[glossaire]L’Involution Liquide
Pour éclairer cette partie de notre manifeste, de ce passage à l’offensive pragmatique et de l’utilisation des structures de l’ennemi, le concept-clé idéal pour compléter notre propos pourrait être celui « d’Involution Liquide ». Nous aurions aussi pu écrire, dans un langage plus « geek » : le « Hack » de la paracosmie.
Ce concept explique pourquoi vous n’êtes pas des « politiciens de plus », mais des hackers du Réel utilisant le code source du système pour le court-circuiter.
C’est une manœuvre de « Judo Institutionnel ».
Plutôt que de frapper frontalement un mur (Révolution), le PIC choisit l’Involution : l’art d’utiliser la force cinétique du système (ses lois, ses élections, ses subventions) pour provoquer son propre basculement. En adoptant la « forme juridique » d’un parti, nous pratiquons une « infiltration liquide » : nous devenons indétectables par les anticorps du pouvoir car nous ressemblons, à l’extérieur, à ce qu’ils ont l’habitude de gérer. Le « Cheval de Troie » n’est pas une trahison, c’est une nécessité de survie pour injecter le virus de la Souveraineté Directe au cœur du processeur central de l’Oligarchie.
C’est la « clé de voûte » de notre « Hack » : nous refusons l’infantilisation et l’horizontalité toxique ; or « l’Involution liquide » apporte la réponse technique. Nous ne cherchons pas à « plaire » à l’électeur, nous cherchons à lui fournir un outil de libération totale.
En remplaçant l’ambition personnelle par un engagement devant notaire, nous tuons l’hybris dans l’œuf.
Nous ne demandons pas aux citoyens de croire en nous, nous leur demandons de croire en la solidité du contrat de transition que nous avons architecturé.
C’est le passage définitif du « Leader Providentiel » (quasi religieux) au « garant méthodique » (approche rationnelle, quasi scientifique).
→ à lire dans l’Abécédaire du #PIC
Notre méthode est aussi radicale que nos objectifs. Nous refusons la posture stérile qui consiste à critiquer le système de l’extérieur sans jamais s’y confronter : on choisit rarement le terrain du combat. Nous avons ainsi fait le choix de « l’Involution ».
L’Involution, contrairement à la Révolution (processus généralement chaotique menant à un résultat incertain, souvent dévoyé, infiltré, violent), consiste à utiliser certains outils du système pour le réformer de l’intérieur et en profondeur.
Cela exige de l’astuce (on parle aussi de « hack », au sens positif d’un détournement du processus électif pour en dénoncer l’absurdité et les manipulations).
Le Cheval de Troie citoyen
Nous utilisons le « véhicule juridique » du mouvement politique : le « PIC » consiste en effet en une « personne morale » (créée en avril 2024 et déclarée au mois de juillet de cette même année), qu’on appelle en droit français une association Loi 1901. C’est en l’occurrence officiellement une association à but non lucratif dont les statuts sont ceux d’un mouvement politique tel qu’il peut être homologué par l’administration.
L’intérêt de cette homologation juridique consiste à ne pas offrir de prise au pouvoir qui cherche des prétextes pour interdire la contestation.
Par ailleurs, cette forme juridique est source de résilience collective : elle peut en effet faire l’objet d’une transmission légitime aux suivants, présenter une comptabilité transparente permettant de financer nos actions, établir des règles de fonctionnement objectives. Cette structure juridique permet enfin l’essentiel : nous présenter aux élections, que nous haïssons pourtant. Alors pourquoi ? Non pas pour jouer le jeu, mais pour le détourner de l’intérieur, le subvertir (on pourrait aussi parler de « piratage » au sens éthique du terme, notion popularisée par l’anglicisme bien connu de « hack », souvent employé de manière vertueuse, pour évoquer un contournement éthique, déconstruire un système considéré comme toxique).
C’est une nécessité pragmatique : accéder à la visibilité, au financement légal, à une comptabilité transparente, et à la légitimité institutionnelle nécessaire pour enclencher la refondation.
Ainsi utiliserons-nous le faux « suffrage universel » (élire nos maîtres) comme un levier pour instaurer un vrai suffrage universel (voter nos lois).
Ce n’est pas un paradoxe, mais un chemin pragmatique pour déconstruire et dénoncer les mécanismes mêmes de l’élection, vécue de l’intérieur.
