On vous dit :
« Votre vote blanc ne changera rien : il n’est jamais compté. On le décompte à part, on l’annonce le soir de l’élection, et il ne pèse sur aucun résultat. Tout le monde promet de le reconnaître ; personne ne le fait, et vous ne ferez pas mieux. »
Voici ce que vous pouvez répondre
Chez nous, il compte. Notre Constitution d’urgence fait du bulletin blanc un suffrage exprimé, dans toute élection et toute votation : il entre dans le calcul de toute majorité de suffrages exprimés, et il est publié à part, pour que chacun voie le poids du refus. Au référendum, un texte n’est adopté que s’il réunit plus de oui que de non et de blancs réunis.
Et s’il arrive en tête, il a un effet. Dans une élection au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire, quand les blancs sont plus nombreux, au tour décisif, que les voix de chacun des candidats, l’élection est annulée et refaite dans les 3 mois, sans aucun des candidats du scrutin annulé ; les sortants restent en fonctions jusque-là. Le refus de choisir devient un choix.
Aujourd’hui, il ne compte pas : au second tour de la présidentielle de 2017, 3 021 499 électeurs ont voté blanc, 8,5 % des votants, et les scores ont été calculés sans eux. La Colombie, elle, refait l’élection quand le blanc obtient la majorité : à Bello, en 2011, face à un candidat unique, il a recueilli 56,7 % des votes valides, et l’on a revoté, sans lui.
Sources : #PIC, Constitution d’urgence (Titre premier, article 11 ; Titre II, articles 2 et 9 ; Titre XVIII, article 3) · ministère de l’Intérieur (2014) · Conseil constitutionnel (2017) · Constitution de la Colombie, article 258 · Mission d’observation électorale de Colombie (2011). Le détail et les citations sont dans l’onglet « Références utiles ».
Pour aller plus loin
Ce que dit notre texte, mot pour mot
La règle est posée une fois pour toutes, et vaut pour toute la Constitution, sauf disposition contraire expresse : « Les suffrages exprimés sont les suffrages portés pour ou contre une proposition, ou en faveur de l’une des options soumises au vote, ainsi que les bulletins blancs ; les bulletins nuls et les abstentions n’en font pas partie. Les bulletins blancs sont décomptés et publiés séparément. » (Titre premier, article 11). C’est un choix récent, et assumé : jusqu’au 25 octobre 2026, notre texte s’en tenait, comme le code électoral, à décompter les blancs à part.
Ses effets sont partout. Au référendum, « La réponse qui recueille la majorité des suffrages exprimés, bulletins blancs compris, l’emporte, sans condition de participation minimale ; si aucune ne la recueille, le texte soumis au peuple n’est pas adopté » (Titre II, article 9). À l’élection des Sept, la liste n’est élue au premier tour que si elle recueille la majorité des suffrages exprimés, blancs compris (Titre II, article 2).
Ce que dit le droit aujourd’hui
Depuis la loi du 21 février 2014, les bulletins blancs ne sont plus confondus avec les nuls. Mais le ministère de l’Intérieur l’a précisé aussitôt : ils « sont mentionnés dans les résultats du scrutin mais ne sont toutefois pas pris en compte dans la détermination des suffrages exprimés » (ministère de l’Intérieur, 2014).
Au second tour de la présidentielle de 2017, le Conseil constitutionnel a proclamé 35 467 327 votants, dont 3 021 499 bulletins blancs, et 31 381 603 suffrages exprimés (Conseil constitutionnel, 2017) : plus de 3 millions d’électeurs se sont déplacés pour ne choisir aucun des 2 candidats, et le résultat officiel les a laissés hors du calcul. Le vainqueur a été proclamé avec 66,1 % des suffrages exprimés ; blancs compris, il en aurait recueilli 60,3 %, toujours la majorité absolue, mais le pays aurait su quelle part de ceux qui s’étaient prononcés l’avait réellement choisi.
Quand le blanc arrive en tête : on recommence, avec d’autres
Le texte est précis : « lorsque les bulletins blancs sont plus nombreux, au tour décisif, que les suffrages recueillis par chacun des candidats ou chacune des listes, l’élection est annulée ; il est procédé à une nouvelle élection dans les trois mois, ou dans le délai plus bref que fixe la disposition qui la régit, et aucun candidat du scrutin annulé ne peut s’y présenter ». Le pays n’est pas sans gouvernants pour autant : « Jusqu’à l’entrée en fonctions des nouveaux élus, les titulaires sortants demeurent en fonctions » (Titre premier, article 11). La règle vaut aussi pour les Sept : si, au second tour, le blanc devance chacune des 2 listes, l’élection est refaite, et aucun candidat du scrutin annulé ne peut s’y présenter.
