Versions antérieures

← Retour à l’article, à ses commentaires et à sa notation

Version 1 du 24 septembre 2026 : première publication

Le pari de l’intelligence collective Le mot « pari » n’est pas décoratif. Le #PIC ne prétend pas qu’il soit évident que le peuple décide mieux que les experts : il fait le pari, argumenté et assumé, que la sagesse est mieux répartie dans le peuple entier que concentrée dans une élite. Deux démonstrations l’étayent. Le théorème de Condorcet (1785) : si chacun a un peu plus d’une chance sur deux de voir juste, la probabilité que la majorité ait raison tend vers la certitude à mesure que le groupe grandit. Le théorème de Hong et Page (2004) : un groupe divers de personnes ordinaires peut surpasser un groupe d’experts semblables, parce que la variété des angles couvre les angles morts. Mais rien n’est automatique : sans diversité, indépendance des jugements, décentralisation et bonne agrégation des avis (Surowiecki), la foule sage devient une foule moutonnière. D’où l’édifice entier du #PIC : le tirage au sort produit la diversité, la délibération encadrée et la questiologie réunissent les conditions, le référendum confie la décision au grand nombre, le Conseil des Sept vaut mieux qu’un chef unique. Parier, enfin, c’est accepter de devoir prouver par les résultats.

Pour répondre à ceux qui vous l’objectent, voyez l’Autodéfense : « L’intelligence collective, c’est une utopie de start-up », « J’attends de voir si ça marche avant de m’engager », « Vos militants récitent des slogans : ils n’y connaissent rien », « Moi, citoyen ordinaire, je ne peux rien y changer », « Les Français sont des veaux ».

Remplacée le 25 septembre 2026 par la version 2 : le théorème de Hong et Page est présenté comme une raison de parier, non comme une preuve (critique d’Abigail Thompson, 2014).

Ce texte ne vaut que par les femmes et les hommes qui le tiennent.

Rejoindre le #PIC