Ce « hack » républicain est parfaitement légal : c’est une méta-candidature. Un seul candidat la porte juridiquement, le fondateur du PIC, et il se présente ouvertement comme un « candidat constitutionnel » : son élection n’est que le moyen légal de passer le cap de l’élection présidentielle, pour proposer ensuite une refonte institutionnelle et constitutionnelle. Cette nature, nous l’annonçons publiquement et dans les médias ; l’engagement notarié la confirme. Dès la campagne, les six autres membres du futur Conseil des Sept sont présentés et visibles à ses côtés, et sa parole est partagée entre les Sept : chacun parle au nom des six autres.
L’Essaimage et la Coalition
Selon notre méthode de détournement, nous allons notamment écarter la logique de l’union derrière un chef unique. Cette centralisation crée une cible facile pour le système, et cette personnalisation d’un « guide élu » encourage l’infantilisation des électeurs.
Voilà pourquoi nous faisons le « pari (au sens pascalien) de l’intelligence collective » (PIC). Cette logique qui est celle du collectif nous rend insaisissables et résilients. On peut abattre un leader, mais pas un collectif résilient.
Par ailleurs, nous encourageons l’essaimage : il nous apparaît souhaitable que les citoyens se re-politisent et s’engagent dans la création de multiples mouvements partageant le même ADN (vouloir voter les lois plutôt qu’élire des maîtres) sur tout le territoire. Cette fragmentation apparente nous rend insaisissables et résilients. À l’approche des échéances cruciales, ces mouvements convergeront dans une coalition stratégique, mutualisant leurs ressources (notamment les parrainages) pour franchir les barrières érigées par l’oligarchie.
La Promesse inattaquable : un mandat comportant une fin programmée
La confiance ne se décrète pas, elle s’inspire, s’institue ; il faut la gagner.
Surtout dans une époque qui justifie toutes les formes de suspicions, tant la parole publique est discréditée. Aussi, comment garantir notre sincérité ? Par un engagement contractuel et irrévocable :
Dès l’entrée en fonctions du président élu, sans aucun délai, notre absolue priorité sera d’engager la procédure qui soumet au peuple, par référendum, la Constitution d’urgence.
Le président élu mobilisera pour cela toutes les voies juridiques dont il dispose : au premier chef l’article 11, en revendiquant le précédent de 1962 et l’esprit dans lequel le général de Gaulle avait conçu la Ve République. Le schéma est en deux temps, sur le modèle de 1945 et de 1958 : d’abord un premier référendum, court, qui ouvre le processus constituant et en fixe les règles ; puis le référendum sur la Constitution d’urgence elle-même. C’est cette Constitution, une fois adoptée, qui instituera la gouvernance partagée par le Conseil des Sept. Le président ne « transfère » donc pas ses pouvoirs à six personnes, et il n’y a aucune vacance du pouvoir : c’est le référendum qui rend la chose possible.
On peut raisonnablement penser qu’un peuple qui aura élu ce candidat sur ce projet l’approuvera. Mais s’il rejette la Constitution d’urgence, nous lui rendons le pouvoir : le président élu démissionne, et une nouvelle élection présidentielle a lieu.
Pour garantir la loyauté et la limpidité de cet engagement, nous avons posé une condition sine qua non pour siéger parmi les Sept, les sept membres du futur Conseil des Sept, qui partagent dès la campagne la parole du candidat constitutionnel :
Le candidat constitutionnel, et lui seul, souscrit avant le scrutin, devant notaire, en public et devant les caméras, un acte authentique et irrévocable par lequel il s’oblige à soumettre au peuple par référendum, dès son entrée en fonctions et au plus tard dans les 8 jours, la Constitution d’urgence, qui institue elle-même le référendum d’initiative citoyenne en toutes matières ; les Sept, de leur côté, se lient entre eux par un pacte d’honneur public, le Pacte de Cincinnatus des Sept. Si le peuple rejette la Constitution, ou s’il n’a pas été appelé à se prononcer dans les 365 jours (hors le temps des recours), le président élu démissionne : sa lettre de démission, signée le jour de l’acte, attend sous séquestre chez le notaire. Le Conseil des Sept ne voit alors pas le jour : il n’existe que par la Constitution qui l’institue.
