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Version 1 du 24 septembre 2026 : première publication. Le 25 septembre 2026 : ajout de la démonstration « Pour aller plus loin » et des « Références utiles ». Le 26 septembre 2026 : démonstration et références révisées et contre-vérifiées

La justice transitionnelle Tout peuple qui change de régime affronte un passé encombrant : responsables, abus, victimes. Tout punir risque de rallumer le conflit ; tout amnistier consacre l’impunité et nourrit le ressentiment. La justice transitionnelle, qu’a notamment théorisée Ruti Teitel, cherche la voie entre ces deux abîmes. Son exemple le plus saisissant est la Commission Vérité et Réconciliation sud-africaine, réunie sous l’égide de Desmond Tutu après l’apartheid : l’amnistie des crimes politiques y était accordée à condition d’une confession publique et complète. Ce choix reste discuté, mais il a permis de fonder une nation nouvelle sur une vérité partagée plutôt que sur le sang versé. Aucune recette n’est universelle : justice, vérité, réparation, réconciliation et stabilité tirent chacune de son côté. La refondation proposée par le #PIC est elle aussi une transition, et devra régler son rapport à l’ordre ancien. Elle le fera dans cet esprit, en privilégiant la vérité et la réconciliation sur la vengeance, sans garantir l’impunité aux abus les plus graves. C’est la traduction de la démocratie agonistique : traiter l’adversaire en adversaire, non en ennemi à abattre.

Pour répondre à ceux qui vous l’objectent, voyez l’Autodéfense : « Votre justice d’exception, c’est le Comité de salut public », « Pendant votre transition, l’État s’arrête ».

Remplacée le 27 septembre 2026 par la version 2 : l’entrée est recalée sur la nouvelle rédaction du Titre XIII, article 3 : la non-rétroactivité de la loi pénale et son unique exception.

Ce texte ne vaut que par les femmes et les hommes qui le tiennent.

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