Ce n’est pas une utopie de juriste. Dans sa rédaction de 2009, la Constitution colombienne impose de refaire, une seule fois, l’élection d’une assemblée, d’un gouverneur, d’un maire ou le premier tour de la présidentielle « cuando del total de votos válidos, los votos en blanco constituyan la mayoría » (lorsque, du total des votes valides, les votes blancs constituent la majorité ; notre traduction), et, pour une élection à un seul siège, « no podrán presentarse los mismos candidatos » (les mêmes candidats ne pourront se présenter ; notre traduction) (Constitution de la Colombie, article 258). Le 30 octobre 2011, à Bello, ville de plus de 500 000 habitants, un seul candidat briguait la mairie : le blanc a recueilli 60 976 voix, soit 56,7 % des votes valides, contre 46 552 (Mission d’observation électorale, 2011). L’élection a été refaite le 18 décembre, et 6 candidats s’y sont affrontés (AP, 18 décembre 2011). Le refus de choisir avait rouvert le choix.
Notre règle va plus loin sur un point : il suffit que le blanc devance chacun des candidats, sans atteindre la majorité des votes valides que la Colombie exige. Elle va moins loin sur un autre : notre texte ne dit pas encore ce qui se passe si le blanc l’emporte de nouveau, quand la Colombie ne recommence qu’une fois.
« Ça va bloquer le pays » : le blanc gagne rarement, et c’est un signal
En 2017, au second tour de la présidentielle, le blanc réunissait un peu plus de 3 millions de voix, contre 20,7 et 10,6 millions pour les 2 candidats. En Colombie, l’AP relevait en décembre 2011 que c’était la première fois qu’une élection y était refaite pour cette raison. Le blanc l’emporte d’abord là où l’offre est indigente, comme à Bello, où un seul candidat se présentait : c’est précisément là qu’il est le plus utile.
Et cette règle ne se défera pas un soir d’élection. Toucher à l’article 11 du Titre premier ne se peut qu’à froid : « deux votations ordinaires séparées de douze mois au moins, la seconde confirmant la première à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés » (Titre XVIII, article 3), blancs compris.
Au référendum : le blanc pèse comme un refus
Dans une votation, le blanc n’est pas neutre : comme il entre dans les suffrages exprimés, un texte n’est adopté que s’il réunit plus de la moitié des voix, blancs compris. Celui qui ne sait pas dit « pas encore », et le droit existant demeure tant que le peuple n’a pas clairement voulu le changer. L’abstention, elle, ne compte pas, et ne bloque rien : « Aucune votation, nationale ou locale, n’est subordonnée à une condition de participation minimale » (Titre premier, article 11). Ceux qui votent décident ; ceux qui votent blanc pèsent.
Ce que nous concédons
- Si le blanc l’emporte une seconde fois, notre texte ne dit pas ce qui se passe. Nos notes sous l’article 11 du Titre premier posent la question ; la Colombie y répond en ne recommençant qu’une fois, après quoi le candidat arrivé en tête est élu (La Silla Vacía). C’est à trancher.
- Au référendum, l’électeur qui voulait seulement ne pas trancher compte, de fait, pour le maintien du droit existant. C’est un choix : nous préférons qu’un changement réunisse une vraie majorité de ceux qui se sont déplacés.
- Nos notes demandent encore s’il faut écarter le blanc des votes internes des organes, où il sert parfois à s’abstenir sans quitter la séance, et si l’interdiction de se représenter vise aussi les suppléants et les Égides.
- La règle ne vaudra qu’une fois notre Constitution adoptée : la présidentielle et le référendum qui la soumettra au peuple se tiendront sous les règles actuelles, où le blanc ne pèse pas.
Les relances probables
« Ça va bloquer le pays. »
Le blanc devance rarement chacun des candidats : en 2017, il réunissait 3 millions de voix, contre 20,7 et 10,6 millions. Quand il le fait, c’est qu’aucun ne convient, et mieux vaut le savoir que gouverner au nom d’une majorité qui n’existe pas. Les sortants restent en fonctions, et l’on revote dans les 3 mois. Voyez aussi « Le RIC sans seuil paralysera le pays ».
« Et au référendum ? »
Le blanc entre dans les suffrages exprimés : un texte n’est adopté que s’il réunit plus de la moitié des voix, blancs compris. Celui qui hésite dit « pas encore », et le droit existant demeure.
« Pourquoi ne pas compter aussi l’abstention ? »
Parce que l’abstention ne dit rien de précis : elle mêle le refus, l’oubli et l’empêchement. Le blanc, lui, s’est déplacé pour refuser l’offre. Et chez nous, aucune votation n’est subordonnée à un taux de participation : ceux qui votent décident. Voyez « L’abstention prouve que les gens ne veulent pas décider ».