Deux obligations complémentaires, donc, dans un seul et même acte : soumettre la Constitution d’urgence au référendum, en posant au peuple le même jour, par une question distincte, celle de la sortie des traités européens ; et rendre le pouvoir si la Constitution est rejetée. Cet acte ne lie que le candidat constitutionnel : avant le référendum, il est le seul à détenir un pouvoir, donc le seul qui pourrait trahir, et l’acte lui reste opposable quelle que soit la qualité qu’il vient à acquérir. Si le peuple adopte la Constitution, les Sept, qui portent la responsabilité ultime, répondent de leurs actes devant le juge et devant le peuple : le manquement caractérisé de l’un d’eux, constaté par une formation de la Cour de garantie démocratique où siègent 3 juristes et 4 citoyens tirés au sort, ouvre la révocation du Conseil entier.
Les Soixante-dix-sept siègent au Conseil de l’Année Zéro sans être liés par cet acte, mais ils n’en restent pas moins comptables de leur mandat : chacun d’eux est révocable. Il suffit que sept d’entre eux proposent la révocation de l’un de leurs pairs, et que les Sept consentent à ouvrir la procédure, pour qu’elle soit mise aux voix et tranchée à la majorité simple des Soixante-dix-sept. La révocation d’un seul ne prive pas le Collège de sa fonction : il en reste soixante-seize pour contrôler le Conseil des Sept. (L’acte du candidat constitutionnel et le manquement caractérisé dont répondent les Sept sont gravés dans le Titre II, article 5, de notre projet de Constitution, et le Conseil de l’Année Zéro dans son Titre XVIII, article 5 : ce ne sont pas de simples promesses de campagne, ce sont des règles constitutionnelles.)
Concrètement, si le peuple adopte la Constitution d’urgence, le Conseil de l’Année Zéro conduira la transition pendant dix-huit à vingt-quatre mois : il animera et protégera un processus constituant populaire, gèrera les affaires courantes sans rien décider d’important ni de décisif sans référendum, et mettra un terme à son mandat transitoire une fois les institutions voulues par le peuple mises en place.
C’est notre bouclier éthique, ne laissant aucune place au doute, ni à la moindre tentation, et notre argument le plus puissant face à la défiance généralisée (justifiée).
La gouvernance collective par le Conseil de l’Année Zéro
À cela s’ajoute la notion même de gouvernance collective : les limites de notre actuel système ont été démontrées par l’hybris qui peut gagner un individu exerçant le pouvoir seul (« tout pouvoir rend fou », disait le philosophe) : dans un collectif qui s’est donné pour mission de mettre fin à ces excès, nous sommes autant de garde-fous les uns pour les autres. Cette gouvernance collective ne pourra prendre aucune décision importante sans l’aval de la population par référendum.
À ne pas confondre : trois objets, trois temps. Aujourd’hui, le cerveau collectif : les membres du mouvement, qui délibèrent et forgent ses propositions. Demain, si le peuple adopte la Constitution d’urgence, le Conseil de l’Année Zéro : l’organe temporaire de la transition, formé des Sept et des Soixante-dix-sept du mouvement, qui conduit l’Année Zéro puis se révoque lui-même. Après-demain, le Conseil des Sept dans son régime permanent : l’institution que propose notre projet de Constitution (Titre II), offerte au choix du peuple. Une gouvernance collégiale à sept, sans chef ni président doté d’un pouvoir propre, pour remplacer durablement le régime hyper-présidentiel. Institué le jour même du référendum, il survit à la transition. Le premier pense, le deuxième prépare le terrain ; le troisième, si le peuple le retient, prend le relais.
Tous les partis politiques abusent du terme de « démocratie » et le vident de sa substance : puisqu’ils imposent en bloc toutes les nuances de leurs programmes une fois majoritaires, ou pire, ne tiennent pas leurs promesses et font de la rhétorique avec toutes sortes d’arguties pour se dédouaner de leurs engagements. Ce type d’exercice du pouvoir est détestable et caduc.
Le PIC est fondé sur la consultation et les votations citoyennes : il est intrinsèquement conçu pour que les Français recouvrent leur souveraineté de manière immédiate (au sens étymologique : sans médiation), et continue, sur tous les sujets régaliens et sociétaux décisifs pour leur avenir.
Version 2.7 du Manifeste, 28 septembre 2026 : l’engagement notarié comprend la question distincte sur la sortie des traités européens. Voir les versions précédentes
Voir toute cette stratégie, étape par étape, sur la frise du chemin du #PIC →
Vous commentez et notez ce passage ci-dessous. La discussion est regroupée ici pour ne pas alourdir la lecture du Manifeste.
Ce texte ne vaut que par les femmes et les hommes qui le tiennent.

0 commentaire