Article 5 — Du pluralisme opposable et de la contrainte dialectique. Le pluralisme de l’information est garanti non par la multiplicité des sources, mais par la présence de la contradiction au sein de chacune. Tout média bénéficiant d’un soutien public, d’une fréquence hertzienne ou d’un régime dérogatoire est tenu de faire place, à parité de visibilité, à une contradiction argumentée sur toute prise de position politique engageante. L’autorité de régulation des médias n’est plus composée de personnalités nommées par les pouvoirs constitués, mais de citoyens tirés au sort, renouvelés régulièrement.
(Constitution de 1958 : disposition nouvelle, sans équivalent dans la Constitution de 1958 ; numérotation antérieure : art. 66-6.)
Vous commentez et notez l’article ci-dessous. La discussion est regroupée ici pour ne pas alourdir la lecture de la Constitution.
Votre évaluation :

Oh WOW !!!!
Le pouvoir médiatique devient encore plus important
Plus on fait voter directement le peuple, plus :
le contrôle de l’information devient un pouvoir politique.
C’est presque mathématique.
Dans un système représentatif :
citoyen
↓
élu
↓
décision
Dans le système PIC :
information
↓
citoyen
↓
référendum
↓
décision
Le filtre « élu » disparaît.
Donc la manipulation informationnelle devient potentiellement plus importante.
Le projet tente de répondre à cela avec la contradiction médiatique.
Mais cela crée une nouvelle question :
qui contrôle les médias sans devenir lui-même un censeur politique ?