On vous dit :
« “Nul ne peut être contraint de subir […] une injection”, “toute suspension d’activité ou de rémunération […] attachée au refus”, “dangers du transhumanisme”, “surpuissance des laboratoires pharmaceutiques” : c’est le catalogue antivax du Covid gravé dans une Constitution. Avec vous, fini les vaccins obligatoires des enfants, et à la prochaine pandémie, on laissera faire. »
Voici ce que vous pouvez répondre
Lisez l’article : il ne contient pas le mot « vaccin ». Il pose 2 règles. La première, le droit français la connaît déjà : le consentement libre et éclairé à tout acte médical, qu’aucune urgence ne peut suspendre pour tous. La seconde : nul ne peut être contraint de recevoir un produit qui ne dispose, pour l’indication en cause, que d’une autorisation provisoire ou d’urgence ; il faut une autorisation de mise sur le marché « de plein exercice ». Les 11 vaccins obligatoires des enfants l’ont, et leur obligation vient de la loi, que notre texte réserve expressément : ils ne sont pas visés. En 2015, le Conseil constitutionnel a jugé « loisible au législateur de définir une politique de vaccination ». Seule est exclue, et nous l’assumons, la contrainte de masse d’un produit encore sous autorisation provisoire.
Sources : Constitution d’urgence · Code de la santé publique · Convention pour la protection des droits de l’homme et de la dignité… · Conseil constitutionnel — le détail et les citations sont dans l’onglet « Références utiles ».
Pour aller plus loin
Ce que dit l’article
L’article pose 2 règles, et les moyens de les faire respecter. Nul ne peut être contraint de subir un traitement, une injection ou une substance qui ne bénéficie pas, pour l’indication en cause, « d’une autorisation de mise sur le marché de plein exercice » ; une autorisation « conditionnelle, temporaire, dérogatoire ou d’urgence n’en tient pas lieu ». Pour qu’on ne la déguise pas, la contrainte est définie : toute sanction, toute suspension d’activité ou de rémunération, toute privation d’accès à un lieu, à un bien, à un service ou à un droit, attachée au refus ; le juge judiciaire statue en référé dans les 48 heures. Le consentement libre et éclairé est garanti ; aucune urgence ne peut justifier sa suspension « générale et indifférenciée » (Constitution d’urgence, Titre V, article 3).
Rien sur la vaccination en tant que telle, rien contre la médecine, rien contre les laboratoires.
Le principe du consentement est le socle de l’éthique médicale depuis le Code de Nuremberg de 1947 ; il figure à l’article 5 de la Convention d’Oviedo du Conseil de l’Europe et à l’article L1111-4 du Code de la santé publique.
L’élever au rang constitutionnel ne crée pas un droit nouveau : cela le met à l’abri d’une majorité de circonstance.
Les vaccins des enfants
La loi de financement de la sécurité sociale du 30 décembre 2017 a étendu de 3 à 11 les vaccinations obligatoires des jeunes enfants ; ces vaccins protègent contre des maladies connues de longue date.
En 2015, le Conseil constitutionnel a jugé qu’il est « loisible au législateur de définir une politique de vaccination afin de protéger la santé individuelle et collective ».
En 2021, la Cour européenne des droits de l’homme a jugé, par 16 voix contre une, que l’obligation vaccinale infantile tchèque ne violait pas le droit au respect de la vie privée. Ces vaccins sont autorisés de plein exercice, et leur obligation est posée par la loi : l’article ne les vise pas.
Soyons précis sur le reste : l’article garantit le consentement « à tout acte médical », et sa version du 29 septembre 2026 dit comment ce consentement se concilie avec les obligations éprouvées : « seule la loi peut attacher une contrainte au refus d’un produit autorisé de plein exercice pour l’indication en cause ».
Le droit actuel conjugue déjà les deux : il garantit le consentement et impose 11 vaccins. Notre texte garde cet équilibre, et l’écrit désormais noir sur blanc.
L’urgence, vrai sujet du débat
Le vrai débat est celui de l’urgence, et il est légitime. En 2021, l’obligation vaccinale des soignants et le passe sanitaire ont divisé le pays.
Notre position est assumée : les notes de l’article le disent : il interdit « de contraindre à recevoir celui dont l’autorisation est provisoire, et de suspendre d’un coup le consentement de tous. Informer, recommander, convaincre, soigner ceux qui le veulent : tout cela demeure. »
Le régime de crise de la Constitution d’urgence va dans le même sens : l’état de crise n’est jamais déclaré par une seule personne, il est déclaré par le Conseil des Sept et ratifié par les Soixante-dix-sept (Constitution d’urgence, Titre II, article 10), et ses mesures ne peuvent en aucun cas « porter atteinte à l’intégrité physique des personnes » (Constitution d’urgence, Titre II, article 11).
On peut être favorable à la vaccination et refuser que l’urgence devienne un blanc-seing ; c’est notre choix, et nous le soumettons au peuple.
