On vous dit :
« Sans parti, sans argent, sans médias, c’est perdu d’avance. Une présidentielle coûte des millions, et les plateaux sont réservés aux grands partis. »
Voici ce que vous pouvez répondre
Une présidentielle ne coûte pas forcément des millions. En 2022, Jean Lassalle a déclaré 812 595 euros de dépenses pour toute sa campagne, et il a réuni plus d’un million de voix. La loi plafonne les dépenses, interdit les dons des entreprises et limite ceux des particuliers à 4 600 euros : l’argent des puissants n’a pas le droit d’acheter une élection. Chaque candidat retenu reçoit une avance de l’État, et même sous 5 % des voix, une partie de ses frais lui est remboursée. Pendant la campagne officielle, le plus petit candidat a droit au même temps de parole que le favori des sondages. Nous ne sommes pas non plus sans structure : une association déclarée, des statuts, des règles écrites et publiques. Ce qui nous manque en moyens, nous le compensons en méthode.
Sources : CNCCFP · Conseil constitutionnel · Constitution du 4 octobre 1958 — le détail et les citations sont dans l’onglet « Références utiles ».
Pour aller plus loin
Les règles financières protègent les petits. En 2022, le plafond des dépenses était de 16,851 millions d’euros au premier tour ; les personnes morales (entreprises, associations autres que les partis) ne peuvent rien donner ; un particulier ne peut pas verser plus de 4 600 euros pour toute l’élection, tous candidats confondus.
À la publication de la liste des candidats, l’État verse à chacun une avance forfaitaire de 200 000 euros.
Après l’élection, il rembourse à chaque candidat jusqu’à 4,75 % du plafond (soit 800 423 euros en 2022), et jusqu’à 47,5 % à ceux qui dépassent 5 % des suffrages exprimés, dans la limite de ce qu’ils ont eux-mêmes apporté.
Les comptes de campagne publiés par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) le montrent : Jean Lassalle a dépensé 812 595 euros, Nathalie Arthaud 889 844 euros.
On peut donc tenir une campagne présidentielle entière avec un budget inférieur à un vingtième du plafond, à condition d’avoir des militants plutôt que des prestataires.
Pour les médias, la règle est en 3 temps. Avant la publication de la liste des candidats, c’est l’équité, appréciée notamment selon les résultats électoraux passés et les sondages : c’est là que les petits souffrent. Ensuite, une équité renforcée.
Enfin, pendant la campagne officielle (du 28 mars au 8 avril en 2022), l’égalité stricte. D’où notre tactique : exister avant, par le terrain, les réseaux et les actions locales ; parler à égalité, ensuite, pendant 2 semaines.
Quant au parti, la Constitution de 1958 dit que « les partis et groupements politiques […] se forment et exercent leur activité librement » (article 4). Le #PIC est un groupement politique déclaré, qui refuse seulement d’être un parti de programme.
Et l’Abécédaire assume la situation : une petite force ne gagne qu’en étant plus mobile, plus inventive et plus rigoureuse que l’appareil d’en face. C’est ce que nous appelons la guérilla démocratique, légaliste et non violente.
Les relances probables
« Jean Lassalle était député depuis des années. »
Oui, et c’est pourquoi nous ne comptons pas sur une notoriété que nous n’avons pas, mais sur une méthode : des militants qui vont voir les maires, une question simple, un texte publié. Son budget prouve que le coût n’est pas l’obstacle.
« Le remboursement vient après : il faut avancer l’argent. »
C’est vrai. L’avance de l’État ne couvre qu’une partie ; le reste viendra des dons de citoyens, recueillis par le mandataire financier du candidat, sous le contrôle de la CNCCFP. C’est plus lent que le chèque d’un mécène, et c’est plus propre.
« Avant la campagne officielle, personne ne vous invitera. »
Probablement. C’est pourquoi nous misons sur ce qui ne dépend pas des plateaux : les maires rencontrés, les votations citoyennes organisées localement, les réseaux. L’égalité des deux dernières semaines, nous la préparons des mois à l’avance.
Les pièges à éviter
- Ne dites pas que la campagne est « gratuite » ni que l’État « rembourse tout » : le remboursement est plafonné, conditionné à l’approbation du compte et limité à l’apport personnel du candidat.
- Ne dites pas « le président sortant » : en 2027, le président en exercice ne peut pas se représenter (2 mandats consécutifs, article 6).