« Une fois au pouvoir, vous l’enterrerez. »
Toucher à cette règle exige 2 votations séparées d’un an au moins, la seconde aux trois cinquièmes des suffrages exprimés, blancs compris ; et c’est le peuple qui vote, pas nous. Voyez « Si une majorité hostile s’installe, en combien d’étapes pourra-t-elle tout détricoter, en toute légalité ? ».
« En attendant, voter blanc ne sert à rien : je m’abstiens. »
Aujourd’hui, c’est vrai, et c’est pourquoi nous vous proposons de changer la règle. Voyez « Voter, c’est cautionner : le boycott des urnes délégitime le système ».
Les pièges à éviter
- Ne dites pas que le vote blanc compte déjà : depuis 2014, il est décompté à part et publié, mais il n’entre pas dans les suffrages exprimés.
- Ne dites pas qu’il comptera dès 2027 : la règle vaut pour les scrutins régis par notre Constitution, une fois adoptée ; la présidentielle et le référendum qui la soumettra au peuple se tiennent sous les règles actuelles.
- Ne confondez pas le blanc et le nul : les bulletins nuls et les abstentions restent hors des suffrages exprimés.
- Ne dites pas que le blanc « gagne » une élection ou obtient un siège : il fait annuler le scrutin, et il ne désigne personne. Et ne dites pas que l’élection est annulée quand le blanc dépasse 50 % : il suffit qu’il devance chacun des candidats au tour décisif.
- Ne promettez pas ce qui se passe si le blanc l’emporte une seconde fois : notre texte ne le dit pas encore.
- Ne dites pas que le blanc aurait renversé le résultat de 2017 : blancs compris, le vainqueur gardait la majorité absolue. Et ne nommez aucun candidat, ni ceux de 2017 ni celui de Bello : notre argument porte sur la règle.
Pour prolonger
Dans l’Autodéfense :
- « Voter, c’est cautionner : le boycott des urnes délégitime le système »
- « L’abstention prouve que les gens ne veulent pas décider »
- « Quatre votations par an ? Personne n’ira voter »
- « Le RIC sans seuil paralysera le pays »
- « Le peuple a voté, il a eu ce qu’il voulait »
- « Si une majorité hostile s’installe, en combien d’étapes pourra-t-elle tout détricoter, en toute légalité ? »
- « Pas besoin de changer de Constitution : un président peut organiser de grands référendums sur l’immigration, la dette ou le nucléaire »
Dans l’Abécédaire :
Dans le Lexique du Pouvoir :
Dans nos textes :
- Constitution, Titre I, art. 11 : les règles communes de décompte, de délai et de tirage au sort
- Constitution, Titre II, art. 9 : le peuple souverain, cinquième cercle
- Constitution, Titre II, art. 2 : la durée et le renouvellement du Conseil des Sept
- Constitution, Titre XVIII, art. 3 : le noyau intangible
Références utiles
Les citations, les ouvrages, les études et les chiffres sur lesquels repose cette réponse, avec leurs sources. Pour vérifier, approfondir, et répondre à qui vous demandera d’où vous tenez vos arguments.
#PIC, Constitution d’urgence, Titre premier, article 11, 2° (version 4 du 25 octobre 2026) : « Les suffrages exprimés sont les suffrages portés pour ou contre une proposition, ou en faveur de l’une des options soumises au vote, ainsi que les bulletins blancs ; les bulletins nuls et les abstentions n’en font pas partie. Les bulletins blancs sont décomptés et publiés séparément. Dans une élection au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire, uninominal ou de liste, lorsque les bulletins blancs sont plus nombreux, au tour décisif, que les suffrages recueillis par chacun des candidats ou chacune des listes, l’élection est annulée ; il est procédé à une nouvelle élection dans les trois mois, ou dans le délai plus bref que fixe la disposition qui la régit, et aucun candidat du scrutin annulé ne peut s’y présenter. Jusqu’à l’entrée en fonctions des nouveaux élus, les titulaires sortants demeurent en fonctions ; un siège déjà vacant est pourvu dans les conditions prévues pour la vacance. » ; « Aucune votation, nationale ou locale, n’est subordonnée à une condition de participation minimale. ». consulter la source
#PIC, Constitution d’urgence, Titre II, article 9, 4° (version 8 du 26 octobre 2026) : « La réponse qui recueille la majorité des suffrages exprimés, bulletins blancs compris, l’emporte, sans condition de participation minimale ; si aucune ne la recueille, le texte soumis au peuple n’est pas adopté. Les bulletins blancs sont décomptés et publiés. ». consulter la source
#PIC, Constitution d’urgence, Titre II, article 2 : « Est élue au premier tour la liste qui recueille la majorité des suffrages exprimés ; à défaut, il est procédé, le quatorzième jour suivant, à un second tour auquel seules peuvent se présenter les deux listes arrivées en tête au premier. ». consulter la source