La question 8 du Manifeste
Reste la question 8 du Manifeste, qui parle de « transhumanisme », de « manipulations de l’ADN » et de « surpuissance des laboratoires pharmaceutiques ».
Le Manifeste indique lui-même où elle est traduite : « Déjà rédigé, à titre de proposition, au Titre V, article 3. » Or cet article ne contient aucun de ces mots : il ne retient que le consentement et la précaution.
Le reste est une question posée au peuple, dans une liste que le Manifeste présente comme « une base de travail, jamais un diktat », et sur laquelle il précise que le #PIC « ne tranche aucune de ces questions », hors 4 points qui tiennent aux conditions de notre souveraineté, dont aucun ne touche à la santé.
Aucun militant du #PIC ne doit s’en servir pour discuter l’efficacité d’un vaccin.
Les relances probables
« Et à la prochaine pandémie, vous interdisez toute obligation ? »
Nous interdisons 2 choses, pas davantage : contraindre à recevoir un produit dont l’autorisation n’est que conditionnelle, temporaire ou d’urgence, et suspendre le consentement de tous « de manière générale et indifférenciée ». Un produit autorisé de plein exercice peut être rendu obligatoire, mais par la loi, pas par décret. Informer, recommander, isoler les malades, soigner ceux qui le veulent : tout cela demeure. C’est un choix, nous le défendons, et le peuple en décidera.
« Et l’obligation vaccinale des soignants en 2021 ? »
Sous notre texte, elle n’aurait pas été possible tant que ces vaccins n’avaient qu’une autorisation conditionnelle, ce qui était le cas en 2021, et nous ne le cachons pas : l’article est né de cette expérience, et il précise que suspendre un salaire pour un refus, c’est contraindre. Nous pensons que convaincre vaut mieux que contraindre tant que la preuve n’est pas complète, et que ce choix appartient au peuple, pas à un conseil de défense. Ce n’est pas une position sur l’efficacité d’un vaccin ; c’est une position sur la contrainte.
« “Recul expérimental suffisant”, c’est flou : les antivax diront qu’aucun vaccin n’en a. »
Vous avez raison, et c’est pourquoi la formule n’est plus dans le texte : nous l’avons remplacée le 29 septembre 2026. Le critère est désormais un fait que chacun peut vérifier : le produit bénéficie, pour l’indication en cause, d’une autorisation de mise sur le marché « de plein exercice », ou il n’en bénéficie pas. Personne n’a plus à juger du recul. Et nous avons refusé d’ajouter une durée minimale, qui aurait interdit toute obligation pendant une épidémie nouvelle, même avec un produit éprouvé.
« Vous draguez l’électorat antivax. »
Nous ne trions pas les électeurs, et nous ne tranchons pas la question vaccinale. Nous posons une règle de consentement que partagent le Code de la santé publique et la Convention d’Oviedo. Elle protège autant le partisan du vaccin que son adversaire.
« Transhumanisme, ADN, laboratoires : ce sont des fantasmes de forum. »
Ce sont des questions que se posent les comités d’éthique et le droit de la bioéthique. Le Manifeste les pose au peuple ; sa traduction constitutionnelle, l’article 3 du Titre V, n’en retient que le consentement et la précaution. Ce n’est pas un programme.
Les pièges à éviter
- Ne jamais discuter l’efficacité ou la dangerosité d’un vaccin, en particulier contre le Covid : ce n’est pas l’objet de l’article, et c’est le terrain que l’adversaire attend.
- Ne jamais dire « le #PIC est contre les vaccins obligatoires » : dites que l’article ne vise pas les vaccins autorisés de plein exercice, que la loi peut rendre obligatoires, et que seule est exclue la contrainte à recevoir un produit dont l’autorisation est provisoire.
- Ne pas reprendre à l’oral « produit expérimental », « Big Pharma » : dites « traitement » et « autorisation de plein exercice ».
- Ne jamais comparer les mesures sanitaires de 2020-2021 aux expériences nazies en invoquant le Code de Nuremberg : citez-le comme fondement de l’éthique médicale, pas comme accusation.
- Ne pas dire que la crise sanitaire serait ratifiée « par les citoyens » : l’état de crise est déclaré par le Conseil des Sept et ratifié par les Soixante-dix-sept ; seul le peuple peut, au-delà d’un délai, le prolonger par référendum.
- Rappeler que la question 8 du Manifeste est une question posée au peuple, pas une position arrêtée du #PIC.
Pour prolonger
Dans l’Abécédaire et le Lexique du Pouvoir :
Dans nos textes :
- Constitution d’urgence, titre V, art. 3 : l’intégrité physique et le principe de précaution médicale
- Constitution d’urgence, titre II, art. 10 : l’état de crise et sa déclaration
- Constitution d’urgence, titre II, art. 11 : les pouvoirs de crise et leurs bornes
- Constitution d’urgence, titre II, art. 12 : la durée, du contrôle continu et l’extinction automatique
- Constitution d’urgence, titre XVIII, art. 3 : le noyau intangible : ce que le peuple lui-même ne peut abolir
- IV. Le projet : la Grande Transition démocratique
Dans l’Autodéfense :
Références utiles
Les citations, les ouvrages, les études et les chiffres sur lesquels repose cette réponse, avec leurs sources. Pour vérifier, approfondir, et répondre à qui vous demandera d’où vous tenez vos arguments.
