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Version 1 du 24 septembre 2026 — première publication. Le 25 septembre 2026 : ajout de la démonstration « Pour aller plus loin » et des « Références utiles ». Le 26 septembre 2026 : démonstration et références révisées et contre-vérifiées
La démocratie liquide La démocratie liquide rêve d’une voix qu’on prête et qu’on reprend. Sur chaque question, le citoyen vote lui-même ou confie sa voix, pour ce seul sujet, à quelqu’un dont il estime le jugement, et il peut la reprendre à tout instant, sans attendre d’élection.
Née à l’ère numérique, l’idée séduit parce qu’elle défait le « paquet » des programmes et épouse une vérité d’expérience : nul n’est également compétent partout. Mais elle a ses revers.
Par transitivité, les délégations se propagent en cascade et se concentrent : le Parti Pirate allemand, qui l’expérimenta vers 2010, vit surgir des « super-délégués » détenant chacun des milliers de voix, oligarchie informelle née du système censé l’abolir.
La traçabilité des délégations fragilise le secret du vote et l’expose au clientélisme comme aux pressions. Enfin, la démocratie liquide additionne des voix sans organiser la délibération.
Le #PIC trie : il retient l’intuition juste, une délégation volontaire, ciblée et révocable à tout moment, qu’il inscrit dans le mandat impératif et la révocabilité ; il écarte la transitivité qui concentre, la traçabilité qui expose et l’agrégation qui dispense de débattre.
Remplacée le 4 octobre 2026 par la version 2 : le résumé de l’entrée est réécrit en langage courant, à la suite du commentaire de Chilina.
Ce texte ne vaut que par les femmes et les hommes qui le tiennent.
