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Version 1 du 24 septembre 2026 — première publication. Le 25 septembre 2026 : ajout de la démonstration « Pour aller plus loin » et des « Références utiles »

La clause d’éternité Le #PIC rend au peuple une souveraineté presque sans bornes, et lui interdit pourtant une chose, une seule : abolir sa propre souveraineté. Le paradoxe n’est qu’apparent. Interdire à un homme libre de se vendre comme esclave, c’est préserver sa liberté, non la réduire. Une majorité saisie par la peur peut porter au pouvoir celui qui promet de supprimer les élections : ce vote serait le dernier, pour toutes les générations à venir. La clause d’éternité soustrait donc au vote le seul pouvoir de supprimer le vote. Son périmètre est volontairement étroit : lois, impôts, politiques publiques restent librement modifiables ; seul est protégé le socle qui permet de décider, à savoir la souveraineté populaire, le référendum, le tirage au sort, la révocabilité et l’interdiction qu’un homme seul concentre le pouvoir. Jon Elster en a trouvé l’image : Ulysse se fait attacher au mât pour entendre les sirènes sans périr. Dans le moment lucide où il écrit sa Constitution, le peuple se lie pour ne pas céder, un jour d’égarement, aux tentations autoritaires. Loin d’enchaîner les générations futures, la clause leur garantit de naître libres.

Pour répondre à ceux qui vous l’objectent, voyez l’Autodéfense : « Le peuple a porté Hitler et Pétain au pouvoir », « En refusant le cordon sanitaire, vous légitimez les extrêmes », « Votre noyau intangible enferme le peuple », « Votre Démocratie française abolit la République ».

Remplacée le 27 septembre 2026 par la version 2 : la citation du noyau intangible suit désormais la liste unique de la Constitution d’urgence (Titre XVIII, article 3), qui comprend l’abolition de la peine de mort.

Ce texte ne vaut que par les femmes et les hommes qui le tiennent.

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