On vous dit :
« Qui vous paie ? Un mouvement inconnu qui vise l’Élysée, qui attaque nos institutions et veut faire primer la Constitution sur les engagements européens : on sait que la Russie finance et amplifie ce genre de discours. Montrez-nous l’argent. »
Voici ce que vous pouvez répondre
Des dons et des cotisations de citoyens : c’est ce que dit notre fiche de presse, et ce qu’impose notre Protocole. La loi ne laisse guère de place au doute : un parti ne peut recevoir aucune aide d’un État étranger ni d’une personne morale de droit étranger, les dons d’un particulier sont plafonnés à 7 500 euros par an, et le code électoral impose la même interdiction à tout candidat.
Notre Constitution va plus loin, et pour tout le monde, partis compris : tout groupement qui dépense plus de 10 000 euros par an pour peser sur le débat public publiera ses ressources et l’origine de chaque financement de plus de 1 500 euros ; et aucun financement occulte, national ou étranger, ne pourra soutenir une entreprise d’influence.
Les ingérences russes existent, l’État les documente. La réponse n’est pas le soupçon jeté sur tous ; c’est une règle commune.
Sources : Conseil d’État · CNCCFP · UGGC Avocats · SGDSN / VIGINUM. Le détail et les citations sont dans l’onglet « Références utiles ».
Pour aller plus loin
Le droit est clair. L’article 11-4 de la loi du 11 mars 1988 et l’article L. 52-8 du code électoral interdisent aux partis et aux candidats de recevoir « des contributions ou aides matérielles d’un Etat étranger ou d’une personne morale de droit étranger ».
Le Conseil d’État en donne la raison : éviter « un lien de dépendance qui serait préjudiciable à l’expression de la souveraineté nationale ».
Les dons des personnes physiques sont plafonnés à 7 500 euros par an, tous partis confondus, et la CNCCFP vérifie ces plafonds ; depuis la loi du 21 décembre 2015, un parti qui accepte le don d’une personne morale s’expose à des poursuites pénales.
Notre doctrine s’aligne sur ce droit et le durcit.
Le Protocole réserve les ressources aux cotisations et aux dons de personnes physiques, interdit tout reçu fiscal tant que l’association de financement n’est pas créée et agréée, et interdit de céder le fichier des donateurs (Titre VI, art. 4) ; il impose la déclaration spontanée des conflits d’intérêts (Titre VI, art. 3) et soumet toute dépense à une triple validation (Titre V, art. 5).
La Constitution d’urgence constitutionnalise l’exigence : « Nul financement occulte, national ou étranger, ne peut soutenir une entreprise d’influence sur le débat public ou sur la décision publique » (Titre XVI, art. 2).
La question n’a rien d’absurde. VIGINUM a documenté 77 opérations du dispositif russe Storm-1516, dont les récits sont « parfois repris, de manière inconsciente ou opportuniste, par des personnalités et des représentants politiques de premier plan ».
Un mouvement qui parle de souveraineté a plus de raisons que quiconque de refuser l’argent et les récits venus de l’étranger : on ne rend pas le pouvoir au peuple français avec l’argent d’un autre État.
Le bon réflexe est de retourner la question en exigence générale : que chaque parti, chaque candidat, chaque groupe d’influence publie l’origine de ses ressources. C’est exactement ce que prévoit notre Titre XVI.
Les relances probables
« Et vos gros donateurs ? »
Nous n’avons pas de programme à vendre : aucun donateur ne peut acheter une position que nous ne prenons pas. Dès que notre association de financement sera agréée, chaque don sera plafonné par la loi, comme le prévoit notre Protocole. Sur le fond, c’est le peuple qui tranchera, par référendum.
« Souveraineté, critique de l’Europe : ce sont les thèmes du Kremlin. »
La souveraineté du peuple, c’est l’article 3 de la Constitution de 1958. Ranger une idée dans la case « Kremlin » pour ne pas en discuter, c’est la ruse que Schopenhauer décrivait déjà. Et c’est précisément parce que nous parlons de souveraineté que nous inscrivons l’interdiction des financements étrangers dans notre Constitution.
« Qui paie votre site, vos vidéos ? »
Le travail fourni pour le mouvement est bénévole par défaut, sauf contrat écrit préalable voté en plénière (Protocole, Titre VI, art. 1 et Titre V, art. 5).
Les pièges à éviter
- N’avancez aucun montant, aucun nombre de donateurs, aucune affirmation du type « zéro euro » que vous ne pouvez pas prouver sur-le-champ.
- N’accusez aucun autre mouvement d’être financé par l’étranger sans preuve publique : c’est de la diffamation, et c’est le poison que vous dénoncez.
- Ne minimisez pas les ingérences russes : elles sont documentées par l’État.
- Ne parlez jamais des outils internes du mouvement ni de ses échanges privés.
