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Version 1 du 30 septembre 2026 : première publication
L’Égide Au chant II de l’Odyssée, Télémaque prie seul au bord de la mer : les prétendants dévorent la maison de son père disparu, et le jeune homme n’a personne. Athéna vient à lui, « semblable à Mentôr par l’aspect et par la voix ».
La même déesse porte l’égide, le bouclier de Zeus. Au chant XXII, elle l’agite au faîte de la salle, et les prétendants s’épouvantent. Le conseil et le bouclier, dans la même main.
Le #PIC a fait de ces deux dons une fonction. Chaque mandataire du mouvement est secondé par son Égide, un partenaire stratégique et moral.
Elle est l’ailier, qui surveille les angles morts ; le partenaire de joute, qui éprouve à huis clos chaque argument ; l’ancre et le miroir, qui tient le cap sous la pression et transmet le métier.
Elle n’est ni un suppléant ni un adjoint, encore moins une éminence grise. Elle est nommée au grand jour avec le mandataire, et elle ne vote jamais à sa place, car, dit le Protocole, « celui qui vote est celui qui répond ».
Pour les Sept, elle est désignée publiquement avant le scrutin présidentiel. Si un siège se libère pendant l’Année Zéro, c’est elle qu’on propose d’abord, à condition que les six autres l’acceptent à l’unanimité.
Le pouvoir isole, et l’Ecclésiaste le savait : « malheur à celui qui est seul et qui tombe, sans avoir un second pour le relever ».
Le #PIC ne promet pas des chefs infaillibles. Il promet qu’aucun ne sera seul, ni privé de quelqu’un pour lui dire non.
Remplacée le 4 octobre 2026 par la version 2 : « chefs » devient « mandataires », à la suite du commentaire de CHILINA HILLS.
Ce texte ne vaut que par les femmes et les hommes qui le tiennent.
