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Version 1 : texte publié jusqu’au 26 septembre 2026
Le verrou de cotation Aéroports, autoroutes, réseaux d’énergie et d’eau, technologies de pointe, terres agricoles : dans une économie financiarisée, presque tout peut être découpé en actions et racheté par n’importe qui. Ces biens ne sont pas des marchandises comme un paquet de café. Ils conditionnent l’indépendance, la sécurité, la vie même de la collectivité, et qui les possède détient un pouvoir sur la nation entière. Le verrou de cotation les soustrait à la vente libre. Il découle du citoyen-actionnaire : une infrastructure bâtie par des générations de contribuables appartient en commun aux citoyens, et la céder sans leur consentement revient à vendre l’immeuble dans le dos des copropriétaires. Il est aussi le versant économique du noyau intangible de la Constitution : de même que certains principes échappent à toute révision, certains biens échappent à toute aliénation. Le #PIC en marque la juste mesure : le verrou ne ferme pas l’économie, il protège un périmètre défini (infrastructures critiques, énergie, eau, terres, technologies souveraines), quitte à s’affranchir de certaines règles internationales de libre circulation des capitaux. La souveraineté ne consiste pas à tout barricader, mais à décider de ce qu’on ouvre et de ce qu’on garde.
Remplacée le 26 septembre 2026 par la version 2 : le verrou est décrit tel que la Constitution l’organise : condition fiscale de cotation et de domiciliation (Titre VI, article 3), protection des entreprises stratégiques (Titre XIV, article 4).
Ce texte ne vaut que par les femmes et les hommes qui le tiennent.
