Versions antérieures

← Retour à l’article, à ses commentaires et à sa notation

Version 2 : texte publié jusqu’au 28 septembre 2026

La République Res publica : la chose publique, la chose commune. Cicéron en a donné la définition restée classique : la chose publique est la chose du peuple, et le peuple n’est pas n’importe quel rassemblement d’hommes, mais une multitude associée par un droit reconnu de tous et par la communauté des intérêts. De cette source est née une tradition que le #PIC revendique : Machiavel admirait la participation du peuple romain et sa vertu civique ; Quentin Skinner et Philip Pettit ont remis au jour une liberté républicaine entendue comme absence de domination, le fait de ne dépendre du pouvoir arbitraire de personne. Le mot a pourtant connu une double infortune. Vidé, d’abord : une république se définit par l’adjectif qui l’accompagne, et la République islamique d’Iran en porte le nom aussi officiellement que la France. Surchargé, ensuite : en France, le substantif s’est chargé de « valeurs » dont aucun texte ne dresse la liste, au point que l’« arc républicain » sert à déclarer infréquentables des millions de citoyens sans avoir à leur répondre. Le mot qui disait « à tous » en vient à dire « pas vous ». Le #PIC ne récuse pas la république : la chose commune va de soi, et la première Démocratie française en sera une, puisque nul n’y gouvernera par droit de naissance. Il refuse que le cadre tienne lieu de programme. Mieux eût valu dire que la France est républicaine que proclamer une République qui serait française ; le régime prend donc le nom de son principe : Démocratie, le pouvoir du peuple. La république dit que la chose est commune ; la démocratie dit qui décide.

Remplacée le 28 septembre 2026 par la version 3 : Rousseau et Kant prennent, dans le texte, la place de Machiavel, dont la leçon républicaine est désormais exposée dans « Pour aller plus loin ».

Version 1 du 24 septembre 2026 : première publication

La République Res publica : la chose publique, la chose commune. Cicéron en a donné la définition insurpassée, la chose du peuple, ce qui n’est la propriété de personne. De cette source est née une tradition que le #PIC revendique : Machiavel admirait la participation du peuple romain et sa vertu civique ; Quentin Skinner et Philip Pettit ont remis au jour une liberté républicaine entendue comme absence de domination, le fait de ne dépendre du pouvoir arbitraire de personne. Mais le mot a subi une double trahison. Il a été vidé, puisqu’une république peut être théocratique ou dictatoriale ; il a été retourné, puisque l’« arc républicain » sert désormais à déclarer infréquentables des millions de citoyens. Le mot qui disait « à tous » en vient à dire « pas vous ». Plutôt que de s’épuiser à le reconquérir, le #PIC transporte l’idéal dans un mot qui nomme le régime par son principe : Démocratie, le pouvoir du peuple. Ce n’est pas une rupture mais un accomplissement : la Démocratie française entend tenir enfin la promesse que la République avait faite au peuple sans jamais l’honorer.

Pour répondre à ceux qui vous l’objectent, voyez l’Autodéfense : « L’intelligence collective, c’est une utopie de start-up », « La démocratie représentative a fait ses preuves », « Un référendum au lendemain de l’élection ? Impossible », « Vous êtes l’extrême droite déguisée », « Votre noyau intangible enferme le peuple », « Le peuple a porté Hitler et Pétain au pouvoir », « Sept vice-présidents, c’est l’impuissance », « Vous êtes des Gilets jaunes recyclés ».

Remplacée le 25 septembre 2026 par la version 2 : définition de Cicéron resserrée sur le texte latin ; l’entrée pose que la république va de soi et ne récuse que l’usage du mot comme mot-valise.

Ce texte ne vaut que par les femmes et les hommes qui le tiennent.

Rejoindre le #PIC