur célébrité.

Les pièges à éviter

  • Ne comparez jamais le candidat constitutionnel à Emmanuel Macron ou à Volodymyr Zelensky : ces exemples prouvent qu’une barrière n’est pas absolue, pas que nous leur ressemblons.
  • Ne dites pas que les médias ont l’obligation de vous inviter avant la campagne officielle : jusqu’au 27 mars 2022, la règle était l’équité, appréciée notamment selon les résultats électoraux passés et les sondages.
  • Ne citez aucun sondage sur le #PIC qui n’existe pas.
  • Ne dites pas « personne ne nous connaît, et c’est tant mieux » : dites que la candidature ne repose pas sur une personne.

Références utiles

Les citations, les ouvrages, les études et les chiffres sur lesquels repose cette réponse, avec leurs sources. Pour vérifier, approfondir, et répondre à qui vous demandera d’où vous tenez vos arguments.

Conseil constitutionnel, site de l’élection présidentielle 2022, « Quel est le calendrier exact de la campagne ? » : « la campagne officielle proprement dite, à partir du 28 mars (traitement égal des candidats et candidates, mesuré en temps d’antenne ou en temps de parole). ». consulter la source

Loi n° 62-1292 du 6 novembre 1962, article 3, I bis, alinéa 5 (texte reproduit par le Conseil constitutionnel ; l’autorité compétente est désormais l’Arcom) : « À compter du début de la campagne et jusqu’au tour de scrutin où l’élection est acquise, les éditeurs de services de communication audiovisuelle respectent, sous le contrôle du Conseil supérieur de l’audiovisuel, le principe d’égalité en ce qui concerne la reproduction et les commentaires des déclarations et écrits des candidats et la présentation de leur personne. ». consulter la source

Conseil constitutionnel, décision n° 2017-169 PDR du 26 avril 2017 : Emmanuel Macron, 8 656 346 voix sur 36 054 394 suffrages exprimés au premier tour (24,01 %). consulter la source

CNews, « « En Marche » : le mouvement créé par Emmanuel Macron fête ce lundi ses 10 ans », 6 avril 2026 (date de création : 6 avril 2016). consulter la source

OSCE/BIDDH, Ukraine, élections législatives anticipées du 21 juillet 2019, rapport final de la mission d’observation (rappel du contexte présidentiel) : « In the second round, Mr. Zelenskyy won 73.22 per cent of votes cast. (« Au second tour, M. Zelensky a obtenu 73,22 % des suffrages exprimés. », notre traduction) ». consulter la source

Bernard Manin, Principes du gouvernement représentatif, Calmann-Lévy, 1995 (le « principe de distinction » ; ouvrage cité dans les références de la Constitution d’urgence, Titre I). consulter la source

Version 1.4 du 5 octobre 2026 — encadré « Entre nous » et réponse courte réécrits (lot 3). Version 1.3 du 2 octobre 2026 — encadré « Entre nous », adressé au militant qui porte la réponse. Version 1.2 du 27 septembre 2026 — présentation des traductions harmonisée dans les références ; la section devient l’Autodéfense, kit de répartie du #PIC. Version 1.1 du 25 septembre 2026 — alignement sur le Protocole (Titre II, article 6, version 3 du 25 septembre) : en cas de rejet, c’est le président élu qui démissionne, et le référendum est convoqué dès l’entrée en fonctions. Version 1 du 25 septembre 2026 — première publication.

Le procédé, dans le Lexique du Pouvoir : La médiacratie · L’aristocratie élective · Les réseaux d’élite transnationaux

Le mot juste, dans l’Abécédaire : Le tirage au sort · L’involution et la méta-candidature

Pour agir : nos réponses à la presse · notre stratégie

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