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Volet 4. Le relèvement : produire de nouveau en France De la deuxième année au terme du Plan, la reconstruction se fait pas à pas : des filières choisies, une commande publique qui fait travailler ce pays, une énergie payée à son coût, un crédit qui bâtit.
Ce que nous proposons
- Des filières prioritaires sont désignées par le Plan et soumises au vote du peuple avec leurs objectifs : le médicament, l’énergie, l’alimentation, les composants électroniques, par exemple. La liste est à débattre.
- La commande publique est orientée vers la production nationale, dans le respect des engagements internationaux que la France souscrit en son nom propre.
- Le prix de l’électricité est fondé sur les coûts de sa production en France : le parc que les Français ont payé doit d’abord profiter aux Français.
- Le crédit public est tourné vers l’investissement productif, dans les limites de la règle d’or et du plafond de la dette (Titre VI, article 4 et article 4-1) : le Plan n’ouvre aucune exception d’emprunt.
- Le Plan ne peut prévoir la cession d’aucun des biens communs de la Nation : l’énergie, l’eau, les réseaux et le rail ne se vendent pas au détour d’un plan ; hors du Plan, aucune vente ne se fait sans le peuple.
- Le mandat de la Banque de France, fixé par la loi (Titre XVIII, article 9), concourt à ces objectifs ; sa rédaction est à débattre.
Les jalons proposés, soumis au débat comme le reste
- La deuxième année : filières prioritaires et objectifs soumis au vote du peuple, avec le Plan définitif ou à la votation qui suit.
- Les deuxième et troisième années : nouvelles règles de la commande publique ; prix de l’électricité fondé sur les coûts de production en France.
- Chaque année : avancement de chaque filière évalué par la Cour des comptes et rendu public.
- La cinquième année : premier bilan des filières ; objectifs révisés si le peuple le décide.
- Au terme du Plan, entre la dixième et la quinzième année : bilan final ; le peuple décide de la suite.
Ce volet repose sur l’article 9-1, qui encadre le relèvement, sur la règle d’or et le plafond de la dette (Titre VI, articles 4 et 4-1) et sur la protection des entreprises stratégiques (Titre XIV, article 4).
Pour comprendre, dans l’Abécédaire : Le plan · Le programme du CNR · La souveraineté monétaire
La riposte, dans l’Autodéfense : « Regardez le Brexit : vous voulez nous infliger la même chose » · « Seule, la France ne pèsera plus rien » · « Le vrai sujet de cette présidentielle, c’est le Frexit » · « La France est déjà en faillite : si vous gagnez, plus personne ne lui prêtera, et ce sera le chaos »
Le cadre, dans la Constitution : Titre XVIII, article 9-1 : le Plan de la souveraineté recouvrée · article 7 : le retrait des traités européens · article 9 : la monnaie nationale et l’épargne
Le peuple tranche, dans les Questions au peuple : la sortie des traités européens
Le doute, bienvenu : une erreur, un contre-exemple, une source plus solide ? Dites-le en commentaire. Notre Protocole fait du doute un canal, non une faute.
Pourquoi ce volet
Un pays ne se relève pas par décret : il se relève par ce qu’il produit.
Une usine ne se reconstruit pas en un mandat. Il faut des terrains, des machines, des ingénieurs, des ouvriers formés, des sous-traitants, et des clients qui reviennent. C’est pourquoi le relèvement prend 10 à 15 ans, et pourquoi il commence après la sortie, quand la France a repris la main sur sa commande publique et sur sa monnaie.
La France a déjà su planifier. Après 1945, le Commissariat général du Plan a conduit la reconstruction ; mais les Plans n’ont jamais été soumis au peuple, et ils se sont éteints dans l’indifférence ; le dixième, pour les années 1989 à 1992, est le dernier que le Parlement ait adopté. Le nôtre est voté, et vérifié chaque année.
On vous dira : « Le protectionnisme ruinera le consommateur. » Réplique : le Plan ne dresse pas de barrière générale. Il oriente ce que l’État achète, il choisit des filières, et chacune est soumise au vote avec ses objectifs, puis évaluée chaque année.
On vous dira : « L’État ne sait pas choisir les gagnants. » Réplique : c’est pourquoi l’État ne choisit pas seul. Le peuple vote les filières, et la Cour des comptes vérifie chaque année ce qu’elles donnent ; une filière qui échoue revient devant le peuple.
Produire ici ce dont nous avons besoin, à un rythme que le pays peut tenir.
Références : Commissariat général du Plan, créé en 1946 et devenu Centre d’analyse stratégique en 2006 ; dixième Plan (1989-1992), le dernier adopté par le Parlement. Dans la Constitution : Titre VI, article 4, article 4-1, Titre XIV, article 4. Dans l’Abécédaire : le plan, le programme du CNR. Dans le Lexique du Pouvoir : la dette comme discipline.
Ce qui reste à débattre
Les questions ouvertes
- Les filières. Lesquelles en premier, et avec quels objectifs mesurables ?
- Le prix de l’électricité. Faut-il le fonder sur le coût complet du parc, ou sur son coût marginal ? Et qui le fixe ?
- La commande publique. Quelle part réserver aux petites et moyennes entreprises, et aux producteurs proches du lieu de l’achat ?
- La Banque de France. Son mandat doit-il viser la stabilité des prix ou le soutien à l’investissement productif, et dans quel ordre ?
Historique
- Version 125 octobre 2026en discussion
Première version, proposée pendant la campagne : des filières votées par le peuple, une commande publique orientée vers la production nationale, une électricité payée à son coût de production en France, un crédit qui bâtit.
Seules figurent ici les modifications qui changent ce que le volet propose. Les commentaires restent attachés au volet ; celui dont la proposition a été retenue est cité ici, sous la version qu’il a fait naître, avec le nom de son auteur.
Vous commentez et notez ce volet ci-dessous. Vos propositions nourriront les versions suivantes du Plan.
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