- Ne dites pas « nous n’avons pas de parti » : juridiquement, le #PIC est un groupement politique. Dites « pas un parti de programme ».
- N’avancez aucun chiffre sur les dons reçus par le #PIC qui n’ait été publié par le mouvement.
Pour prolonger
Dans l’Abécédaire et le Lexique du Pouvoir :
Dans nos textes :
Dans l’Autodéfense :
- « L’article 11 ne permet pas de changer de Constitution : votre plan est illégal »
- « Prendre le pouvoir pour le rendre ? Personne n’a jamais fait ça »
- « Vous n’aurez jamais vos cinq cents parrainages »
- « Un inconnu ne gagne pas une présidentielle »
- « Vous n’êtes qu’une poignée : on ne change pas un pays à quelques-uns »
Références utiles
Les citations, les ouvrages, les études et les chiffres sur lesquels repose cette réponse, avec leurs sources. Pour vérifier, approfondir, et répondre à qui vous demandera d’où vous tenez vos arguments.
CNCCFP, Élection présidentielle 2022, mémento du candidat et de son mandataire (mars 2022) : « 4 600 euros pour une seule personne physique et pour toute l’élection présidentielle, quel que soit le nombre de candidats soutenus ». consulter la source
Même mémento, plafonds et avance forfaitaire : « les plafonds de dépenses autorisées s’élèvent respectivement à 16,851 millions d’euros pour les candidats présents au premier tour et à 22,509 millions d’euros pour les deux candidats présents au second tour. ». consulter la source
CNCCFP, décisions du 14 décembre 2022 relatives aux comptes de campagne (JORF du 27 janvier 2023) : compte de M. Jean Lassalle, dépenses 812 595 euros ; compte de Mme Nathalie Arthaud, dépenses 889 844 euros ; remboursement maximal des candidats sous 5 % : 800 423 euros : « Une somme égale à 4,75 % du montant du plafond des dépenses qui leur est applicable est remboursée, à titre forfaitaire, à chaque candidat ; cette somme est portée à 47,5 % dudit plafond pour chaque candidat ayant obtenu plus de 5 % des suffrages exprimés au premier tour. ». consulter la source
Conseil constitutionnel, décision n° 2022-195 PDR du 13 avril 2022 : Jean Lassalle, 1 101 387 voix. consulter la source
Conseil constitutionnel, « Quel est le calendrier exact de la campagne ? » (présidentielle 2022) : « la période préliminaire du 1er janvier 2022 jusqu’à la veille du jour de la publication de la liste des candidats et candidates par le Conseil constitutionnel (traitement équitable des candidatures, mesuré notamment en temps de parole accordé aux candidats et candidates et en temps d’antenne leur étant consacré) ». consulter la source
Constitution du 4 octobre 1958, article 4, alinéa 1 : « Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. ». consulter la source
Michel de Certeau, L’Invention du quotidien, t. 1, Arts de faire, 1980 ; rééd. Gallimard, 1990, p. 60 (citation reprise de l’Abécédaire du #PIC, « La guérilla démocratique »). consulter la source
Version 1.4 du 5 octobre 2026 — encadré « Entre nous » et réponse courte réécrits (lot 3). Version 1.3 du 2 octobre 2026 — encadré « Entre nous », adressé au militant qui porte la réponse. Version 1.2 du 27 septembre 2026 — la section devient l’Autodéfense, kit de répartie du #PIC. Version 1.1 du 25 septembre 2026, au soir — harmonisation avec la Constitution d’urgence et le Protocole amendés le même jour (référendum engagé dès l’entrée en fonctions, engagement notarié unique, Conseil de l’Année Zéro subordonné à l’adoption, citations et chiffres vérifiés). Version 1 du 25 septembre 2026 — première publication.
Le procédé, dans le Lexique du Pouvoir : La médiacratie · Le programme homologué
Le mot juste, dans l’Abécédaire : La guérilla démocratique
Pour agir : notre stratégie · nos réponses à la presse
Le doute, bienvenu : une erreur, un contre-exemple, une source plus solide ? Dites-le en commentaire. Notre Protocole fait du doute un canal, non une faute.
Vous commentez et notez cette riposte ci-dessous. Une meilleure réponse, une objection plus forte, une référence qui manque : vos contradictions nourriront les versions suivantes.
Un argument ne vaut que par ceux qui le portent.

0 commentaire