Constitution d’urgence, Titre V, article 3 — De l’intégrité physique et du principe de précaution médicale : « Nul ne peut être contraint de subir un traitement médical, une injection ou une administration de substance qui ne bénéficie pas, pour l’indication en cause, d’une autorisation de mise sur le marché de plein exercice ; une autorisation conditionnelle, temporaire, dérogatoire ou d’urgence n’en tient pas lieu. Constitue une contrainte toute sanction, toute suspension d’activité ou de rémunération et toute privation d’accès à un lieu, à un bien, à un service ou à un droit, attachée au refus. Toute personne peut saisir le juge judiciaire, qui statue en référé dans les quarante-huit heures. Le consentement libre et éclairé à tout acte médical est garanti. Aucune situation d’urgence ne peut justifier sa suspension générale et indifférenciée ; seule la loi peut attacher une contrainte au refus d’un produit autorisé de plein exercice pour l’indication en cause. ». consulter la source
Constitution d’urgence, Titre II, article 11 — Des pouvoirs de crise et de leurs bornes : « Ces mesures ne peuvent en aucun cas : […] 5° porter atteinte à l’intégrité physique des personnes, ni rétablir des peines ou juridictions prohibées. ». consulter la source
Code de la santé publique, article L1111-4 (texte cité par la Direction des affaires juridiques de l’AP-HP) : « Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment ». consulter la source
Convention pour la protection des droits de l’homme et de la dignité de l’être humain à l’égard des applications de la biologie et de la médecine (Convention d’Oviedo, Conseil de l’Europe, 4 avril 1997), article 5, premier alinéa : « Une intervention dans le domaine de la santé ne peut être effectuée qu’après que la personne concernée y a donné son consentement libre et éclairé. ». consulter la source
Conseil constitutionnel, décision n° 2015-458 QPC du 20 mars 2015, Époux L. (obligation de vaccination), considérant 10 : « il est loisible au législateur de définir une politique de vaccination afin de protéger la santé individuelle et collective ; qu’il lui est également loisible de modifier les dispositions relatives à cette politique de vaccination pour tenir compte de l’évolution des données scientifiques, médicales et épidémiologiques ». consulter la source
Loi n° 2017-1836 du 30 décembre 2017 de financement de la sécurité sociale pour 2018, article 49 (présentation de Vaccination Info Service, Santé publique France) : « La loi de financement de la sécurité sociale n° 2017-1836 du 30 décembre 2017 (article 49) a étendu de trois à onze le nombre des vaccinations obligatoires des jeunes enfants. ». consulter la source
Cour européenne des droits de l’homme, Grande Chambre, Vavřička et autres c. République tchèque, 8 avril 2021, requête n° 47621/13, communiqué de presse : « la Cour européenne des droits de l’homme dit, à la majorité (seize voix contre une), qu’il y a eu : Non-violation de l’article 8 (droit au respect de la vie privée) ». consulter la source
Code de Nuremberg, 1947, premier principe (consentement volontaire du sujet) — non cité littéralement, source primaire non consultée. consulter la source
#PIC, Manifeste, IV, « La parole au peuple : les questions fondamentales » (question 8, et conclusion de la liste) : « 8. Criminalisation des atteintes à notre intégrité biologique : pour se préserver des dangers du transhumanisme, des manipulations de l’ADN et de la surpuissance des laboratoires pharmaceutiques. (Déjà rédigé, à titre de proposition, au Titre V, article 3.) […] le #PIC ne tranche aucune de ces questions. ». consulter la source
Version 1.4 du 5 octobre 2026 — encadré « Entre nous » et réponse courte réécrits (lot 3). Version 1.3 du 2 octobre 2026 — réponse recalée sur la version du 29 septembre 2026 du Titre V, article 3, de la Constitution d’urgence : l’autorisation de mise sur le marché de plein exercice remplace le « recul expérimental suffisant », que nous avons abandonné ; encadré « Entre nous ». Version 1.2 du 28 septembre 2026 — réponse courte resserrée pour que le partage la reprenne en entier. Version 1.1 du 28 septembre 2026 — la citation du Manifeste suit sa version 3 (4 points hors neutralité). Version 1.0 du 27 septembre 2026 — première publication ; la section devient l’Autodéfense, kit de répartie du #PIC. Les versions antérieures de cette page seront accessibles ici dès la première modification.
Le procédé, dans le Lexique du Pouvoir : Le conseil de défense · L’état d’urgence permanent
Pour agir : l’Observatoire de la pensée démocratique
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