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Version 1 : texte publié jusqu’au 26 septembre 2026
L’architecture fractale L’objection est aussi vieille que la démocratie : délibérer ensemble, cela marchait à Athènes, pas pour un peuple de dizaines de millions de citoyens ; d’où, dit-on, la nécessité des représentants. L’architecture fractale fait tomber cet obstacle. Comme une fractale répète la même forme à toutes les échelles, elle répète la même petite unité démocratique, du village au sommet : des cercles de sept, emboîtés, qui font remonter les sujets de bas en haut. Sept, parce que c’est assez petit pour que chacun parle et soit entendu, et assez grand pour offrir la diversité de vues qu’exige l’intelligence collective. Cette construction prolonge la subsidiarité ascendante et les conseils emboîtés qu’ont étudiés Hannah Arendt ou Elinor Ostrom ; elle n’a pas de point unique de défaillance, et aucun niveau n’écrase les autres. Elle culmine dans les cercles de la souveraineté (les Sept, les Soixante-dix-sept, les Sept cent soixante-dix-sept, les Sept mille sept cent soixante-dix-sept), puis le peuple. Délibérer à échelle humaine, décider à l’échelle d’une nation : ce que l’on disait impossible.
Remplacée le 26 septembre 2026 par la version 2 : la fractale est décrite comme le fait la Constitution : la suite sept, soixante-dix-sept, sept cent soixante-dix-sept, sept mille sept cent soixante-dix-sept, reproduite dans chaque commune, sans délégation d’un cercle à l’autre.
Ce texte ne vaut que par les femmes et les hommes qui le tiennent.