Pour prolonger
Dans nos textes :
- Protocole, titre VI, art. 4 : la collecte et la gestion des fonds
- Protocole, titre VI, art. 3 : les conflits d’intérêts
- Protocole, titre VI, art. 1 : la présomption de bénévolat
- Protocole, titre V, art. 5 : la triple validation des engagements
- Constitution d’urgence, titre XVI, art. 2 : la transparence des financements à visée d’influence
Dans l’Autodéfense :
Références utiles
Les citations, les ouvrages, les études et les chiffres sur lesquels repose cette réponse, avec leurs sources. Pour vérifier, approfondir, et répondre à qui vous demandera d’où vous tenez vos arguments.
Conseil d’État, avis sur les modalités d’intervention des partis politiques européens dans le cadre des élections des représentants au Parlement européen en France (citant l’article 11-4 de la loi n° 88-227 du 11 mars 1988 et l’article L. 52-8 du code électoral) : « l’article 11-4 de la loi du 11 mars 1988 et l’article L. 52-8 du code électoral interdisent aux partis et aux candidats de « recevoir, directement ou indirectement, pour quelque dépense que ce soit, des contributions ou aides matérielles d’un Etat étranger ou d’une personne morale de droit étranger ». Le législateur a ainsi entendu éviter que puisse s’instaurer un lien de dépendance qui serait préjudiciable à l’expression de la souveraineté nationale ». consulter la source
CNCCFP, Avis relatif à la publication générale des comptes des partis et groupements politiques au titre de l’exercice 2024, Journal officiel du 10 février 2026, texte 39 : « Les cotisations et les dons ne peuvent excéder, hors contributions d’élus, 7 500 euros par personne et par an tous partis confondus. […] Sur les 635 formations concernées, 575 partis politiques ont déposé des comptes à la Commission et 60 ne l’ont pas fait, soit 9,4 %. ». consulter la source
UGGC Avocats, « Les partis politiques acceptant un don d’une personne morale peuvent être pénalement punis », 11 janvier 2016 (loi n° 2015-1703 du 21 décembre 2015 modifiant l’article 11-5 de la loi du 11 mars 1988). consulter la source
SGDSN / VIGINUM, « Analyse du mode opératoire informationnel russe Storm-1516 », rapport technique, 7 mai 2025 : « Si l’impact réel sur le débat public numérique demeure difficile à estimer, VIGINUM observe que de nombreux narratifs propagés via ce MOI ont atteint une visibilité très importante en ligne, et qu’ils sont parfois repris, de manière inconsciente ou opportuniste, par des personnalités et des représentants politiques de premier plan. ». consulter la source
Arthur Schopenhauer, L’Art d’avoir toujours raison (Eristische Dialektik, vers 1830), stratagème XXXII, traduction des contributeurs de Wikisource : « Lorsque l’on est confronté à une assertion de l’adversaire, il y a une façon de l’écarter rapidement, ou du moins de jeter l’opprobre dessus en la plaçant dans une catégorie péjorative, même si l’association n’est qu’apparente ou très ténue. ». consulter la source
#PIC, page Presse, fiche d’identité : « Financement : Les dons et les cotisations de citoyens ». consulter la source
#PIC, Protocole, Titre VI, art. 4. De la collecte et de la gestion des fonds : « Les ressources du mouvement proviennent exclusivement des cotisations et des dons de personnes physiques, recueillis dans le respect de la législation sur le financement de la vie politique. Le mouvement n’a pas encore constitué d’association de financement. […] Le mouvement […] ne transmet jamais à un tiers, à titre gracieux ou onéreux, son fichier de donateurs. ». consulter la source
Constitution d’urgence, Titre XVI, art. 2. De la transparence des financements à visée d’influence : « Nul financement occulte, national ou étranger, ne peut soutenir une entreprise d’influence sur le débat public ou sur la décision publique. ». consulter la source
Version 1.4 du 5 octobre 2026 : encadré « Entre nous » et réponse courte réécrits (lot 3). La règle de transparence citée est celle du Titre XVI, article 2, version du 29 septembre. Version 1.3 du 2 octobre 2026 : encadré « Entre nous », adressé au militant qui porte la réponse. Version 1.2 du 27 septembre 2026 : harmonisation avec les textes validés le 27 septembre : collecte des fonds (Protocole, Titre VI, article 4 : dons des seules personnes physiques, aucun reçu fiscal avant l’agrément d’une association de financement) ; la section devient l’Autodéfense, kit de répartie du #PIC. Version 1.1 du 25 septembre 2026, au soir. Harmonisation avec la Constitution d’urgence et le Protocole amendés le même jour (référendum engagé dès l’entrée en fonctions, engagement notarié unique, Conseil de l’Année Zéro subordonné à l’adoption, citations et chiffres vérifiés). Version 1 du 25 septembre 2026 : première publication.
Le procédé, dans le Lexique du Pouvoir : L’astroturfing · L’oligarchie · Les think tanks · Le soft power
Pour agir : nos réponses à la presse
Le doute, bienvenu : une erreur, un contre-exemple, une source plus solide ? Dites-le en commentaire. Notre Protocole fait du doute un canal, non une faute.
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