#PIC, Constitution d’urgence, Titre XVIII, article 3 (version 6 du 26 octobre 2026) : « Une révision qui, sans y porter atteinte, modifie les articles 4 à 7, 11 et 12 du Titre premier, les articles 6 à 12 du Titre II, les articles premier, 2 et 3-1 du présent titre ou les articles premier à 6 du Titre XIX ne peut être adoptée qu’à froid, dans les conditions des 3° à 5° de l’article 3-1, dans leur rédaction à la date d’entrée en vigueur de la présente Constitution : deux votations ordinaires séparées de douze mois au moins, la seconde confirmant la première à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés ». consulter la source
Sénat, question écrite n° 11991, réponse du ministère de l’Intérieur publiée au Journal officiel du Sénat le 31 juillet 2014 : « Suite à l’adoption de la loi n° 2014-172 du 21 février 2014 visant à reconnaître le vote blanc aux élections, les bulletins blancs sont désormais exclus du champ des bulletins nuls. Ils sont à présent décomptés séparément et annexés au procès-verbal. Les bulletins blancs sont mentionnés dans les résultats du scrutin mais ne sont toutefois pas pris en compte dans la détermination des suffrages exprimés. ». consulter la source
Conseil constitutionnel, décision n° 2017-171 PDR du 10 mai 2017, proclamation des résultats du second tour de l’élection présidentielle : « Électeurs inscrits : 47 568 693 Votants : 35 467 327 Bulletins blancs : 3 021 499 Suffrages exprimés : 31 381 603 » ; voix des 2 candidats : 20 743 128 et 10 638 475. Calcul de la rédaction : les blancs représentent 8,5 % des votants ; le vainqueur a obtenu 66,1 % des suffrages exprimés, et en aurait obtenu 60,3 % blancs compris. consulter la source
Constitution politique de la Colombie, article 258, paragraphe 1, rédaction de l’Acte législatif n° 1 de 2009 (Secrétariat général du Sénat de la République) : « Deberá repetirse por una sola vez la votación para elegir miembros de una Corporación Pública, Gobernador, Alcalde o la primera vuelta en las elecciones presidenciales, cuando del total de votos válidos, los votos en blanco constituyan la mayoría. Tratándose de elecciones unipersonales no podrán presentarse los mismos candidatos » (le vote pour élire les membres d’une assemblée publique, un gouverneur, un maire ou le premier tour de l’élection présidentielle doit être recommencé une seule fois lorsque, du total des votes valides, les votes blancs constituent la majorité ; s’agissant d’élections à un seul siège, les mêmes candidats ne pourront se présenter ; notre traduction). consulter la source
Misión de Observación Electoral (Mission d’observation électorale), rapport préélectoral sur les élections atypiques de Bello (Antioquia), 13 décembre 2011 : « En el caso de Bello, el voto en blanco alcanzó un 56.7% (60.976 votos) de la votación válida en el municipio » (à Bello, le vote blanc a atteint 56,7 % des votes valides de la commune, soit 60 976 voix ; notre traduction) ; le candidat unique a obtenu 46 552 voix ; « se requiere de la mitad más uno del total de votos válidos » (il faut la moitié plus un du total des votes valides ; notre traduction) ; nouvelle élection fixée au 18 décembre 2011. consulter la source
La Silla Vacía, « La paradójica historia del voto en blanco en Bello », article publié avant le scrutin du 18 décembre 2011 : « la ley especifíca que este tipo de elecciones sólo puede ser repetida una vez por lo que, si el voto en blanco vuelve a ganar, el candidato que obtenga la mayor cantidad de votos se convertirá en el nuevo alcalde » (la loi précise que ce type d’élection ne peut être refait qu’une fois : si le vote blanc l’emporte de nouveau, le candidat qui obtient le plus de voix devient le nouveau maire ; notre traduction). consulter la source
El Mercurio en ligne (dépêche AP), « Insólito: En Colombia repiten elecciones en municipio donde había ganado voto en blanco », 18 décembre 2011 : « Esta es la primera vez que en el país se repite una elección por el triunfo del voto en blanco. Seis candidatos avalados por el mismo número de partidos y movimientos políticos se disputan la alcaldía » (c’est la première fois que, dans le pays, une élection est refaite à cause de la victoire du vote blanc ; 6 candidats se disputent la mairie ; notre traduction) ; Bello compte « unos 533.000 habitantes » (environ 533 000 habitants ; notre traduction). consulter la source
Version 1 du 26 octobre 2026 : première publication.
Le procédé, dans le Lexique du Pouvoir : La sécession silencieuse · Le référendum confisqué
Le mot juste, dans l’Abécédaire : La démocratie directe · La démocratie représentative
Pour agir : les questions au peuple · s’engager
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